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SOS d'un Koubek en détresse

Depuis trois rencontres, Tomáš Koubek a perdu sa place de numéro 1 dans les cages du Stade rennais, au profit d'Abdoulaye Diallo. La conséquence d'un sacré passage à vide pour l'international tchèque, convoqué par le nouveau sélectionneur Jaroslav Silhavy pour les deux rencontres en Ligue des nations. Avant de retrouver son poste sur le terrain à Rennes ?

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« Quand une femme change d’homme, elle change de coiffure » , balance ce bon vieux Lucien Bramard, alias Hubert Bonisseur de La Bath, en pleine conversation philosophique. Et quand un gardien de but change de statut, il rase sa barbe ? Tomáš Koubek a fait ce choix, lui, de prendre sa tondeuse afin de supprimer la grosse touffe qui avait l’habitude de couvrir le bas de son visage. Alors quand il a débarqué à la Piverdière à l’entraînement, ce fameux vendredi 28 septembre, ses coéquipiers ont peut-être eu du mal à le reconnaître, sans cette barbe hirsute. Et les observateurs ont vite fait le rapprochement avec sa mauvaise période sur le terrain, ses erreurs, voire son mal-être. Une simple superstition ? Un message à faire passer ? Seul Koubek connaît les réponses. En attendant, deux jours plus tard, l’international tchèque se retrouvait sur le banc pour commencer la rencontre face à Toulouse, une première après avoir enchaîné 41 rencontres en Ligue 1 sous le maillot rennais.

« Quand vous arrivez dans un nouveau club, vous êtes souvent en surrégime »


Cette mise à l’écart n’est pas le fruit du hasard. Dans les bois des Rouge et Noir, Koubek n’est plus souverain depuis le début de cette saison 2018-2019. Un premier gros passage à vide depuis son arrivée en Bretagne fin août 2017, pour sa première aventure hors de sa Tchéquie natale. Le portier de 26 ans réalisait alors des débuts très corrects, malgré un style parfois peu académique. Et la crise automnale, provoquant le remplacement de Christian Gourcuff par Sabri Lamouchi, n'a rien changé pour lui : il s’est imposé comme le gardien numéro 1 à Rennes. « Quand il est arrivé, il a fait quelques erreurs, rappelle Christophe Revel, entraîneur des gardiens à Rennes entre 2009 et 2017. Sauf que la dynamique est rapidement devenue bonne et quand on gagne, l’erreur est amoindrie médiatiquement, on peut dédramatiser. » La roue a tourné dans le bon sens pour l’international tchèque (8 sélections), avec le 3e pourcentage d’arrêts en Ligue 1 (73%) la saison dernière et surtout une qualification européenne à la clé avec le Stade rennais.



Que demander de mieux ? Une confirmation lors de sa deuxième saison en France, certainement. Sauf que la roue ne tourne plus dans le bon sens et Koubek s’est rapidement montré en difficulté en affichant ses lacunes, un peu plus évidentes à chaque match depuis le mois d’août : moins décisif sur sa ligne, pas vraiment serein dans ses sorties aériennes, ni rassurant dans son jeu au pied. Pour le SRFC comme pour lui, l’état de grâce est terminé. Les chiffres parlent d’eux-mêmes pour Koubek : 12 buts encaissés sur 22 tirs cadrés après 7 journées. « Quand vous arrivez dans un nouveau club, vous êtes souvent en surrégime, explique Revel. Il y a plus d’investissement, plus de concentration et cette envie de montrer à tout le monde de quoi on est capable. Le danger, c’est de se reposer sur des acquis de performances ou une routine de vie. »

Soigner le mal par le repos ?


Lamouchi n’est pas aveugle et ne manie pas toujours la langue de bois. Avant la réception de Toulouse (1-1), faisant suite à trois défaites consécutives, le technicien rennais s’était montré lucide sur la situation actuelle de son gardien. « Quand on n’arrive pas à retrouver les sensations qui étaient les vôtres il y a si peu de temps, c’est qu’il y a forcément quelque chose, avait jugé le Franco-Tunisien. Un gardien de but, c’est comme un buteur qui ne marque pas. Un buteur qui ne marque pas, ça devient une psychose. Il y a une perte de confiance, un doute qui s'installe. Et le pire, c'est de lui dire "tu vas te reposer un peu", alors qu'il a besoin de jouer pour marquer. Gardien, c'est un autre registre, mais c'est sur l'humain qu'il faut qu'on essaye d'être le plus proche. » Résultat : Koubek a assisté à l'égalisation toulousaine de Jean-Clair Todibo à la 88e minute du banc de touche du Roazhon Park, pendant que son suppléant Abdoulaye Diallo – pas fautif sur le pion – allait chercher le ballon dans les filets.



Même chose face à Astana, le jeudi suivant en Ligue Europa, puis contre Monaco en Championnat, où Koubek a retrouvé un siège sur le banc pour laisser encore une fois sa place à Diallo. Et si ce repos forcé était bénéfique au Tchèque ? « Quand il y a une crise de confiance, il faut se mettre au calme, ne pas lire les médias, bien travailler sur ce qu’on maîtrise et revenir aux bases, éclaire Revel qui a longtemps coaché Benoît Costil. Faire une pause quand les matchs s’enchaînent pour accentuer sur le travail à l’entraînement, je pense que ça peut être une bonne chose. Quand tu joues tous les trois jours, c’est difficile de travailler entre les rencontres. »

La thérapie par Instagram


Difficile de bosser quand on doit se coltiner 5 050 kilomètres et 7h30 de vol pour rejoindre Astana au Kazakhstan. Pas évident non plus pour un homme en proie au doute de se triturer les méninges dans les nuages. Du coup, le grand Koubek a profité de cette longue escapade en avion pour prendre la parole et confier ses maux au public. Le gardien a choisi d’utiliser ses réseaux sociaux pour faire ses confidences : en anglais sur Instagram et dans un français made in Google Traduction plutôt touchant sur Facebook. Un long message dans lequel Koubek dit avoir « accepté » le choix de Lamouchi. « Ma tête et mon corps ont été soumis à de très fortes pressions depuis que nous avons commencé à jouer l’Europe vers le mois de mars, précise-t-il. J’ai enfin le temps de réfléchir, de regarder mes erreurs, même si un homme ne devrait pas trop regarder en arrière, je dois le faire pour moi. » Plutôt philosophe le Tomáš. Et lucide aussi, en admettant ses erreurs, tout en jugeant la défaite à Nice (2-1) du 14 septembre comme un tournant pour lui.



Pour conclure son long monologue, Koubek affirme qu'il reviendra « comme numéro 1 du Stade rennais » . En attendant de redevenir le gardien du temple breton, le Tchèque a saisi cette opportunité de couper avec le SRFC en rejoignant la sélection, avec laquelle il reste sur deux grosses claques lors de ses deux dernières titularisations (une défaite 4-0 contre l'Autriche en juin et une autre 5-1 face à la Russie en septembre). Pas une raison pour Jaroslav Silhavy – qui a remplacé Karem Jarolím sur le banc de la Tchéquie en septembre – de ne pas l'appeler pour les rencontres de Ligue des nations en Slovaquie (13 octobre) et en Ukraine (16 octobre). Et s'il est fort possible qu'il ne soit pas aligné titulaire – le gardien du FC Séville Tomáš Vaclík part avec une longueur d'avance –, la trêve internationale pourrait être bénéfique à Koubek. « Je pense que ça va lui faire du bien de retourner en sélection, estime Revel. C'est un vrai bol d'air pour un joueur, ça va lui permettre d'oublier un peu cette mauvaise période et de retrouver un cadre qu'il connaît bien. » Avant de revenir à Rennes pour essayer de récupérer sa place. Et qui sait, d'ici là, la barbe aura peut-être repoussé.

Par Clément Gavard
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