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« Je gagne moins au Kosovo qu’aux Mureaux »

En janvier dernier, le défenseur Souleymane Coulibaly (22 ans) a quitté Les Mureaux (National 3) pour rejoindre le KF Drenica, au Kosovo. Rentré en France à la veille du confinement, le Français ignore encore s’il pourra repartir dans les Balkans afin d’y terminer une saison qui devrait théoriquement reprendre le 6 juin. Mais il a déjà kiffé les presque trois mois passés dans ce pays...

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Avant de parler du Kosovo, racontez-nous votre parcours, jusque-là totalement francilien...
Je suis né à Meulan-en-Yvelines et j’ai commencé à jouer au foot à 5 ans, aux Mureaux. J’ai ensuite rejoint le Paris Saint-Germain, avec l’équipe des moins de 17 ans. Je suis resté un an et demi là-bas, avant de signer au FC Mantois, en U19, puis avec l’équipe A, en CFA à l’époque. Je devais partir à Sochaux, mais ça ne s’est pas fait. Puis je suis revenu aux Mureaux, en janvier 2018, en National 3. Là-bas, en plus du foot qui me permettait de gagner un peu d’argent, j’ai d’abord travaillé dans l’animation avec des enfants, puis j’ai commencé une formation dans le domaine de la fibre optique.


Depuis le mois de janvier dernier, vous êtes sous contrat avec le club de Drenica, situé à Skenderaj, près de Mitrovica. Comment vous êtes-vous retrouvé au Kosovo ?
Depuis plusieurs mois, je travaille avec un conseiller originaire des Balkans. Il a donc pas mal de contacts là-bas, et il m’a d’abord proposé d’aller faire un essai à Renova en Macédoine du Nord. Un essai concluant, mais je n’ai pas pu signer, car le FC Mantois réclamait une indemnité de formation trop élevée pour Renova. J’ai aussi fait un test en Grèce, à Corfou, mais pour des raisons administratives, ça n’a pas pu se faire. Et puis, mon conseiller m’a parlé du Kosovo, pour un contrat de six mois, sans indemnité de formation à verser.

Le Kosovo reste une destination encore très peu explorée par les joueurs français...
Oui, mais honnêtement, après quelques jours de réflexion, j’ai accepté. On me donnait la possibilité de jouer dans un championnat professionnel. D’ailleurs, pour l’anecdote, lors de mon essai à Renova, nous avions disputé un match amical au Kosovo face à Drenica. Bien sûr, je ne savais pas grand-chose de ce pays. Il est indépendant depuis seulement quelques années (2007), je savais qu’il y a eu la guerre, mais que depuis bien longtemps, c’est calme.

Et au niveau du foot, que saviez-vous ?
Pas grand-chose. Je savais que la sélection nationale obtient de bons résultats depuis deux ou trois ans, qu’elle a une chance de se qualifier pour l’Euro. Sur les clubs, en revanche, je partais un peu dans l’inconnu. J’étais prêt à tenter l’expérience à l’étranger, mais quand on part, il y a toujours un peu d’appréhension. Et puis, le Kosovo, c’est en Europe, à deux heures d’avion de Paris. Alors, j’ai signé mon contrat, en France, et je suis parti.


Quelle a été votre principale source de motivation ?
Évoluer au niveau professionnel, bien sûr. Dans le championnat local, il y a des internationaux kosovars, mais aussi pas mal de joueurs étrangers. Et puis, quand j’ai signé, il y avait toujours la possibilité pour Drenica de disputer la Ligue Europa, en cas de victoire en coupe nationale. L’équipe est qualifiée pour les demi-finales. Mais avec la crise sanitaire, les compétitions ont été arrêtées. Moi, je suis rentré en France pour soigner une blessure, juste avant le confinement. Normalement, le championnat doit reprendre le 6 juin. Je sais que mes coéquipiers ont repris l’entraînement. De mon côté, j’attends la réouverture des frontières pour prendre un avion.

Au niveau financier, avez-vous fait une bonne opération ?
Je gagne moins au Kosovo qu’aux Mureaux. J’ai donc fait quelques sacrifices. Mais j’ai des avantages, comme l’appartement pris en charge, les primes... On mange aussi tous les jours dans le restaurant dont est propriétaire la présidente du club. Et puis, le coût de la vie au Kosovo est nettement moins élevé qu’en France. Je ne dépense pas beaucoup. Le club est correct, le salaire est versé tous les mois. Ce qui m’intéressait, c’était de jouer au niveau professionnel, tenter une expérience à l’étranger.

Quelles ont été vos premières impressions en arrivant à Skenderaj, la ville où est basée Drenica ?
Sincèrement, bonnes. Skenderaj est une ville toute proche de Mitrovica, la seconde ville du pays. Je n’ai pas été vraiment dépaysé. Les gens aiment être dehors, aller au café, au restaurant... La population du Kosovo est d’ailleurs relativement jeune. Les Kosovars sont accueillants, pas du tout fermés. D’ailleurs, je l’ai ressenti quand je suis entré pour la première fois dans le vestiaire. Je ne suis pas le seul étranger, puisqu'il y a des Albanais, un Macédonien, un Bosnien. Mais je suis le seul francophone. Comme je me débrouille plutôt bien en anglais, comme plusieurs joueurs de l’effectif, mon intégration a été assez rapide. Argjend Bardhi, par exemple, m’a pris sous son aile, en m’emmenant souvent au restaurant, au café. Arbios Thaçi, le vice-capitaine, aussi. Ils traduisent les consignes de l’entraîneur, qui ne parle que l’albanais.


Le foot est de loin le sport le plus populaire du pays...
Comme je vous l’ai dit, les résultats de la sélection y sont pour beaucoup. J’ai pu me faire une idée plus précise du niveau du championnat, puisque j’ai participé à quatre des cinq rencontres de mon équipe avant l’arrêt de la compétition. Je pense que des formations comme le FC Pristina, Drita, Ballkani – le leader – valent le National 1. Pour les autres, c’est plutôt du National 2.


Quel style de jeu pratique-t-on au Kosovo ?
Les joueurs kosovars sont plutôt adroits techniquement. Ils sont naturellement portés sur le foot offensif. Au niveau tactique, d’après ce que j’ai vu, il y a des équipes plus au point que d’autres. Ballkani, par exemple, m’a donné l’image d’une équipe bien organisée. En revanche, j’ai eu l’impression qu’au Kosovo, les staffs insistent moins sur l’aspect du travail foncier, ils préfèrent l’aspect technique. C’est un championnat où on marque pas mal de buts (2,55 buts de moyenne par match). Quant au niveau des structures, ce n’est pas pareil partout. On joue parfois sur de bonnes pelouses, dans des stades qui ont été rénovés, comme à Pristina ou Mitrovica. D’autres clubs ont en revanche des terrains en nettement moins bon état. À Drenica, ça va. Le club a un fonctionnement professionnel, on s’entraîne tous les jours, dans de bonnes conditions. Mes dirigeants tiennent leurs engagements contractuels.

Le public local est réputé assez chaud...
C’est chaud, mais pas violent. Je n’ai jamais vu de débordements, de violence. On ne se sent pas en danger. Les supporters sont bruyants, c’est très animé dans les tribunes, même si les stades ne sont pas toujours remplis... Nos supporters nous suivent en déplacement de temps en temps. Les distances, au Kosovo, ne sont pas très longues. C’est assez méditerranéen, comme ambiance. Que ce soit dans les stades ou dans la vie de tous les jours.


Vous sortez régulièrement ?
Rarement. Hormis pour aller au restaurant ou boire un café. Je suis là pour faire mon métier, donc je suis sérieux. Mais en général, les gens aiment bien sortir, les terrasses des cafés sont souvent pleines. D’ailleurs, leur latte machiato est parfait. J’adore. La nourriture aussi. Beaucoup de légumes, de viande grillée. Du poulet et du veau notamment. J’ai goûté pas mal de plats, du moins ceux qui sont compatibles avec le sport de haut niveau. Le Kosovo est un pays où il est agréable de vivre. C’est un pays sûr, cool, qui se modernise. Franchement, je ne regrette pas.

Au point d’y rester ?
Je ne sais pas. On verra s’il y a des clubs intéressés. Mon souhait, c’est de rejouer en France, en Belgique ou en Suisse par exemple. Mais il peut y avoir des opportunités dans les Balkans. J’ai failli signer en Macédoine du Nord, où le niveau est plus élevé. Je vais voir avec mon conseiller. Pour me faire remarquer, il faut que je joue. Or, depuis plus de deux mois, le foot est à l’arrêt. J'espère que le championnat va bien reprendre et que je pourrai rentrer au Kosovo pour faire des matchs.

Propos recueillis par Alexis Billebault
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