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Sant Andreu, le Rayo de Barcelone

Petit poucet de ces seizièmes de Coupe du Roi, l’UE Sant Andreu, pensionnaire de quatrième division, n’est pourtant pas inconnu auprès de l’Atlético, son adversaire du jour. C’est qu’avec son siècle d’existence, et ses nombreuses similitudes avec le Rayo Vallecano, il fait figure d’historique du football catalan.

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Un Clásico entre le FC Barcelone et le Real Madrid peut en cacher un autre ou, du moins, cacher un autre duel entre formations des deux plus grandes villes d’Espagne. Mais cette fois, pas de diffusion en mondovision, ni de Camp Nou rempli ras la gueule. À quelque neuf kilomètres de l’antre blaugrana, direction nord-est, le stade municipal de Narcís Sala, propriété de l’UE Sant Andreu, accueille pour ce seizième de finale aller de la Coupe du Roi l’Atlético de Madrid. Un duel entre David et Goliath, donc, puisque le tenant du titre de la Ligue Europa et épouvantail de la Liga se déplace chez le petit poucet de cette édition, militant actuellement en Tercera, soit le quatrième échelon national. Plus qu’une découverte pour ce club de quartier barcelonais – Sant Andreu et Atlético se sont déjà affrontés, en 2013, au même stade de la compétition –, il s’agit d’un retour au premier plan pour cet historique du football espagnol qui, à défaut d’avoir déjà atteint les sommets, n’a jamais fait que les tutoyer. Et si Barcelone n’est pas Madrid, l’Unió Esportiva, en catalan dans le texte, renvoie par bien des aspects vers son pendant madrilène, le Rayo Vallecano.

Catalan plus que Barcelonais


Pour comprendre la portée symbolique et identitaire de l’UE Sant Andreu, fondé en 1909, soit une décennie après la naissance du FC Barcelone, il faut savoir quel a été le terreau ayant permis son éclosion. À l’instar dudit Rayo Vallecano et de son quartier de Vallecas, autrefois indépendant et actuellement inféodé à Madrid, « Sant Andreu est une ancienne ville qui a été rattachée à Barcelone au début du XXe siècle, mais qui conserve encore aujourd’hui sa propre identité. En faisant fi des spécificités des capitales de Castille et de Catalogne, il y a un petit air de Vallecas ici » , précise Jordi Petit, dirigeant du secteur social et historien du club. À l’époque, ce faubourg barcelonais rassemble de nombreuses industries et, par ricochet, accueille une population déshéritée composée de nombreux immigrés. Preuve de ce melting-pot rare en cette fin de révolution industrielle espagnole, la première photographie d’une équipe de football en Espagne a été prise dans ce quartier en 1900. L’Escocés FC, composé intégralement d’ouvriers écossais travaillant à la Fabra i Coats, l’une des plus grandes manufactures du pays, était alors le club de Sant Andreu.



Né sous le nom de Club Zeta, puis renommé Andreuenc Foot-ball Club, l’UE Sant Andreu prend son nom définitif en 1929 dans une capitale catalane en pleine effervescence pré-guerre civile, dans un quartier qui fait la part belle à l’anarchisme et au catalanisme. De fait, son maillot « adopte les couleurs de la Senyera, le drapeau de la Catalogne indépendante » , dixit Jordi Petit. À savoir, des bandes rouges et jaunes qui donnent le nom de Quadribarrats – les quatre barres du drapeau catalan, en VF – aux joueurs de Sant Andreu. Côté sportif, ils vivent leurs plus belles heures au lendemain de la prise de pouvoir de Franco. « En 1951, l’équipe a terminé quatrième de Deuxième Division, à seulement trois points de monter en Liga, abonde l’historien local. C’était l’époque des derbys face au club voisin de l’entreprise Fabra i Coats. Les derbys étaient disputés, mais se finissaient toujours dans le sourire. Tout le monde était voisin de palier. »

Joan Laporta, Joan Gaspart et ex de Dani Alves


Avec la disparition de son voisin, englouti par le FC Barcelone qui en fera par la suite sa réserve, l’UE Sant Andreu retombe dans l’anonymat jusque dans les années 1970, avec un quart de finale de Coupe face au FC Séville et une élimination lors de l’édition suivante face au Real Madrid. Puis, la chute, le club végétant dans les bas-fonds des divisions professionnelles et devenant la proie des grands bourgeois barcelonais. À l’instar du Rayo et de ses multiples présidents loufoques, l’UE, où s’est formé en tant que joueur un certain Joan Laporta, passe en 2004 sous le joug d’un autre Joan, Gaspart, ancien président du FCB, qui la transforme en société anonyme.



Le passage dans le monde professionnel est loin d’être une réussite, le club alternant descentes et montées, risques de banqueroute et dettes mirobolantes. Symbole de cette décadence grandissante, le club passe même, durant la saison 2013-2014, aux mains de Dinorah Santa Ana, ex-femme et agent de Dani Alves. « La venue de l'Atlético remonte le moral et permet une grosse rentrée économique  » , conclut un Jordi Petit qui professe : « Plus que des joueurs, l’Atlético devra faire face à des supporters sur le pré. » Et à la fierté de tout un quartier.

Par Robin Delorme
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