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Southampton, les Saints revenants

Touché, mais pas coulé. Oublié, moqué pendant sept ans après avoir été rétrogradé en League One, Southampton a réussi son retour dans l’élite en assurant son maintien. Un come-back remarqué grâce à un centre de formation toujours aussi performant et un président qui n’hésite pas à mettre la main à la poche. Alors, bénis ces Saints ?

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À force de côtoyer le luxe de près, Southampton a fini par y prendre goût. Chaque année, la ville portuaire accueille en son sein pléthore de paquebots à la renommée dépassant les frontières de Sa Majesté. Le Queen Mary 2, le Queen Elizabeth ou le Queen Victoria offrent ainsi la plus belle des publicités à une commune qui a longtemps gardé les stigmates des affres de la Seconde Guerre mondiale. Au Southampton Football Club, l’histoire prend des allures similaires. Il a fallu tout reconstruire, avant de pouvoir prétendre à un avenir plus faste.

En 2009, le club du Sud de l’Angleterre s’était retrouvé placé en redressement judiciaire en raison de difficultés financières. Une dette abyssale de 30 millions d’euros, émanant notamment de la construction du stade St Mary’s Stadium en 2001, qui manquait d’affluence à ses débuts. Au bord du gouffre, So’ton est rétrogradé en League One (3e division anglaise) en avril. Une déchéance sportive, alors soudaine et cruelle, pour un club qui a vu Kevin Keegan, Alan Shearer et « The God » Matt Le Tissier porter ses couleurs. Sept années de purgatoire plus tard, Southampton n’a plus rien à voir avec l’équipe à la santé financière souffreteuse. Elle affiche même, à l’horizon, des perspectives bien plus réjouissantes.

Biftons et jeunesse au pouvoir

Pendant que les « Spend your fucking money » descendent des travées de l’Emirates Stadium, les dirigeants des Saints, eux, n’hésitent pas à sortir les liasses. Et pas qu'un peu. Ils ont déjà craché 42 millions d’euros cet été pour enrôler successivement Dejan Lovren, Victor Wanyama, puis le taré Pablo Osvaldo. Un luxe que la formation britannique peut s’offrir grâce à la richissime famille Liebherr, propriétaire du club. Racheté en juillet 2009 par feu Markus Liebherr, un notable industriel suisse-allemand aux poches pleines, c’est désormais Nicola Cortese, banquier italien et proche du regretté, qui a repris le flambeau. Mais le bonhomme n’est pas un adepte de la parcimonie. Quand il aime, il ne compte pas. Quitte à surpayer pour montrer qu’il a les moyens, comme en témoigne le prix auquel Jean-Michel Aulas à refourguer Lovren (10 millions d’euros). Une bien belle quenelle.

Le mercato estival ambitieux – quoique sujet à quelques réserves, comme celle d'avoir recruté un type qui ose tirer et rater un pénalty à la place de l’idole Totti – ne constitue pas sa seule force de frappe. Southampton peut également s’appuyer sur l’une des meilleures académies d’Angleterre. Si ce n’est la toute meilleure. Celle qui a, entre autres, sorti Theo Walcott, Gareth Bale et dernièrement Axel Oxlade-Chamberlain. Cinq joueurs formés au club garnissent actuellement l’effectif et trois (Shaw, Chambers et Ward-Prowse), tous âgés de dix-huit ans, ont débuté le week-end dernier lors de la victoire à West Bromwich (0-1). « Tout ce que je peux dire, c’est que ce sont d’assez bons joueurs pour jouer dans ce championnat. Je profite seulement du travail qui a déjà été réalisé à Southampton lors des quatre dernières années. Le travail extraordinaire qu’a fait Nicola Cortese va dans ce sens, en amenant des jeunes issus du centre de formation jusqu’à l’équipe première  » , s’est réjoui à l’issue de la rencontre Mauricio Pochettino, l’entraîneur de So’ton. We are young, so let's set the world on fire, les traditions ne se perdent pas au club. La parole est toujours donnée aux jeunes.

Pochettino, Saint parmi les Saints ?


De ce groupe jeune au fort potentiel (25 ans de moyenne d’âge), l’Argentin a la tâche dévolue d’en tirer le meilleur. Pourtant, son arrivée à la tête du club a pris tout le monde de court. L’ancien Parisien débarque le 18 janvier dernier, en lieu et place de Nigel Adkins, alors que celui-ci venait de décrocher le nul à Chelsea (2-2). Ce dernier avait, en outre, réalisé un travail remarquable en trois saisons, prenant l’escouade en League One avant de la ramener dans l’élite. Mais l’Anglais a plus la gueule du professeur de mathématiques que celle qui correspond aux nouveaux desseins des Saints. C’est pourquoi Cortese a jeté son dévolu sur Pochettino. Charismatique, l’insouciance des débuts dans le métier et ambitieux, le coach de 41 piges s’est déjà forgé une petite réputation à l’Espanyol Barcelone. En trois années chez les Pericos, il a développé une philosophie de jeu limpide : un pressing haut, une volonté de récupérer vite le ballon afin d’avoir la possession et un jeu tourné vers l’offensive.

Les principes mis en place à l’Espanyol, Mauricio Pochettino les a transposés en à peine une demi-saison dans sa nouvelle équipe où sa patte s’est réellement greffée. Avec une réussite certaine. Un maintien assuré lors de la phase retour grâce à un parcours honorable (5 défaites seulement) de ses ouailles, dont une victoire notable face à City (3-1). Le maintien, justement, devrait être l’objectif officiellement fixé dans les médias. Cependant, les dirigeants espèrent en filigrane facturer une saison de haute volée. Comprenez, s’installer dans le top 10 du championnat et, si possible, rafler une coupe. Les Saints possèdent en tout cas les armes pour y parvenir. Des gaillards bien implantés dans le onze (Lambert, Schneiderlin, Ramírez) et des promesses qui ne demandent qu’à être choyées (Shaw, Clyne, Lallana, Ward-Prows), saupoudrée d’une touche de folie avec l’arrivée de « Khal Drogo » Osvaldo. Les saisons à venir s’annoncent donc plus qu’enthousiasmantes dans les rangs de Southampton. Mais, à l’instar de sa ville, nul doute que le passé restera bien présent. Comme pour se rappeler qu’il n’a pas toujours été aussi éclatant que l’avenir pressenti.

Par Romain Duchâteau
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