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Shaqiri O’Neal

On l’attendait sur le terrain après la polémique liée à ses chaussures. Face à la Serbie, Xherdan Shaqiri a répondu de la meilleure des manières en étant omniprésent avant d'offrir la victoire à la Nati sur le buzzer.

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Puisqu’aujourd’hui tout semble être une affaire de chiffres, la rencontre ne s’annonçait pas sous les meilleurs auspices pour Xherdan Shaqiri, au moment d’entrer sur la pelouse de la Baltika Arena. Avec 1,69 mètre sous la toise, le petit bonhomme de Stoke City semblait prêt à se faire dévorer tout cru par ses adversaires directs, Aleksandar Kolarov (1,87 mètre) et surtout Nemanja Matić et ses 194 centimètres. Il n’en a rien été.

Shaqirikou n’est pas grand, mais il est vaillant

Bouillonnant, virevoltant, fulgurant même. Les qualificatifs élogieux ne manquent pas pour résumer la performance de l’ailier de poche ce vendredi soir. Shaqiri a fait parler toute sa puissance et a su se défaire des nombreuses attaques dont il a été victime. Sa cheville droite, celle marquée du drapeau kosovar, va bien. Et, il s’en est servi comme d’une baguette de chef d’orchestre pour animer les siens après la magistrale baffe infligée prématurément par Aleksandar Mitrović. Toujours dans les bons coups, Shaqiri est à l’origine des meilleures actions qui entament le réveil de la Nati. Quand il ne lance pas Zuber ou Gavranović, il pivote avec agilité pour canarder Stojković du gauche et maltraiter son poteau. Quand il ne se relève pas de l’agression de Matić en fin de partie, il shoote sur Kolarov et sert malgré lui Granit Xhaka - qui inscrit au passage l’un des meilleurs golazos de ce Mondial.


Et s’il fallait rappeler que ce qui caractérise cette équipe suisse, c’est la subtile association de jeunes talents et de cadres expérimentés, alors la paire Akanji-Shaqiri en serait la meilleure illustration. Il reste une minute à jouer dans le temps réglementaire, le défenseur relance depuis sa surface pour le vétéran Behrami, lequel voit une boule de nerfs partir à la limite du hors-jeu, déterminée à marquer cette rencontre de son sceau. Trois touches de balle plus tard, Xherdan Shaqiri se défait sans mal de Stojković et donne l’avantage (et la victoire) à la Suisse. Comme ça, tout simplement. Lui qui n’avait plus marqué depuis le 9 juin 2017 a bien choisi son moment pour ressortir des limbes.

Les ailes du plaisir

Sa pépite lui aura coûté un jaune. La faute à une rage exprimée en arrachant son maillot pour relâcher la pression accumulée pendant 90 minutes de haute voltige et pendant lesquelles il n’aura pas soufflé une seule seconde. Ce vendredi soir, Shaqiri a vécu une double victoire : celle de son pays d’abord, qu’il relance dans la course aux huitièmes en le ramenant à égalité avec le Brésil. Collective donc. Personnelle aussi, puisqu'il n’aura pas échappé au spectateur attentif que ses doigts croisés sur le chemin de la célébration ne représentaient pas les ailes de la chauve-souris d’Axel Witsel, mais bien celles de l’aigle bicéphale de la Grande Albanie, sœur de sang du Kosovo, sa deuxième patrie, celle à laquelle il aime rendre hommage parce qu’elle fait partie de lui. En langage jeune, on appelle ça une dédicace. D’aucuns y verront une marque d’irrespect envers la Suisse, bien entendu. Mais ils pourront cracher tout leur fiel, cela ne changera rien à la situation. La Nati a gagné avec panache, grâce à deux buts inscrits par deux fils d’immigrés albanophones, fiers de ce qu’ils sont, c’est-à-dire des hommes métissés. Et tant pis si le geste risque de faire râler en Serbie. Le football est devenu bien trop aseptisé pour l’empêcher de commettre une petite folie de temps en temps.

Par Julien Duez
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