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Simeone : « Astori sera toujours lié à la Fiorentina »

Arrivé à la Fiorentina l’été dernier, Giovanni Simeone est bien plus que le fils aîné de l’actuel entraîneur de l’Atlético de Madrid. Questionné sur l’actualité traversée par la Viola, le buteur de 22 ans a accepté de répondre au sujet sensible : le décès de Davide Astori. Entretien sous le signe du deuil et du recueillement.

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Quel type de relation entretenais-tu avec ton coéquipier et capitaine ?
Excellente. D’ailleurs, Davide avait une excellente relation avec tout le monde ici. C’était quelqu’un de très joyeux, toujours ouvert vers les autres au sein de la Fiorentina. Si tu avais quelque chose à lui dire, il était toujours à l’écoute. Ce n’était pas le genre de personne à s’énerver. D’abord, il venait te parler pour communiquer. Quand c’était le moment d’aller à la salle de sport, j’aimais toujours bien me mettre à côté de lui au moment où nous faisions du vélo pour parler de notre équipe, de nos possibilités d’évolution, ce qu’il y avait à modifier... Et puis au-delà du fait qu’il s’agisse du capitaine, c’était une personne qui te montrait toujours le bon chemin, la bonne option à choisir dans ta vie, que ce soit sur le plan professionnel ou personnel.

Comment est-ce que tu as appris la nouvelle à Udine ?
C'était après le petit-déjeuner. La nuit précédente, j’étais avec lui jusqu’à onze heures du soir. Nous étions dans la salle de massage à cinq : il y avait deux masseurs, notre gardien (Marco Sportiello, ndlr), Davide et moi. On parlait tranquillement, on rigolait. Et puis à un moment, tout le monde se motive pour aller jouer à la Playstation. Au début, Davide ne voulait pas y aller. Et puis à force d’en parler et de le motiver, il se motive et part jouer avec eux. Moi, je vais me coucher. Le lendemain, je me lève à neuf heures du matin.
« Après avoir ouvert la porte, j’ai entendu la pire nouvelle de ma vie. »
Je savais qu’à midi, nous avions une session vidéo. À 9h30, je finis mon petit-déjeuner. J’ai encore une heure ou deux de temps libre. Je remonte, me pose dans le lit et me mets à fermer les yeux pour m’assoupir à nouveau. Quand je rouvre les yeux, j’entends frapper deux fois très fort à la porte. J’étais en chambre avec Pezzella, et on demande : « Qui est là ? » C’était l’entraîneur (Stefano Pioli, ndlr). On pensait être à la bourre, mais l’heure n’était pas encore arrivée. Après avoir ouvert la porte, j’ai entendu la pire nouvelle de ma vie. Le coach a annoncé la nouvelle chambre après chambre.


Qu’est-ce que tu te dis tout de suite après avoir pris connaissance de son décès ?
Que ce n’est pas réel. Aujourd’hui encore, je pense la même chose. Tout ce qui se passe avec cette histoire, c’est toujours irréel pour moi. Et puis tu cherches à te convaincre, à rationaliser. Nous sommes tous des hommes, nous sommes égaux. Ce genre de choses peut arriver à n’importe qui, car nous sommes de chair et d’os. (Silence.) J’étais dans la chambre 113, Davide dans la 118. Il y avait cinq chambres d’écart. Ce sont des nombres que je vais retenir toute ma vie.

Vous avez ensuite joué ce match à domicile contre Benevento... Quelles étaient tes impressions au moment de retourner sur le terrain ?
Jamais je n’aurais pensé avoir tant de difficultés à jouer au football un jour. C’était le pire match de toute ma vie. Quand tu touches un ballon, c’est pour avoir du plaisir. Ce jour-là, ce n’était pas le cas. Cette semaine fut terrible à vivre.


Qu’est-ce qui vous pousse à aller de l’avant ?
Les entraînements collectifs.
« Pour s’entraîner, il faut de la force, du courage et de la forme physique. C’est tout ce que représentait Davide. »
Je crois que c’était la meilleure chose à faire pour surmonter une telle nouvelle. Ce qui nous rend plus forts, c’est quand nous sommes unis. Le fait de jouer au football et de s’entraîner, c’est le meilleur moyen de rendre hommage à Davide. Pour s’entraîner, il faut de la force, du courage et de la forme physique. C’est tout ce que représentait Davide. Aujourd’hui, je souhaite encore plus qu’avant donner le meilleur à l’équipe. Pour elle et pour Davide.

Depuis mardi, le complexe sportif local est au nom de Davide Astori. Selon toi, qu’est-ce cela va apporter ?
Davide laisse beaucoup de souvenirs en chacun de nous, mais aussi dans l’histoire de la Fiorentina. C’est un moyen de se rappeler à jamais son passage au club. Le nom Astori sera toujours lié à la Fiorentina. Chaque fois que nous irons nous entraîner, nous verrons ce nom à l’entrée du centre et nous nous rappellerons son sourire, sa manière de parler, son état d’esprit. C’est un devoir de mémoire.

Propos recueillis par Antoine Donnarieix, à Florence
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