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Seri limité

Âme en peine à Fulham, Jean Michaël Seri a traversé la dernière saison de Premier League comme un fantôme. Résultat, la valeur de l'international ivoirien ne cesse de baisser. Il y a quelques jours, Galatasaray annonçait avoir obtenu le prêt de l'ancien Niçois, convoité par le grand Barça il y a deux ans seulement. Mais comment en est-on arrivé là ?

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« Je n’étais plus habitué à voir jouer un tel talent au milieu de terrain de nos jours. Jeu court, jeu long, intelligence tactique, frappe de loin, leadership, organisation du jeu... Madre mia ! Il est fantastique et il a sans aucun doute ce qu’on appelle l’ADN du Barça. » Au moment d’évoquer Jean Michaël Seri en 2017 dans une interview pour le Parisien, Xavi, référence s’il en est au poste de milieu, ne laisse place à aucun doute quant aux qualités de l’international ivoirien. À l’époque, Seri éclabousse de sa classe l’ensemble de la Ligue 1 et suscite l’intérêt concret du grand FC Barcelone, qui offre 40 millions d’euros à l’OGC Nice pour s’attacher les services du joueur. Un peu plus de deux ans plus tard, l’intérêt des grands d’Europe est bien loin. Et force est de constater que s’il a l’ADN du Barça, Seri n’a pas celui de Fulham : à l’issue d’une saison désastreuse chez le triste avant-dernier de Premier League, l’espoir déchu a été prêté il y a une semaine à Galatasaray (qui dispose d’une option d’achat s’élevant à 18 millions d’euros). Mais comment Seri s’est-il retrouvé là ?

Le mirage niçois...

Retour en arrière : à l’issue de la saison 2016-2017, Seri s’est imposé comme une pièce maîtresse de l’entrejeu du Nice de Lucien Favre, solide troisième de Ligue 1. Le milieu de terrain, alors âgé de 26 ans, a survolé le championnat, aligné les performances de grande classe et affolé les statistiques (7 buts, 9 passes décisives en 34 matchs joués, 89,6% de passes réussies). Personne n’a à redire lorsque son nom apparaît au sein du milieu de terrain de l’équipe type de la saison aux côtés de Marco Verratti et Bernardo Silva. Pourtant, c’est oublier qu’au sein d’un club dont l’intégralité des éléments a effectué une saison dantesque, Seri a été un magnifique chef d’orchestre, mais n’a jamais porté Nice à lui tout seul : preuve en est que parmi la liste des Aiglons du mois (dans laquelle figurent notamment Wylan Cyprien, Vincent Koziello, Arnaud Souquet, Alassane Pléa ou Mario Balotelli), le nom de Jean Michaël Seri n’apparaît qu’une seule fois, en mars 2017.


À cela s’ajoute le fait que Nice a réalisé un exercice probablement au-dessus de son niveau réel : la saison précédente, avec un effectif quasiment identique (mais sublimé par Hatem Ben Arfa), Nice n’a fini « que » 5e. Au diapason des performances de son équipe, les statistiques de Jean Michaël Seri sont moins brillantes (3 buts, 6 passes décisives en 2015-2016), mais quand commence la saison 2017-2018, l’intérêt du Barça et l’impression laissée par les performances de Nice et de Seri sont passés par là : les attentes vis-à-vis d’un joueur qui n’a réalisé qu’une seule saison au très haut niveau sont peut-être trop élevées en rapport à son niveau réel. Si bien que face à un troisième exercice respectable (90,4% de passes réussies), Seri apparaît soudain moins lumineux car son équipe fonctionne moins bien (8e de Ligue 1), moins fort car il se montre moins décisif (2 buts et 5 passes décisives) : autrement dit, décevant.

... et le désastre anglais

À l’issue de la saison, la hype autour de Seri s’est évanouie, le FC Barcelone n’est plus intéressé, et c’est finalement Fulham, ambitieux promu en Premier League, qui parvient à arracher le milieu de terrain ivoirien pour un montant de 28 millions d’euros (record du club à l'époque). L’occasion pour lui de revenir sur la fin de son séjour à Nice et sur l’impact du transfert avorté à Barcelone. « Cela m’a affecté, oui, confie-t-il dans un entretien accordé au Guardian. Tout s’est écroulé à cause d’une question d’argent. Mais que peut-on y faire ? La vie continue. Peut-être que c’était la volonté de Dieu : je suis chrétien, j’ai gardé la foi (...), peut-être était-ce ma destinée que de venir ici, en Angleterre, plutôt qu’en Espagne. » Le destin lui réserve en tout cas une expérience anglaise désastreuse : dans une équipe à la dérive, décevant 19e de Premier League, l'influence de Seri, incapable de peser sur la saison de Fulham, est en berne et son jeu ne parvient pas à se développer (un but, deux passes et 87% seulement de passes réussies).


Dans ces conditions, il était impensable pour le joueur, considéré par ses supporters comme un gigantesque flop, d’évoluer en Championship, et pour le club de conserver un salaire aussi élevé. Galatasaray, champion de Turquie en titre, a fait le pari de relancer le joueur de 28 ans. À considérer le sort des rescapés de la belle aventure niçoise de 2017 (Arnaud Souquet à La Gantoise, Alassane Pléa à Mönchengladbach, Vincent Koziello à Cologne, Wylan Cyprien à Nice et Mario Balotelli nulle part), l’option choisie par Seri ne semble pas aussi désastreuse qu’elle pourrait le paraître. En effet, il évoluera au sein d’un club structuré, performant dans son championnat et surtout, exposé à l’international puisqu'il disputera la phase de groupes de la Ligue des champions. Et l’international ivoirien pourra y retrouver un autre ancien Niçois glorieux à la trajectoire sinueuse, Younès Belhanda : le fantôme de Nice n’a pas fini de planer au-dessus de Jean Michaël Seri.

Par Valentin Lutz
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