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Sarah Akanji : « Manuel a les qualités pour être capitaine de la Suisse »

Alors que son frère Manuel Akanji se coltinera l'Angleterre d'Harry Kane ce dimanche, Sarah sortira sûrement d’une réunion du conseil cantonal de Zurich. Oui, la grande sœur du défenseur central de la Nati est non seulement footballeuse, mais est également une élue locale au Parti socialiste suisse. Un double rôle qui en dit long sur la personnalité de la jeune femme de 25 ans, dans l’ombre de son jeune frère..

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Quel était le message de votre campagne ?
Le message de ma campagne, c’était l’égalité pour tous, je veux plus d'égalité dans la société. En particulier entre les femmes et les hommes oui, mais aussi j’aimerais que tout le monde puisse avoir les mêmes opportunités. Le milieu d’où l’on vient n’a pas d’importance, le sexe, l’âge, le passeport non plus. Tout le monde devrait pouvoir avoir la possibilité et réussir dans le milieu qui nous intéresse. C’est un message authentique et vrai. C’est mon idée politique oui, je ne pensais pas à la façon dont les gens allaient réagir à ce message, c’est juste mon message et ma pensée, et je veux faire quelque chose pour la société. Et je suis persuadée que tout le monde a le droit d’avoir une belle vie.

Pensez-vous que vos idées sont applicables dans le monde du football ?
Je pense que oui. Par exemple, les primes de Coupe du monde, je suis pour qu'elles soient égales entre les hommes et les femmes. Après tout, les meilleures joueuses féminines s'affrontent entre elles, tout comme les meilleurs hommes à la Coupe du monde.

Quelle image avez-vous de cette Coupe du monde en France ?
Je pense que c’est super que le Mondial féminin se déroule en France. Il y a déjà de très bonnes équipes dans le pays comme l’Olympique lyonnais ou encore le Paris Saint-Germain, mais ça sert encore plus au développement du football féminin dans le pays car les gens accumulent encore plus d’informations sur les joueuses. Ils font un super boulot, c’est une opportunité unique de supporter et imposer le football féminin dans le paysage du ballon rond. Le foot féminin en Suisse par exemple, il n'a aucune visibilité.


Quelle atmosphère règne autour du foot féminin dans votre pays ?
Ça va un peu mieux avec l’équipe nationale, car ils essayent de la mettre un peu plus en avant, mais c’est tout. Même la première division, il n’y a aucun traitement médiatique, c’est quasiment un sport invisible. Bien qu’il y ait de plus en plus de filles qui jouent au football, il y a toujours aussi peu de visibilité. Par exemple, la télé suisse diffusera le premier match, les demi-finales et la finale. Ce que j’aimerais, c’est que la SRF (chaîne publique côté allemand de la Suisse, N.D.L.R) diffuse tous les matchs après la phase de poules, donc à partir des huitièmes. En revanche, il faudrait que tous les matchs de la Coupe du monde, du début à la fin, soient disponibles en ligne sur le site de la chaîne. C’est très important pour le développement du football féminin en Suisse, mais également pour l’égalité. Si c’était la Coupe du monde masculine, on aurait eu plein d’émissions sur toutes les rencontres, des débats avant et après les matchs, du football pendant quatre semaines sans interruption ! Et quand ce sont les femmes, on n’a rien du tout. La télévision suisse est un service public, elle est censée soutenir tous les sports, y compris quand ce sont des femmes qui pratiquent. Et là ce n’est pas n’importe quoi, c’est la Coupe du monde de football féminin, pas juste un match anodin.


Autre histoire : quelques semaines avant, l’équipe masculine de Winterthour jouait à Schaffhausen et avait fait une banderole sur laquelle on pouvait lire « notre équipe féminine a plus de supporters que votre équipe » . Dimanche dernier, cette même équipe est venue, à Winterthour cette fois, et avait écrit sur une banderole des propos qui incitaient à la violence envers les joueuses de mon club.

Comment répondre à ce genre d'action ?
Actuellement, l’enquête est en cours. Nous avons proposé une interdiction de stade pendant deux ans, car c’est une incitation à la haine et à la violence. Il y a donc d'un côté ce genre de choses, et d'un autre, rendre le football féminin plus visible. C'est mon combat depuis trois années maintenant.

Comment comptez-vous vous y prendre ?
Cette demande auprès de la télé suisse, c’est une première chose. Avec deux autres politiciens, j’essaye de promouvoir le professionnalisme dans le football féminin en Suisse notamment grâce à des forums auxquelles participent des experts afin de discuter de tout ça. Maintenant, grâce à la politique, je peux aider au développement du sport féminin.


Allez-vous continuer à jouer avec le Winterthour FC malgré vos obligations politiques ?
Je continuerai de jouer au foot, je ferai les deux. Je ne joue pas au niveau professionnel, je suis en troisième division avec mon club, car on a dû commencer par le bas en 2016. Je suis très attachée à ce club. Avant, il y avait beaucoup de joueuses qui devaient bouger loin pour jouer en club. C'était mon cas, je devais aller à Saint-Gall. En fait, il y avait déjà une section féminine dans le club, mais elle n’était pas professionnelle, c’était des matchs en loisir. Je n’ai pas trop d’explications à cela sachant que Winterthour est connu pour être un bon centre de formation et la sixième plus grande ville du pays. Mais personne n’a insisté pour avoir une équipe féminine et j’ai voulu changer ça. Donc j'ai soumis l'idée au président et j'ai participé activement à la construction de cette équipe : j'étais vraiment à l'initiative du projet il y a trois ans. Aujourd'hui, je suis capitaine de l’équipe et je joue en défense centrale.

Quelles sont vos qualités sur le terrain ?

Je pense que j’ai une bonne vision du jeu. J’aime jouer tactique, indiquer les mouvements à faire sur le terrain, donc je parle beaucoup.

Un peu comme votre frère Manuel Akanji ?
Oui, il a une bonne vision du jeu, on a des mouvements assez similaires, on est tous les deux assez rapides, on a cette capacité de jouer simple. Je peux aussi jouer des deux pieds, mais pas aussi bien que lui. Il pourrait tout faire, être capitaine de la Nati par exemple. C’est une personne très confiante, il aime avoir des responsabilités, c’est un joueur très intelligent qui sait comment son équipe doit s’adapter à l’adversaire. Il a les qualités pour devenir le capitaine de la Suisse, mais bon, je crois que c’est le sélectionneur qui décide.


Quelles relations entretenez-vous avec lui ?
On a une grande sœur aussi, Michelle (elle travaille dans la culture, N.D.L.R), elle ne joue pas au football. En revanche, mon frère et moi jouions ensemble plus jeunes dans le jardin et dans le club du village. Mais il a deux ans de moins que moi, donc on n'a jamais joué dans la même équipe en club. On est très proches, on parle beaucoup. Il écoute ce que je lui dis sur ses performances et il respecte mon opinion, mais ce n'est pas de l’influence, parce que lui seul sait ce qu’il doit faire pour être le meilleur. Il sait exactement ce qu’il veut, dans quel domaine et comment il doit s’améliorer, ce qu’il a à apprendre. C’est quelqu’un de très réfléchi qui a une grande confiance en lui.

Pourrait-il se lancer en politique ?
Il pourrait tout faire, il est très intelligent. Mais je ne pense pas que la politique l’intéresse pour l’instant. Après on ne sait jamais, peut-être que dans dix ans, quand il arrêtera sa carrière, il se lancera en politique.


Propos recueillis par Claude-Alain Renaud
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