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Santamaría : « Le lien entre Ramos et Lopetegui devait être fort »

La bombe est lâchée : engagé officiellement avec le Real Madrid, Julen Lopetegui n’est plus sélectionneur national de l’Espagne. Ancien sélectionneur de la Roja lors du Mundial 1982, mais pas encore au courant au moment de l'appel, José Émilio Santamaría accuse le coup de cette « terrible nouvelle » .

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Bonjour José. Comment jugez-vous cette décision de licencier Julen Lopetegui, à deux jours du début du Mondial en Russie ?
C’est dingue. J’ai du mal à le comprendre... Lopetegui est pourtant quelqu’un de très sérieux et professionnel dans tout ce qu’il fait. En vrai, je ne connais pas encore le fond du problème. Beaucoup de personnes sont encore dans l’expectative à cette heure-ci.

Les faits sont simples : Luis Rubiales, le président de la Fédération espagnole de football, a communiqué sa décision en conférence de presse sans Julen Lopetegui, expliquant en raison principale que la signature au Real Madrid ne devait pas être communiquée en public. Qu’est-ce que cela vous inspire ?
« Assister à une prise de position aussi forte à deux jours du premier match contre le Portugal, ça me laisse sous le choc. »
Je suis surtout extrêmement surpris, parce que Rubiales donne toujours l’impression d’avoir les idées claires et agit pour le bien de la Fédération. Savoir que ces deux personnes ne soient pas parvenues à un terrain d’entente m’interpelle. Je comprends qu’ils aient chacun une fonction à exercer, mais ils doivent aussi collaborer. Assister à une prise de position aussi forte à deux jours du premier match contre le Portugal, ça me laisse sous le choc. Mais encore une fois, attendons de connaître vraiment tous les éléments du dossier pour bien le comprendre. Tout n’a pas encore été dit.

Rubiales a parlé de « respecter des valeurs » et que « personne ne peut échapper aux règles » à travers cette destitution de Lopetegui. Que faut-il comprendre de cette intervention ?
C’est difficile d’ouvrir une conversation là-dessus. La situation est difficile et désagréable à la fois. Ce genre de situation arrive dans le football, surtout dans l’ère moderne, où il y a de plus en plus de rebondissements inattendus. En voilà un nouveau...


Lors de la Coupe du monde 1982 en Espagne, vous aviez pu prendre conscience de l’importance d’un sélectionneur par rapport à son vestiaire... Quel impact le coach possède-t-il sur ses joueurs ?
Il est très fort, sans doute possible. Lopetegui possédait un lien de longue durée avec des joueurs qu’il avait déjà eus chez les espoirs comme Isco. Sans savoir comment se passe la cohabitation de ce groupe, il est difficile de se faire une opinion sur leur capacité à digérer une telle nouvelle. À l’extérieur en tout cas, cela crée une grande interrogation.

Comment l’Espagne peut-elle gérer cette compétition désormais ?
Sans son sélectionneur qui devait avoir un rôle fondamental, à la fois sur et en dehors du terrain, l’Espagne va devoir faire face à cette situation. Je me souviens qu’à mon époque en tant que sélectionneur, nous avions déjà eu un épisode compliqué avec l’enlèvement de Quini... Ce sont des situations dans lesquelles travailler devient très compliqué. Mais malgré cela, l’Espagne doit garder le cap et ne pas changer son état d’esprit.

La France avait vécu un scandale au sein de son vestiaire en 2010, aujourd’hui l’Espagne vit un vrai séisme avec un sélectionneur viré avant le tournoi. Est-ce qu’on peut craindre le pire pour la Selección ?
« Une fois que la sélection est en jeu, il ne doit plus y avoir d’histoires de Real Madrid ou de FC Barcelone. »
Le moment est très délicat. Il faut prendre son temps pour digérer, dialoguer, que ce soit entre les joueurs, mais aussi entre la personne qui sera en charge de l’équipe durant la compétition (Hierro a été nommé quelques minutes après cet entretien, N.D.L.R.) et les joueurs. Ce qui importe, c’est que toute l’équipe, titulaires comme remplaçants, soit unie et lutte jusqu’à la fin du tournoi. Une fois que la sélection est en jeu, il ne doit plus y avoir d’histoires de Real Madrid ou de FC Barcelone. Les joueurs doivent savoir que ce genre d’incommodités ne peut apporter que des problèmes. Il faut rester solidaires et gagner nos adversaires, peu importe le pays.


Les joueurs avaient tissé des liens forts avec Lopetegui, mais aucun d’entre eux ne semble avoir eu son mot à dire... Est-ce que nous n’avons pas assisté à une guerre d’ego entre Rubiales et Lopetegui ?
Rubiales vient tout juste d’arriver à la tête de la Fédération (nommé le 17 mai dernier, N.D.L.R.). En vrai, il me semble peu probable qu’il soit rancunier vis-à-vis de Lopetegui avec aussi peu d’expérience à la présidence. La situation est étrange, mais au milieu, il y a le Real Madrid. C’est un club qui pourrait attirer n’importe quel entraîneur. Comme Lopetegui a déjà porté ce maillot, je crois qu’il avait toujours un amour fort pour le Real. En revanche, au vu des circonstances, le football moderne l’a semble-t-il très mal vécu.

Est-ce que le capitaine a tout de même son mot à dire là-dedans ?
Je ne suis pas à l’intérieur du groupe, donc il est difficile de répondre à cela. Le problème, c’est que le football a beaucoup changé. À mon époque, le capitaine était la voix suprême sur un terrain de football, il était le lien entre l’équipe et l’entraîneur pour obtenir un résultat positif. J’imagine que le lien entre Ramos et Lopetegui devait être fort... C’est une terrible nouvelle.

Quel va être le rôle du nouveau sélectionneur, intérimaire ou non ?
Son rôle sera très compliqué à assumer. Il va devoir réunir toutes ses connaissances du football pour faire marcher cette équipe. Tout ce qu’il va faire sera dans le bien de l’équipe. Il lui faudra aussi un peu de chance pour que toute cette histoire ne soit qu’une simple péripétie, beaucoup de courage et un sens aigu des responsabilités.

Propos recueillis par Antoine Donnarieix
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