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Sarri-Chelsea : Blues brouillés

Annoncé en partance pour la Juventus par certains médias transalpins, pas encore officiellement confirmé par sa direction comme manager de Chelsea la saison prochaine, Maurizio Sarri joue sans doute en grande partie sa tête d’entraîneur des Blues ce mercredi, face à Arsenal, en finale de C3. Un match où il pourrait faire basculer dans le positif une saison au bilan contrasté et enfin remporter un trophée majeur, après s’être à la fois construit une réputation de manager virtuose et d'éternel loser romantique.

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À l'entendre en conférence de presse, Maurizio Sarri se serait donc embarqué dans un drôle de traquenard. Troisième de Premier League, qualifié pour la finale de la Ligue Europa à l'issue de sa première saison comme manager des Blues, l'ancien gourou napolitain, sur lequel la Juventus tenterait de mettre le grappin à en croire certains médias italiens, ne serait pas encore assuré d'aller au bout de son aventure londonienne et de son contrat, qui court théoriquement jusqu'en 2021. « Mon futur ne va pas plus loin que mercredi pour le moment... Comme vous le savez, j'aime beaucoup la Premier League. En ce moment, c'est le championnat le plus important au monde. Je suis donc vraiment très heureux... Mais je veux aussi savoir s'ils sont heureux avec moi ou non. La Juve ? En ce moment, ma tête est à la finale. Ensuite, je parlerai avec Abramovich. »

Sarriball is not Sarrismo


Savoir si Chelsea est satisfait du travail de Sarri, justement, constitue une bien épineuse question. La saison des Londoniens en Premier League semble avant tout placée sous le signe de la déception. Si les Blues ont accroché la troisième place du championnat, ils n'ont surtout pas semblé évoluer dans la même dimension que Manchester City et Liverpool, qui ont terminé respectivement 26 et 25 unités devant eux au classement. Un gouffre comptable auquel n'est pas du tout habitué Sarri, lui qui avait lors de ses trois saisons au Napoli récolté 82, 86, puis 91 points, même si le Scudetto lui avait systématiquement filé entre les doigts. Reste que la première saison anglaise de l'ancien banquier atteste de ses difficultés à importer ses méthodes outre-Manche. En Italie, on parlait de « Sarrismo » . L'Angleterre, elle, l'a rebaptisée « Sarriball » . Deux noms, une même façon de faire : un jeu de possession, des latéraux qui jouent haut, des combinaisons et des dédoublements offensifs travaillés à l’extrême à l'entraînement, pour à la fois confisquer la balle et faire péter le coffre-fort de la défense adverse.


Un schéma de jeu exigeant et complexe, que Sarri n'a pas encore réussi à intégrer à l'ADN d'un Chelsea par le passé habitué à composer avec des coachs tenants d'un football plus défensif et calculateur, comme José Mourinho et, dans une moindre mesure, Antonio Conte. La greffe semble pourtant avoir partiellement pris, comme en attestent les près de 60% de possession des Blues en championnat, un secteur où ils sont seulement devancés par Manchester City. Autre chiffre significatif: c'est Jorginho, le regista en chef de Sarri – qu'il a malicieusement piqué au Napoli lors du dernier mercato estival – qui a touché le plus de ballons en Angleterre cette saison, avec près de 3200 passes distribuées. Colossal, mais trompeur : le jeu des Blues manque indéniablement de vitesse et de verticalité, et Chelsea n'est que la sixième attaque de Premier League, avec seulement 63 buts marqués.



Un total faiblard, alors même que Sarri a rapatrié en janvier dernier un autre de ses chouchous en Angleterre, Gonzalo Higuaín, qui n'a marqué qu'à cinq reprises en championnat. Alan Shearer ne se gênait d'ailleurs pas pour mettre le doigt sur le problème, sur les antennes de la BBC : « Le "Sarriball", c'est demander à un milieu de venir prendre le ballon et faire des passes latérales ? Je ne pense pas que ce soit nouveau dans le football, n'est-ce pas ? » Comme un symbole, quatre des six joueurs ayant effectué le plus de passes en Premier League jouent à Chelsea : outre Jorginho, il s'agit de David Luiz, Antonio Rüdiger, et César Azpilicueta. Soit trois défenseurs, signe que le jeu des Londoniens a tendance à bien trop souvent stagner dans leurs lignes arrières.

C3, la belle consolante


Tout cela n'a néanmoins pas empêché les Blues de se hisser en finale de la C3, l'aboutissement d'un parcours solide, mais sans panache, où le club londonien a successivement éliminé le Dynamo Kiev, le Slavia Prague et l'Eintracht Francfort en huitièmes, quarts et demi-finales. Une finale remportée face à Arsenal ce mercredi pourrait cependant contribuer à remonter significativement la cote de Sarri, lui permettant de concrétiser par un titre une première année qu'il conçoit comme une période de transition, lui qui n'aura jamais cessé de clamer qu'il a besoin de plus de temps pour efficacement faire appliquer son projet de jeu.


Continuer l'aventure avec Chelsea pourrait cependant se transformer en un dangereux exercice d'équilibriste pour l'ex-Napolitain : le club londonien est interdit de recrutement pour les deux prochains mercatos et devrait perdre Eden Hazard, de loin le meilleur joueur du club cette saison (16 buts, 15 passes décisives en championnat), annoncé partant pour le Real cet été. Un futur agité, auquel Sarri aimerait quoi qu'il arrive bien prendre part. À moins que le Mister ne décide de tout plaquer pour retourner dans son Italie chérie – où la Juventus lui ferait les yeux doux – qu'il termine ou pas cette saison avec le trophée de la C3 sous le bras.

Par Adrien Candau Tous propos issus de conférences de presse, sauf mentions.
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