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Simão : « Concentration et maîtrise sont les clefs de ces nouvelles générations »

Alors que la seconde édition de la Coupe du monde de Teqball se jouait à Reims, Simão Sabrosa, l’un des ambassadeurs de la marque, en a profité pour passer la journée dans la région champenoise. Et comme l'ancien de Benfica fête aujourd'hui ses 39 ans, c'était l'occasion idéale de revenir sur sa carrière.

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Aujourd’hui, les jeunes ont un tas de moyen pour améliorer leur technique. Qu’est-ce que, toi, tu faisais sur ce point ?
J’ai commencé à jouer au foot dans la rue, avec mon frère et ses amis. Il n’y avait pas toute la technologie d’aujourd’hui et toutes les opportunités qui vont avec. Aujourd’hui les enfants ont tout à portée de main pour travailler collectivement, pour s’améliorer techniquement et pour prendre de la confiance personnelle. La chose la plus importante dans le football, c’est le contrôle puis la passe. Au lieu d’avoir cinq secondes pour réfléchir, maintenant, les jeunes en ont deux ou trois. La concentration et la maîtrise sont les clefs de ces nouvelles générations.

Comment se passaient ces matchs, dans la rue, avec ton frère ?
Tu sais, il n’y avait pas de règles, uniquement une rue qui servait de terrain de jeu. On faisait des 1 contre 1. Le plus important, à l’époque, c’était de gagner ces matchs-là. Comme j’étais le plus jeune, pour gagner, je devais essayer des choses différentes. Nous jouions sept heures par jour, car nous avions école uniquement le matin.
« Aujourd’hui, il y a de plus en plus de jeunes, et ils sont de plus en plus doués, mais ils ont perdu cet instinct de création qu’on pouvait retrouver dans les rues. »
Alors, avec mon frère, on sortait de l’école, on rentrait à la maison pour déjeuner et ensuite, on passait toute notre après-midi à jouer dans la rue. C’est ce que je trouve le plus regrettable. Les jeunes ont abandonné les rues. Bien sûr, ils ont de meilleures conditions que nous, mais c’est aussi ça qui fait la différence. Aujourd’hui, il y a de plus en plus de jeunes, et ils sont de plus en plus doués, mais ils ont perdu cet instinct de création qu’on pouvait retrouver dans les rues. Tout ça, c’est de la faute des clubs. Quand les jeunes évoluent dans différents clubs, ces derniers veulent absolument gagner. C’est leur seule motivation, et le problème est là. Il faut leur mettre des règles différentes et se rappeler que ces jeunes-là sont libres. Libres de pouvoir jouer au foot où ils veulent et de créer de nouvelles choses. D’accord, il faut des règles, mais les coachs et leurs clubs veulent uniquement la victoire pour que la finalité soit de gagner un championnat ou une coupe.


D’ailleurs, tu as commencé à jouer au foot à l’école Diogo Cão, à Vila Real, le meilleur club de la région au nord du Portugal. Puis, tu finis ta formation au Sporting. Même dans un gros club, tu pouvais jouer libéré ?
J’ai commencé à jouer pour l’école, ensuite, je suis allé au Sporting. J’ai pu y jouer comme je le sentais, j’étais libre. D’accord, il y avait certaines règles, certaines contraintes que le coach donnait, je les respectais, mais quand j’avais la balle et qu’il y avait un défenseur devant moi, je devais élever mon niveau de jeu et improviser. Dans ces moments-là, tu oublies les consignes du coach, tu y vas comme tu le sens avec la ferme intention de dribbler ce défenseur et de marquer ou bien de faire une passe décisive.



Quelles sont tes inspirations ?
Quand j’ai signé au Sporting, il y avait Luís Figo, et pour moi, c’est mon idole. Durant les matchs, je voulais faire ce que Figo faisait. À l’époque, j’évoluais en tant qu’homme et que footballeur en regardant Figo tous les jours à l’entraînement. Tout ça, ça m’a donné plus de confiance.

D’ailleurs, en 1999, tu le suis à Barcelone. Est-ce que vous avez une relation particulière avec Figo ?
En effet, il a été et il est toujours très important pour moi. J’ai des amis et de très bons amis, Luis fait partie de la deuxième catégorie.
« Ma première année au Barça, ce n’était pas facile pour moi. Il y avait Figo sur le côté droit, Rivaldo sur le côté gauche, donc je n’ai pas joué énormément... »
J’ai été très chanceux de pouvoir jouer avec lui, que ce soit à Barcelone ou bien avec la sélection portugaise. Quand j’ai signé à Barcelone, à 20 ans, j’ai essayé de prendre des conseils de joueurs importants dans cette équipe-là. De Figo, bien sûr, mais aussi de Pep Guardiola. Ils m’ont donné beaucoup de confiance. Figo, plus particulièrement car on était souvent ensemble, à discuter de tout et de n’importe quoi, au quotidien. Ma première année au Barça, ce n’était pas facile pour moi. Il y avait Figo sur le côté droit, Rivaldo sur le côté gauche, donc je n’ai pas joué énormément... Le meilleur conseil qu’a pu me donner Figo, c’est de ne jamais, jamais perdre confiance en soi. « T’es un bon joueur, t’es jeune, essaie d’apprendre le plus possible pour ton futur. » Depuis, je n’ai jamais perdu confiance en moi.

Pour toi, c’est la chose la plus importante ?
Bien sûr ! Quand tu te retrouves dans une situation où tu vas recevoir un ballon, si tu n’es pas en confiance, tu vas directement jouer en une touche, tu ne vas pas essayer de passer ton adversaire direct, tu ne voudras pas prendre de risques. Ça change la manière dont tu joues réellement, ce n’est pas naturel, donc ce n’est pas bon. Quand tu es confiant, si un problème arrive, il ne reste pas trop longtemps dans ta tête, tu passes vite à autre chose.


Quand tu arrives à Barcelone, Louis van Gaal est coach avec José Mourinho en adjoint. Comment ça se passait du point de vue du coaching ?
« Van Gaal préparait les entraînements et les matchs, alors que Mourinho, lui, était sur le terrain. »
À l’époque, Van Gaal était l’un des plus gros, et un des plus importants entraîneurs de la planète. Dans ma carrière, tous les entraîneurs ont été importants. Van Gaal préparait les entraînements et les matchs, alors que Mourinho, lui, était sur le terrain. Van Gaal était un peu plus en retrait, il préférait regarder Mourinho et les joueurs faire. C’est comme ça, aussi, que Mourinho a pu apprendre de Van Gaal.

Pep Guardiola était le capitaine de cette équipe de Barcelone. Tu sentais qu’il pouvait être un coach aussi révolutionnaire ?
À l’époque, il était l’un des meilleurs joueurs du monde. Aujourd’hui, il est l’un des meilleurs coachs du monde. Quand tu joues avec lui, tu comprends les points importants de ce sport et forcément, tu apprends. Les contrôles, les passes, la vision de jeu... tous ces secteurs où tu dois être extrêmement précis. Donc forcément, tu n’as pas besoin de parler avec eux, tu as juste à jouer et à regarder pour apprendre.



Tu as joué pour le Sporting et quelques années plus tard pour Benfica. Est-ce que tu as une affinité particulière avec un de ces deux clubs?
Malheureusement, quand je voulais quitter Barcelone, le Sporting n’avait pas assez d’argent pour me faire revenir, j’ai attendu, mais l’offre n’est jamais arrivée, alors je suis allé au Benfica. Là-bas, j’ai passé six ans de ma vie, de très belles années. Pour moi, c’est la meilleure équipe du Portugal. D’ailleurs, je supporte encore le club. J’ai gagné le championnat et la Supercoupe avec Benfica donc cela représente beaucoup pour moi.

Tu as aussi passé quelques saisons avec l’Atlético de Madrid. Quels souvenirs en gardes-tu ?
« Depuis, l’Atlético a commencé à vraiment évoluer, à gagner et à signer de très bons joueurs. J’ai été heureux de faire partie de cette équipe, qui a pu faire franchir un cap à ce club. »
À l’époque, l’Atlético avait recruté beaucoup de bons joueurs, Forlán, Agüero, Ujfalusi, John Hentinga... afin de grandir sur le plan européen. Finalement, on a pu gagner la Ligue Europa et la Supercoupe d'Europe, à Monaco. C’était une période fantastique à une époque où le club avait certains problèmes. Depuis, l’Atlético a commencé à vraiment évoluer, à gagner et à signer de très bons joueurs. J’ai été heureux de faire partie de cette équipe, qui a pu faire franchir un cap à ce club.

Tu as perdu la finale de l’Euro 2004 contre la Grèce, alors que la compétition se passait au Portugal. Quelques années plus tard, le Portugal remporte l’Euro contre la France, alors qu’elle jouait chez elle. Ça a dû te faire bizarre, cette victoire en 2016, non ?
Je me souviens, pour la finale, en 2016, je travaillais en tant que consultant pour la télé portugaise. Que ce soit les joueurs ou le pays, les gens sont devenus fous. Un moment merveilleux. On devait essuyer nos larmes et on les a remplacées par des rires.

Propos recueillis par Gad Messika, à Reims.
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