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Simon Dia : « Si j'avais eu le même mental que Sala... »

Lundi 20 janvier, aux alentours de 18h, l'attaquant de l'Entente Sannois-Saint-Gratien Simon Dia se confiait sur son enfance passée au centre de formation de Lille avec Eden Hazard et ses galères à Valenciennes ou au Qatar. Et puis le lendemain, Emiliano Sala était annoncé porté disparu. Plus de dix jours après le drame, le 32e de Coupe de France entre son club et le FC Nantes va se disputer. L'occasion de reprendre le pouls auprès de Simon pour parler de ce match, qui ne ressemble à aucun autre.

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Comment est-ce que tu as vécu l’annonce ?
Je l’ai su mardi matin, en arrivant à l’entraînement. On était tous sous le choc, même si on ne le connaît pas personnellement. Ça ne doit pas être facile pour sa famille, et pour tout le monde qu’il a connu. On était tous peiné, ce n’est pas facile.

Il y avait une atmosphère inhabituelle ?
Tu sens que même pour le match, l’atmosphère sera bizarre. Ça devait être une fête, mais on sait que ça va être pesant. Que l’on gagne ou que l’on perde. Les gens seront peut-être heureux dans les tribunes si on se qualifie, car le match n’est pas à Nantes. Mais dans un coin de ma tête, je sais que je ne le serai pas totalement.


Quelle équipe de Nantes t’attends-tu à affronter ?
« C’est sûr que dans leur tête, ils ne seront pas à 100%. Après, si ce sont des jeunes comme c'était prévu, ils l’ont moins connu, donc ils seront peut-être un peu moins affectés. Mais ses potes proches comme Pallois qui l’a déposé à l’aéroport, lui, je pense que ce sera plus compliqué. »
C’est sûr que dans leur tête, ils ne seront pas à 100%. Après, si ce sont des jeunes comme il était prévu que ce soit, ils l’ont moins connu, donc ils seront peut-être un peu moins affectés. Mais ses potes proches comme Pallois qui l’a déposé à l’aéroport, lui, je pense que ce plus compliqué.

Votre coach vous en a touché un mot ?
Il nous en parle, forcément. En disant que c’est horrible, que c’est difficile à gérer. On sait tous ce que ça fait de perdre quelqu’un. Il n'y a pas vraiment de mots, dans cette situation. Tu as l’impression que ce n’est pas possible, qu’un footballeur prenne l’avion et qu’on n'ait plus de nouvelle. Ça peut arriver à tout le monde, mais on n’est jamais préparé.


Emiliano Sala, c’était un joueur qui te parlait ?
Ce n’était pas trop mon registre, mais forcément j’admirais ce qu’il faisait. C’était l’atout numéro un de Nantes. Je trouvais qu’il optimisait à fond ses qualités, notamment grâce à son mental. Si j’avais eu la chance d’avoir le même que lui, je serais au Real aujourd’hui !

Au tour précédent, vous aviez éliminé Montpellier et tu avais notamment reçu un message d’Eden Hazard pour te féliciter sur ton compte Instagram. Comment ça se fait ?
Je m’y attendais un peu, car il m’avait dit qu’il m’enverrait un petit message. Quand j’ai commencé à sentir vibrer mon téléphone, que j’avais reçu cinquante ajouts d’un coup au bout de dix minutes, j’ai compris pourquoi. (Rires.) On se connaît depuis le centre de formation de Lille, on faisait partie de la première promotion du centre de Luchin. On était voisins de chambre.


C’est un bon voisin, Eden ?
Vraiment top, même. C’est un gars qui ne se prend pas la tête, c'est le même depuis qu’il a quinze ans. Il n’a pas changé d’un poil. À l’époque, il avait quinze ans, mais il était déjà en CFA, donc il nous filait quelques conseils. En dehors, on faisait des trucs normaux : on jouait à la console, on allait faire du karting. Si je le battais souvent ? À la console, ouais. Mais au karting, il était bon dans mes souvenirs... Eden, c’est un pilote ! On avait aussi une salle télé au centre, on regardait les matchs de Ligue 1, on allait en ville. Tout ce que font des gamins de cet âge-là. Après, lorsqu'on a eu 16-17 ans, lui a pris son appartement. Lorsque je suis parti à Valenciennes, je continuais quand même à aller le voir à Lille. Pareil depuis qu’il est en Angleterre. En plus, dès que je viens, c’est un bon moment pour lui : finale de la Cup, il marque et son équipe remporte le trophée ; pendant le Boxing Day, il marque son centième but... Il m’a dit : « Je crois qu’il va falloir que tu viennes tous les week-ends ! » (Rires.)


Après Lille, tu es parti à Valenciennes où tu n’as pas réussi à t’exprimer. Pourquoi ?
« Lors de la première saison pourtant, alors que je n’avais pas encore de contrat pro, j’étais parfois appelé à venir m’entraîner en équipe première. Et puis, à partir du moment où j’ai signé mon contrat, plus rien. C’est un mystère, on ne m’a jamais expliqué pourquoi. »
À Valenciennes, Daniel Sanchez ne comptait pas sur moi alors que j’avais fait un gros début de championnat avec la CFA. Lors de la première saison pourtant, alors que je n’avais pas encore de contrat pro, j’étais parfois appelé à venir m’entraîner en équipe première. Et puis, à partir du moment où j’ai signé mon contrat, plus rien. C’est un mystère, on ne m’a jamais expliqué pourquoi. Ok, peut-être qu’il n’aimait pas mon style de jeu. Mais si c’était le cas, je n’aurais peut-être pas signé pro à la fin de ma première saison à VA. Parfois, lorsque Sánchez demandait des jeunes, le coach de la CFA qui m’aimait bien lui disait : « Mais il y a Simon, pourquoi tu ne le prends pas ? » C’était compliqué à gérer. Je ne cherchais même plus à comprendre, à la fin. Quand je le croisais au centre, il faisait mine de détourner le regard pour fuir la confrontation. Mais bon, c’est comme ça.


Au Qatar, tu as aussi eu des problèmes. De licence, c’est ça ?
Tout à fait, en allant dans mon deuxième club à Umm-Salal. Alain Perrin me voulait, et là-bas tu as le droit à trois étrangers et un jeune pro de moins de 21 ans. Moi, ils m’avaient engagé en tant que jeune pro. Sauf que c’est cette année-là que la Fédération qatarie a décidé de supprimer ce type de contrats. Malgré une demande de dérogation qui a duré deux-trois mois, ça n’a pas abouti et j’ai finalement rebondi à Amiens.

À cette époque, Amiens est en National. Quand on regarde, tu es passé par Lille, Valenciennes et Amiens, qui sont tous des clubs professionnels aujourd’hui. Qu’est-ce qui t’a manqué pour devenir pro ?
Je pense que mes coachs ont raison lorsqu'ils disent que j’ai des failles sur le plan mental. Je suis trop irrégulier. Je suis capable du meilleur comme de passer à côté du match. Et puis, j’ai pris conscience trop tard que j’avais les qualités pour devenir pro. Lorsque j’étais en jeune à Valenciennes, je respectais trop les joueurs parce que je les voyais à la télé... Je m’en suis rendu compte quand je suis retourné à Saint-Quentin en CFA2. Je voyais les mecs percer, et c’est là où j’ai réellement compris que la bascule se jouait sur des détails.

Propos recueillis par Andrea Chazy
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