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San Ciro

Dans l'ombre d'Harry Kane, d'Edinson Cavani ou de Messi, Ciro Immobile cartonne tous les gardiens qu'il croise et est actuellement le meilleur buteur d'Europe.

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« Ball don't lie ! » , et c'est Rasheed Wallace qui le dit. Ou plutôt qui l'a hurlé pendant presque vingt ans sur tous les parquets de NBA, avec ses tatouages aux épaules et son bandeau scotché autour d'un crâne qui bouillonnait deux mètres et dix centimètres au-dessus du niveau de la mer. Au printemps 2004, au moment où le « Sheed » soulève son premier et dernier titre NBA, Denzel Washington descend les bouteilles et les Mexicains dans Man on fire et revisite le gimmick de façon délicate et poétique : « Tu sais ce qu'on dit ? Une balle dit toujours la vérité. Elle ne ment jamais. » Soit. Rayons les balles – de basket ou de M16 – de la liste des menteurs, où poireautent toujours les hommes politiques, Jim Carrey dans Liar Liar, et ce débilos de Pinocchio. Mais s'il y a une chose qui ne ment jamais et qui n'a besoin ni d'un basketteur à moitié dément, ni d'un dialoguiste fou pour être défendu, ce sont bel et bien les chiffres. Encore plus dans le sport. Des longues listes de statistiques et de pourcentages qui dansent au milieu de tableaux Excel ou sur des feuilles de papier volantes, et qui semblent annoncer fièrement : « Je jure de parler sans haine et sans crainte, de dire toute la vérité, rien que la vérité. » Et dans un monde où on calcule le taux de passes longues des gardiens à la décimale près, le nombre de buts marqués reste le roi de la jungle. Une statistique brute, puissante, d'une simplicité biblique, faite pour animer les passions. Faite aussi pour dissiper les flous et pour remettre les choses à leur place. Ainsi, en ce lundi après-midi tout frisquet, le meilleur buteur d'Europe ne s'appelle pas Harry Kane. Il ne joue ni au Barça ni au PSG, ne participe pas à la Ligue des champions, ne verra même pas la Coupe du monde et se nomme Immobile. Ciro Immobile.

Galette des rois


La couronne a changé de tête le 6 janvier. Normal, c'était l'Épiphanie. Le jour où on envoie un grand dadais réticent sous la table pour distribuer les parts de galette, et où on attend qu'un des convives raye une de ses dents sur la fève pour l'installer sur le trône. Samedi dernier, Ciro Immobile n'est pas tombé sur une fève, mais sur quatre, qu'il a catapultées dans les filets de la SPAL sans se poser de question. Un but, puis deux, puis trois, puis un quadruplé en 31 minutes histoire de déposer Icardi sur le bord de la route et de redevenir meilleur buteur de Serie A, et de prendre le pouvoir sur le reste du Vieux Continent.


Car pendant que les Français restent focalisés sur la folle saison de Cavani, que les Anglais comptent chaque week-end les pions de Kane, que les Espagnols préfèrent compter les millions que le Real pourrait claquer pour l'enrôler, et que l'Allemagne se tape un duel entre Lewandowski et Aubameyang depuis trois ans, la Botte assiste à un chassé-croisé affolant entre Icardi et Immobile depuis le début de saison. Aucun des deux larrons n'était sur le podium des meilleurs buteurs de Serie A la saison dernière, ni celle d'avant, mais c'est désormais eux qui se disputent le maillot jaune loin devant Dybala, Mertens et Higuaín. Et en plantant son vingtième but de la saison en championnat, le glouton de la Lazio est devenu le meilleur buteur des cinq grands championnats devant Cavani. Toute compétition confondue, Immobile et Kane en sont à vingt-six chacun. C'est beaucoup, sauf que l'Anglais est en train de devenir l'attaquant le plus coté de la planète, tandis que l'Italien reste dans un relatif anonymat.

Délit de sale gueule


Immobile fait en partie les frais de la surexposition de la Premier League. La Serie A, elle, reste ce championnat dont on aime dire qu'il ne s'y passe rien à part des 0-0 que seuls les fervents tacticiens apprécient, et qui sera de toute façon remporté par la Juve. Et tant pis si, cette saison, l'Italie est le seul pays dans lequel il reste du suspense, les clichés gardent le cuir épais. Ciro est également coupable de jouer pour la Lazio, club difficile à aimer, peu suivi par le très grand public, et qui ne joue « que » la Ligue Europa. Forcément, marquer des buts contre le Vitesse Arnhem ou le Zulte Waregem, ça a moins de gueule que d'aider Tottenham à dominer une poule dans laquelle se trouvent Dortmund et le Real. Il ne faut pas oublier qu'il y a un an et demi, Immobile atterrissait à Rome sans faire de bruit et n'était qu'un attaquant de 25 ans recruté pour moins de dix millions d'euros. Un type qui n'arrivait plus à mettre un pied devant l'autre depuis un bout de temps, un espoir perdu dans un club qui n'avait justement plus beaucoup d'espoir à revendre. Sauf que quand deux gueules cassées se rencontrent, ça fait parfois des étincelles.



En claquant 23 buts en championnat la saison dernière et en arrivant à vingt dès janvier lors du millésime en cours, Immobile est devenu le premier joueur de la Lazio à franchir cette barre deux ans d'affilée depuis Beppe Signori, il y a un quart de siècle. Un Signori qui avait fini meilleur buteur de Serie A trois fois en quatre ans, et qui avait quitté la Lazio quelques mois avant la Coppa Italia remportée en 1998. Vingt ans plus tard, la Lazio est à une marche d'une deuxième finale consécutive après la défaite de 2017, et Immobile serait bien inspiré d'aider les siens à la choper. Si les chiffres ne mentent pas, les lignes sur un palmarès non plus.

Par Alexandre Doskov
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