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Chernik : « Tous mes matchs en Ligue 1 sont les meilleurs jours de ma vie »

Après son passage mitigé à l'ASNL, Sergey Chernik est retourné en Biélorussie. Depuis, trois années de mésaventures l’ont éloigné des terrains dont cinq mois de solitude au Kazakhstan lors du premier confinement et deux faillites de club. Le « gardien en bois » de Pablo Correa, qui jouait la Ligue des champions avant d’arriver en France, revient sur ce parcours en forme de montagnes (biélo)russes.

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Il restera dans la mémoire des amateurs de la Ligue 1 comme le « gardien en bois » de Pablo Correa lors du dernier passage de l’AS Nancy Lorraine dans l’élite (saison 2016-2017). Sergey Chernik est depuis retourné dans son pays natal, la Biélorussie. Avec son club du Chakhtior Soligorsk, champion en titre, le portier a rencontré le BATE Borisov ce samedi (défaite 1-0 lors de laquelle il était remplaçant). Club qui l’a fait connaître, notamment en jouant la Ligue des champions avant de rejoindre Marcel-Picot. Une sorte de renouveau pour le trentenaire (33 ans) après une succession de galères depuis la fin de son contrat en Lorraine, entre blessures, confinement esseulé au Kazakhstan, clubs en difficulté financière obligés de mettre la clé sous la porte... et les joueurs sur le marché. Alors que la guerre a éclaté dans la voisine Ukraine, la Biélorussie a vu son championnat démarrer le 18 mars, soit moins d’un mois après la première offensive russe. Si Sergey Chernik a poliment préféré ne pas répondre aux questions concernant le conflit, l’international est longuement revenu sur son passage dans l’Hexagone, dans un français encore parfait.



Vous avez quitté l’AS Nancy lorraine à la fin de votre contrat en juin 2019. Jusqu’à début 2021, vous n’étiez plus appelé en sélection. Qu’êtes-vous devenu entre-temps ?
Je me suis blessé en fin de saison 2019 et j’ai eu une longue période de rétablissement, au moins quatre mois. J’ai signé au BATE Borisov, mon ancien club, après un appel de l’entraîneur des gardiens vu qu’ils allaient rejouer la Ligue des champions et qu’ils cherchaient un gardien. Ça n’a duré que six mois, car je n’étais pas au mieux de ma forme pour affronter la concurrence.

« Les frontières étaient fermées, donc impossible de retourner en Biélorussie pendant cinq mois. Cinq mois sans famille, sans foot, sans argent dans un pays que je ne connaissais pas. »

Et ensuite, vous vous retrouvez successivement dans deux clubs en difficulté financière...
Début 2020, je signe à Irthysh, au Kazakhstan. Mais le championnat est arrêté au bout de deux journées en raison de la Covid. Ensuite, le club décide de ne pas finir la saison à cause de difficultés financières. Mais les frontières étaient fermées, donc impossible de retourner en Biélorussie pendant cinq mois.

Vous étiez seul ou en famille ?
Seul. Cinq mois sans famille, sans foot, sans argent dans un pays que je ne connaissais pas.

Ce n’était pas trop dur ?
Moralement, énormément. C'était un grand flou qui dure longtemps. Toutes les occupations se ressemblent à force. Je ne voulais pas devenir fou. Chaque jour, j’appelais l’ambassade pour demander quand je pouvais revenir. Sans réponse. En mai, un vol a été organisé pour nous rapatrier. J’ai sauté dedans immédiatement. (Rires.) En Biélorussie, ça a été difficile de retrouver un club vu le contexte économique, et j’ai signé à Gorodeya qui bataillait pour le maintien en première division. On a réussi, mais à cause de problèmes financiers, encore, le club a disparu.

Vous avez renoué avec un club de haut de tableau car vous jouez au Chakhtior Soligorsk, le champion en titre.
J’ai pu retrouver la sélection également, c’est quelque chose d’important pour moi. Personnellement, l’ancien coach ne me faisait pas trop confiance. On a changé au bout de trois matchs cette saison (arrivée du Russe Sergey Tashuev le 12 avril), donc je vais tout donner pour retrouver du temps de jeu. Le Chakhtior Soligorsk est bien dans son championnat, mais en Europe on n’a pas eu de bons résultats encore. Pour être connu en France, il faut se faire remarquer en Coupe d'Europe. Pour l’instant, on bloque un peu en Europe.

Comment situez-vous la D1 biélorusse par rapport à la Ligue 1 et Ligue 2 en France ?
Déjà la Ligue 1 et Ligue 2 sont totalement différentes. La Ligue 2, c’est plus du physique que du foot. (Rires.) Il faut être plus costaud que technique. Notre championnat équivaut aux meilleures équipes que j’ai pu rencontrer en Ligue 2, même si c’est un football différent.

« Dans ma tête, chaque match de Ligue 1, c’était l’équivalent de la Ligue des champions avec le BATE Borisov. »

À votre arrivée à Nancy en 2016, vous êtes un gardien reconnu, international biélorusse qui joue la Ligue des champions. Ça n’a pas été trop difficile de revenir au pays avec un statut moindre trois ans plus tard ?
Le premier problème a été les blessures. C’est ce qui ne m’a pas permis de vraiment bien me défendre. La France est un bon championnat donc les joueurs qui en viennent sont bien vus. Mon passage en France n'est pas un regret, mais vraiment un très bon souvenir. Tous les matchs que j’ai joués en Ligue 1 sont les meilleurs jours de ma vie. Dans ma tête, chaque match de Ligue 1, c’était l’équivalent de la Ligue des champions avec le BATE Borisov.



Vous suivez encore le championnat français ?
Davantage les résultats de Nancy que la Ligue 1, même si je regarde encore les gros matchs. Je suivais encore plus quand Benoît Pedretti était coach (intérimaire d’octobre 2021 à janvier 2022, NDLR) parce que j’ai joué avec lui. Il a toutes les qualités pour être un grand entraîneur en Ligue 1, voire en Europe. Benoît comprend bien le foot. Il est simple dans sa communication avec toi. En plus, c’était un joueur exemplaire dans le comportement. Un vrai bon joueur dans tous les sens du terme. Et un bon coéquipier à côté, celui avec qui on aime parler foot en dehors.

Êtes-vous revenu en France depuis ?
Le Covid a longtemps empêché les voyages, donc non. Mais ma femme a envie de revenir dès qu’on aura quelques jours de repos pour revoir cette ville. Elle l'aimait vraiment beaucoup et puis nous avons encore des amis ici en contact avec nous. D’ailleurs, pourquoi pas revenir à Marcel-Picot s’il y a un match, et j’espère de Ligue 2... Je crois que les supporters m’aimaient bien.

À votre époque nancéienne, Clément Lenglet jouait en défense. Aujourd’hui, il est au Barça. L’auriez-vous imaginé ?
Je n’ai jamais eu cette réflexion quand il était devant moi, mais je ne suis pas du tout étonné. Il transmettait son calme aux autres. Il est le vrai capitaine par excellence. Quand on regarde nos résultats, c’est quand il est parti en janvier 2017 qu’on a plongé au classement. Quelque chose s’est cassé. C’était un des moments-clés de la saison qui a fait qu’on n’a pas su se maintenir.

« Pedretti a toutes les qualités pour être un grand entraîneur en Ligue 1, voire en Europe. »

Pourtant, il était très jeune (21 ans)...
Par son comportement dans le vestiaire, sur le terrain, il était exemplaire. Il avait déjà tout compris. On avait Benoît Pedretti, Alou Diarra, Youssouf Hadji et c’était lui notre capitaine, c’est dire.

Comment êtes-vous arrivé en France ?
2015-2016 a été une très bonne saison pour moi au BATE Borissov. On a joué la Ligue des champions, notamment au Camp Nou, je suis élu meilleur gardien du championnat et on venait d’être champions. C’était le moment pour moi de vivre autre chose, surtout quand un club de Ligue 1 contacte ton agent. J’ai donné mon accord tout de suite. Surtout que je ne connaissais pas la France, j’avais donc l’occasion, à presque 30 ans de découvrir une autre culture, une autre manière de vivre, d’organiser les journées.

Vous saviez que Guy-Roland N’Dy Assembe était déjà le gardien en place ?
Je ne le savais pas, mais la concurrence ne me faisait pas peur de toute façon. Si tu n’es pas prêt à être en concurrence, tu n’es pas prêt à être footballeur.

Et que vous n’étiez pas tellement désiré par le coach, Pablo Correa ?
Je l’ai su à la fin de la première saison quand on est descendus en Ligue 2 et que je me questionnais sur la suite vu comment la fin de saison s’était passée. Un membre du club m’a dit : « C’est la cellule de recrutement qui te voulait et pas le coach. Lui a dû faire avec. »

« Je prenais beaucoup de plaisir en France, même si la situation était dure dans la tête. Je voulais honorer mon contrat. »

C’est pourtant avec vous dans les buts que le club réalise sa meilleure partie de saison à partir du mois de novembre 2016 (13e à la trêve hivernale)...
Parce qu’on progressait. La victoire 4-0 dans le derby contre Metz nous a fait du bien. C’est mon meilleur souvenir à la maison. Après, on a su enchaîner. Nous étions meilleurs, plus solides.

Sur cette période, vous jouez au Vélodrome, à Geoffroy-Guichard, au Groupama Stadium et au Parc des Princes. Retenez-vous un stade particulièrement ?
Le match au Vélodrome contre Marseille. Malgré le score (3-0) et ma blessure à la tête, c’est un souvenir pour toute ma vie. Le stade, les supporters, l’ambiance sont vraiment incroyables quand on se trouve sur le terrain.



Vous êtes titulaire jusqu’à ce match contre Lorient (J30, défaite 3-2). À la fin de la rencontre, les caméras de J+1 filment l’énervement de Pablo Correa durant lequel il vous qualifie de « gardien en bois » . Avez-vous compris tout de suite ?
Non, car on a joué le samedi et il y avait une trêve internationale après. Donc le dimanche, j’ai quitté Nancy pour retrouver la sélection. Je n’ai même pas vu ces images, mais j’ai reçu beaucoup de messages. C’était un peu le choc. Quand je suis revenu, on a parlé avec Pablo.

Vous lui en avez voulu ?
C’était dans un état de colère. Je comprends qu’il a voulu protéger l’équipe pour la fin de saison avec ces mots contre moi. Je ne veux pas dire du mal de lui, car il m’a permis de jouer en Ligue 1. Même si je ne comprends toujours pas pourquoi après ce match je n’ai plus joué. C’est vraiment difficile pour moi de repenser à ce match. Déjà parce qu’on a perdu alors qu’on gagnait 2-0 à la mi-temps et que sans le savoir, c’était le début de la fin.

Et finalement vous restez...
J’ai cherché à partir, mais je n’ai trop rien trouvé. Très vite, Vincent Hognon reprend l’équipe et me fait confiance. Je prenais beaucoup de plaisir en France, même si la situation était dure dans la tête. Je voulais honorer mon contrat.

« La Ligue des champions, c’est toujours une fête, peu importe le résultat. Le plus dur est de jouer le maintien en Ligue 1 et encore plus en Ligue 2. »

Vous aviez un certain statut à votre arrivée et vous vous retrouvez remplaçant en Ligue 2, sans forcément pouvoir trop vous défendre de par la barrière de la langue. Comment avez-vous vécu cette concurrence à deux puis trois gardiens, après l’arrivée de Geoffrey Jourdren à l’été 2017 ?
Maintenant, je comprends mon erreur. Elle n’était pas sur le terrain, mais dans ma tête par rapport à la situation qui, elle, n’était pas trop claire. Les quelques matchs où je devais être tranquille pour être bon, quelque chose me dérangeait. Je n’ai pas pu montrer mon maximum. Quand le coach me faisait confiance, je pensais que je devais faire plus pour aider l’équipe, mais je pensais tellement à être bon pour rester en place que je n’étais pas libéré. En trois ans, j’ai connu cinq entraîneurs, donc ça n’aide pas non plus. Mentalement, c’est épuisant de comprendre à chaque fois des consignes différentes.

C’est jouer la Ligue des champions ou le maintien qui est le plus exigeant ?
Mentalement, le maintien c’est vraiment très difficile. Il y a beaucoup de pression. Chaque match il faut le gagner pour ne pas descendre. Pour toi, pour l’équipe, les dirigeants, les supporters... La Ligue des champions, c’est toujours une fête, peu importe le résultat. Le plus dur est de jouer le maintien en Ligue 1 et encore plus en Ligue 2.



Propos recueillis par Alexandre Plumey
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