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Silva et Mata, exilés et négligés

Manchester City contre Chelsea, c’est plus qu’un choc. C’est un duel palpitant entre deux exilés espagnols qui, loin du Barça et du Real Madrid, s’affirment comme deux des meilleurs joueurs de Premier League. Chacun dans son style, Juan Mata et David Silva mettent le feu aux défenses anglaises. Et parfois, ce n’est pas suffisant pour avoir la reconnaissance qu’ils devraient obtenir au pays.

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« Ça fait plusieurs fois que je le sens. Quand vous n’êtes pas du Barça ou du Real, c’est un handicap » . Pas franchement du genre à offrir à la presse de quoi béqueter, David Silva en a ras la coupe au bol. Nous sommes à l'automne 2010, l’Espagne, qui régnait déjà sur l’Europe, vient de grimper sur le toit du monde, et le néo-Citizen a le débriefing qui tue. « Je me sens désemparé. Je fais partie d’une grande équipe, qui a écrit des pages extraordinaires de notre football, mais le coach ne compte pas sur moi. En Afrique du Sud, j’ai été le bouc émissaire après la défaite contre la Suisse » , affirmait après coup l’ancien joueur de Valence, tiraillé entre la joie procurée par une étoile brodée sur un maillot et un statut flou en sélection. Un peu plus de deux ans plus tard, la donne a légèrement changé. Pour David Silva en tout cas. Étincelant avec son club de Manchester City lors de la saison du sacre, David se fait, petit à petit, une place entre les Madrilènes et les Barcelonais en sélection. Le 16 octobre 2012, face à la France (1-1), il est d’ailleurs le seul joueur du onze espagnol à évoluer dans une autre équipe que le Barça (six joueurs) ou le Real Madrid (quatre joueurs). Dans le même temps, un autre petit bonhomme d’1m70 doit se contenter de bouts de matchs. Ce type s’appelle Juan Mata et, comme son partenaire d’exil, il mériterait peut-être que l'on s'attarde un peu plus sur son cas...

Mata, Bukowski et les caresses

Apparemment, on peut être l’un des meilleurs joueurs de Premier League et être un « bon remplaçant » avec son équipe nationale. A bientôt 25 ans, Juan Mata ne compte "que" 21 sélections pour 11 petites titularisations. Auteur de dix buts et de neuf passes décisives en 24 matchs de Premier League cette saison, Juan Mata n’est pas du genre à se prendre la tête. Amateur de littérature et particulièrement de Bukowski, le garçon au caractère posé s’éclate à Chelsea, malgré un style de jeu totalement différent de celui que l’Espagne propose en sélection. « J’aime le style du Barça, confiait-il dans le So Foot n°102. Mais dans le football, il n’y a pas de règle qui stipule que l’équipe qui doit gagner est celle qui a le pourcentage de possession le plus élevé. Qui est le champion d’Espagne en titre ? Le Real Madrid. En disant ça, j’ai tout dit » . Et en étant sacré champion d’Europe avec les Blues, Juan Mata confirme qu’il ne fait pas que parler : il agit. Cette saison, on pensait vibrer avec Hazard, chavirer avec Oscar ou chialer avec Lampard, mais c’est le pied gauche de Juan Mata qui met les amoureux du foot en émoi. Créatif mais surtout décisif, le natif de Burgos s’offre une deuxième saison impressionnante après une première année intéressante, mais frappée du sceau de la découverte. Ce parcours-là est similaire à celui d’un autre Espagnol qu’il retrouvera sur la pelouse dimanche après-midi.

Silva, la lumière après la galère

Au royaume du football statistique, les machines sont reines. Mais parfois, l’efficacité monstrueuse des Ronaldo et Messi paraît sans saveur quand elle est comparée au football romantique d’un joueur comme David Silva. Avec trois buts et cinq passes en 2012-2013, l’Espagnol ne réalise pas la saison de sa vie. Souvent malheureux en 2012, le Citizen redresse la barre en 2013. Et s’il ne fait pas toujours dans la statistique, quiconque a regardé un petit match de Manchester City pourra dire que l’autre ex de Valence est l’un des plus grands facilitateurs du football mondial. Dynamiteur de défenses, irrésistible balle au pied, Silva fait flipper sa grand-mère : « Je ne regarde pas les matchs à la télé. Ça me fait peur. Il prend beaucoup trop de coups. Ça me rappelle cette fois où il a reçu un ballon dans le bras, à seulement 5 ans. Il avait fini avec un plâtre » . Petit-fils d’un marin coréen, Silva a, comme beaucoup de "petits", connu les exigences à deux pesetas des centres de formation. Trop frêle, il est recalé du centre de formation du Real Madrid et ne passe pas par Barcelone, mais par Valence. Un parcours qui a le don d’étonner un certain Xavi, en 2010. « On dirait qu’il a été formé à la Masia » , racontait alors le patron du milieu de terrain du FC Barcelone. Mais une nouvelle fois, les apparences mentent. Car contrairement aux Busquets, Fabregas ou Iniesta, Silva, du haut de ses 27 ans, n’a pas toujours eu la reconnaissance qu’il mérite en sélection. Mais ce week-end, la donne est différente. Le Barça et le Real jouent samedi soir. Ce qui devrait laisser le temps aux observateurs espagnols plus ou moins importants de jeter un coup d’œil à ce qui se passe un peu plus au Nord. En général, ça vaut le détour.


Et si c'était pour ça, qu'on n'aime pas trop Mata en sélection?
Vidéo


Par Swann Borsellino
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