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  1. // Foot et économie

Si le cash disparaît, comment les erreurs vont-elles se payer à c’niveau-là ?

Une boulette d'un gardien, une relance dans l'axe, un face-à-face raté... Autant d'actions qui coûtent cher sur un terrain de football. Les joueurs et les entraîneurs de Ligue 1 le savent. Oui, « à c'niveau-là, les erreurs se payent cash » . Mais que se passera-t-il si l'argent liquide vient à disparaître ?

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Yohann Pelé a eu le temps de le voir venir : le centre de Ramy Bensebaini est parti de la ligne de touche. Sauf que le défenseur rennais a mis suffisamment d’effet et de puissance pour que le rebond trompe le gardien marseillais. Résultat : le cuir lui échappe des mains, Ismaïla Sarr en profite pour pousser la balle au fond à bout portant. On joue le temps additionnel de la première période dimanche dernier au Vélodrome, Rennes mène 2-0. Le bec enfoncé dans la pelouse, « l’Albatros » vit un grand moment de solitude, qui sera seulement à moitié estompé par le match nul 2-2 arraché par l’OM sur un but contre son camp de... Bensebaini. « Je pensais déjà à la relance que j'allais faire. Du coup, je ne me suis pas concentré sur le bon geste à réaliser » , confessera Yohann Pelé après le match, avant d’introduire la rengaine chère à sa profession : « Voilà, à ce niveau-là, les erreurs de gardien se paient cash. »

Quand il défendait les cages du FC Sochaux en Ligue 2 il y a trois ans, à la limite, le gardien aurait pu se permettre une telle erreur. Mais en Ligue 1, Yohann Pelé sait pertinemment que la moindre petite bévue est souvent fatale. Autrement dit : les erreurs se payent cash. Par liasses de billets, donc. Mais le gardien de l’OM est-il au courant que l’argent liquide est une espèce susceptible de disparaître ? Depuis un an, Les Échos, France Inter ou encore La Tribune se sont penchés sur la question. Même le directeur général chargé de la fabrication des billets à la Banque de France le reconnaît : « Toute chose est mortelle et le cash finira par disparaître. La question est : quand ? » , annonce Erick Lacourrège, interrogé par La Tribune. Si l’argent liquide vient à disparaître, c’est tout le vocabulaire métaphorique de la défaite qui pourrait être en péril. Car si ce n’est pas en cash, comment les erreurs vont-elles se payer à c’niveau-là ?

Cash-cache

Selon les chiffres de la BDF, les espèces représentaient encore 50% des moyens de paiement en France en 2014. C’est beaucoup plus aux États-Unis ou en Allemagne, beaucoup moins dans des pays nordiques comme la Suède et le Danemark. Simplement parce que culturellement, les Allemands ont plus l’habitude de sortir des billets que leurs voisins nordiques. Au Danemark, là où les commerçants ont le droit de refuser d’être payés en liquide entre 22h et 6h du matin, on préfère payer par carte avec le délai qui va avec. Voilà pourquoi quand Kasper Schmeichel fauche Ante Rebić dans la surface, en prolongation, lors des huitièmes de finale du dernier Mondial, la sanction ne tombe pas tout de suite. Le gardien danois détourne le penalty, et c’est seulement lors de la séance de tirs au but que son équipe s’inclinera 3-2 face à la Croatie. Les agios, c’est cruel.


En Europe, la tendance globale est clairement à la baisse du paiement en cash : de 60% au début des années 1990 à environ 20% ces dernières années. Le chèque a presque disparu et le cash décline au profit de moyens dématérialisés : carte bleue, virement, paiement automatique et même téléphone mobile. Lydia est une application de paiement mobile née sur un constat simple : « En une seconde, vous pouvez commander une voiture en bas de chez vous ou réserver une maison à l’autre bout du monde, mais il faut attendre trois jours pour recevoir de l’argent par virement bancaire » , pose Cyril Chiche, cofondateur et président de Lydia. Concrètement, l’appli utilisée par 1,3 million de particuliers en France – principalement des jeunes – permet de demander par exemple un remboursement instantané à un ami. « Je pense qu’on va vers une économie dans laquelle le cash va devenir marginal » , poursuit Cyril Chiche, qui ne serait pas étonné que la sempiternelle expression garde le mot « cash » dans son intitulé : «  Dans vingt ans, le fils de Yohann Pelé dira que "les erreurs se payent cash" sans vraiment en connaître la signification. »

Système de jeu immuable

Mais Nicolas Benezet a un autre avis. « Si les erreurs ne se payent plus en cash, elles pourront se payer en Bitcoin ! » , imagine l’attaquant guingampais qui a d’ailleurs investi dans la crypto-monnaie inventée par le mystérieux Satoshi Nakamoto. « C’est l’un des créateurs qui m’a contacté. C’est assez rentable » , assure Benezet, qui préfère garder pour lui la nature de ses investissements. L’intérêt du Bitcoin à travers l’usage de la blockchain (en gros, une technologie de stockage et de transmission d'informations transparente, censée être sécurisée et fonctionnant sans organe central de contrôle) : offrir la confidentialité des paiements par cash sans l’inconvénient de devoir stocker de l'argent liquide. Reste qu’à l’instar du temps de jeu de Benezet à l’EAG, la valeur du Bitcoin fluctue à la hausse comme à la baisse, sans compter que son utilisation est archi limitée dans le commerce.


« Le gros problème d’un système blockchain, c’est qu’il faut tout changer et je ne suis pas sûr que les infrastructures soient adaptables, résume Gilles Mitteau, vidéaste de la chaîne Heu?reka qui vulgarise la finance et l’économie. Tant que tu payes tes impôts en euro et que tu reçois ton salaire en euro, les commerçants n’ont pas d’intérêt à accepter le Bitcoin. » Cette semaine, le FC Rimini, club italien évoluant en Serie C, a officialisé un contrat de vente avec la Heritage Sports Holdings. La société basée aux Émirats arabes unis va acquérir 25% de parts du club par paiement en Quantocoin, une autre crypto-monnaie. Mais attention, un investissement dans le Bitcoin, c’est comme une parade de Yohann Pelé. À c'niveau-là, une erreur de main ou de timing se payera toujours cher, en billets physiques ou virtuels.

Par Florian Lefèvre Propos recueillis par FL, sauf mentions.
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