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Solskjær, l'heure de la transformation

En déplacement à Tottenham dimanche, Ole Gunnar Solskjær, sorti vainqueur de ses cinq premiers matchs avec Manchester United, doit transformer l'essai et les bonnes copies rendues depuis son arrivée sur le banc de MU. Difficile de faire plus beau test.

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The rest is history. Il faut se dessiner la scène, ramener Sir Alex Ferguson dans son bureau et réinstaller, face à lui, son meilleur assassin. Lorsqu'il se présente à son entraîneur lors de l'été 1998, Ole Gunnar Solskjær sort d'une saison à neuf buts inscrits en dix-neuf apparitions. Trop peu ? Pas assez en tout cas pour empêcher Manchester United de recruter Dwight Yorke à Aston Villa, alors que le club compte déjà deux gâchettes confirmées : Andy Cole et Teddy Sheringham. Il n'en fallait pas plus pour pousser l'agent de l'attaquant norvégien à chercher une porte de sortie à son client.


Résultat, un accord est rapidement trouvé entre Tottenham et United autour de quelque 5,5 millions de livres, le contrat est signé par les deux parties, ne reste que le coup de stylo de Solskjær. Pas une mince affaire : « Pendant cette période, Ferguson m'a convoqué et m'a dit : "Je ne veux pas te vendre, car si tu restes ici, tu auras assez de temps de jeu..." C'était suffisant pour moi. Je ne voulais pas partir, c'était une idée de mon agent. Il m'a dit qu'il n'avait jamais rencontré un type aussi têtu... » Ole Gunnar Solskjær n'a jamais rejoint Tottenham. The rest is history.

Happiness manager et première gueulante


L'histoire, c'est évidemment le but inscrit huit mois plus tard en finale de la Ligue des champions par l'ancien joueur de Molde au bout d'un exercice conclu avec 18 pions enfilés toutes compétitions confondues. L'histoire, c'est aussi ce saut dans le temps et ces retrouvailles dimanche entre les Spurs et Solskjær, qui s'apprête à faire face à son premier test majeur sur le banc de Manchester United après avoir empilé cinq victoires sur ses cinq premières sorties. Un 100% qui contient quatre succès en championnat là où aucun entraîneur de United n'avait remporté ses quatre premiers matchs depuis Matt Busby en 1946.


Laissons pourtant les statistiques de côté, quelques minutes, l'arrivée de Solskjær à MU racontant pour le moment autre chose : depuis son retour au club, le Norvégien a surtout réussi le tour de force de parler aux joueurs comme à des hommes, là où ils avaient été progressivement transformés par Mourinho en pions. Cela se traduit via les nombreux sourires, le discours d'happiness manager d'Ole Gunnar Solskjær – qui n'a, dans l'intimité du vestiaire, pas hésité à pousser sa première gueulante à la mi-temps du match de FA Cup contre Reading (2-0) – et les propos tenus par des types comme Lingard, Pogba et Rashford depuis que le coach norvégien a posé sa patte sur l'équipe première. Du moins, qu'il a commencé à le faire, le calendrier ne lui ayant jusqu'ici pas encore laissé la possibilité d'avoir plus d'une semaine pour préparer son équipe.


« On se rapproche de ce que l'on veut mettre en place »


Cette semaine, toute la troupe est finalement partie à Dubaï pour bosser dans le calme et travailler tactiquement, enfin. De passage jeudi soir en conférence de presse, Solskjær n'a alors pas caché sa satisfaction : « Je crois que chaque jour et à chaque rencontre, on se rapproche un peu de ce que l'on souhaite mettre en place en matière de style de jeu. Les cinq derniers matchs n'ont pas été mauvais, mais il y a toujours des choses sur lesquelles on peut travailler, que ce soit sur la cohésion de l'équipe ou les relations entre les joueurs... » Tactiquement, ces cinq matchs ont déjà montré des avancées. Défensivement, d'abord : alors que Mourinho estimait l'an passé ne pas avoir les défenseurs centraux adaptés pour « construire depuis l'arrière » , Solskjær a réussi à libérer Phil Jones et Victor Lindelöf pendant que les latéraux se placent désormais bien plus haut sur le terrain.


Cette prise de risque retrouvée à la relance, ce qui « conditionne tout le reste » (Guardiola), permet ainsi à l'ensemble du bloc mancunien de gagner en équilibre et au secteur offensif d'exploser. Hier, la construction du jeu était souvent lente. Aujourd'hui, elle a gagné en vitesse, en verticalité, en fluidité : Manchester United est une équipe qui conjugue de nouveau son approche en « attack, attack, attack » , qui sait varier le rythme offensivement, qui avance avec positivisme et qui a vu Paul Pogba reprendre les platines de son animation, Solskjær l'ayant toujours vu comme une copie de Lampard plutôt que de Patrick Vieira.

Pochettino, le dragué face au dragueur


Ainsi, le Français a fait sauter ses statistiques de passes finissant dans le tiers adverse et a retrouvé la confiance. Une confiance nécessaire dans le football demandé par Solskjær, dont les idées s'emboîtent parfaitement dans la Premier League actuelle, lui qui souhaite avant tout voir ses joueurs récupérer le ballon rapidement à la perte à l'aide d'un contre-pressing féroce : « Si vous perdez le ballon, cela ne me dérange pas tant que vous courez pour le récupérer. » Cela avait parfaitement fonctionné lors des trois premières sorties du MU de Solskjær, un peu moins à Newcastle (0-2), où le secteur défensif mancunien a été secoué, et surtout en FA Cup, où le milieu McTominay-Pereira-Fred a souvent explosé, sans conséquence.


Face à Tottenham, le 4-3-3 devrait être logiquement réinstallé dans une rencontre qui ne peut être que particulière pour Ole Gunnar Solskjær : la présence de Mauricio Pochettino, dragué par Manchester United, sur le banc des Spurs va rappeler à l'entraîneur norvégien qu'il reste encore à ce jour un intérimaire. Ce Tottenham-MU prend donc une drôle d'allure, entre une rencontre révélatrice pour ce nouveau MU et l'occasion aussi, pour Pochettino, de corriger la dernière impression laissée à domicile par sa troupe en Premier League (une défaite contre Wolverhampton 1-3) et de poursuivre sa course derrière City et Liverpool. Jusqu'ici, la mission de Solskjær, elle, était avant tout psychologique : elle devient plus que jamais tactique après une semaine de travail complète et alors que le souvenir de l'aller (0-3 pour les Spurs à Old Trafford) reste vif. De là, c'est une partie d'histoire qui se jouera, reste à savoir dans quel sens.



Par Maxime Brigand
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