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Samuel Gigot, un homme de goût

Pas la peine de cuisiner Samuel Gigot pendant sept heures pour trouver de la saveur dans sa carrière. Il suffit de se pencher sur la feuille de match du Spartak Moscou-CSKA Moscou (2-1) disputé lundi dernier et au cours duquel le défenseur avignonnais a claqué un doublé inattendu et plein de panache. Suffisant pour être le héros d’un club qui rend visite aux Portugais de Braga, ce jeudi en barrage aller de Ligue Europa. Focus sur un joueur qui se situe quelque part entre Gaël Givet et John Terry. Autrement dit sur un ring.

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André Schürrle a remporté la Coupe du monde 2014, un championnat d’Angleterre avec Chelsea, deux Coupes d’Allemagne avec Wolfsburg et Dortmund et deux-trois autres babioles décorent son armoire à trophées. Pour autant, l’international allemand de 28 ans n’a jamais semblé aussi heureux que lundi dernier, dans le vestiaire de l’Otkrytie Arena, après la victoire de sa nouvelle équipe face au CSKA Moscou, dans le cadre de la 6e journée du championnat de Russie. Debout sur une table et torse nu, l’attaquant, encore plus surexcité que ses coéquipiers, s’est soudainement mis à lancer un chant qui ne contenait qu’un mot : « Gi-got ! Gi-got ! Gi-got ! » Samuel Gigot, auteur des deux buts du Spartak - dont un sur une passe décisive de Schürrle -, avait mis plus de temps que ses collègues de travail à rentrer au vestiaire, son itinéraire étant ralenti par la remise d’un trophée d’homme du match qu’il n’avait pas volé.



Un doublé dans un derby moscovite, rien de mieux pour être adopté définitivement par les supporters du Spartak, qui à l’instar du jeune Dmitry sur Twitter, ont eu du mal à cacher leur amour pour le rugueux défenseur central : « Merci à la France pour Samuel Gigot. Nous aimons ce gars. C’est un vrai guerrier. » Cette saison, le Français s’était déjà enfilé un shot d’adrénaline en marquant à la 93e minute de la 1re journée du championnat face au Dinamo Saint-Pétersbourg (1-0). Le voilà désormais à deux longueurs du leader du classement des buteurs, Aleksandr Sobolev (Krylya Sovetov, 5 buts) et à portée de fusil de la légende Artem Dzyuba (Zénith, 4 buts).

Un premier match pro contre le Niort d’Emiliano Sala

La vérité, c’est que si Samuel Gigot est une attraction en Russie, son nom n’évoque pas grand-chose en France. Des frissons comme celui de lundi, l’Avignonnais n’a pas eu l’occasion ni d’en ressentir ni d’en donner dans l’Hexagone, où son talent n’a jamais été reconnu au-delà du Vaucluse. Il n’a pour ainsi dire jamais représenté un club d’un autre département que celui de sa naissance : MJC Avignon, Avignon Football 84, US Le Pontet puis l’AC Arles-Avignon, avec lequel il a découvert le monde pro. C’était le 30 août 2013, jour où Franck Dumas l’a lancé à la 19e minute d’un match de Ligue 2, car Hugo Rodríguez s’était blessé. Gigot, alors coéquipier de Téji Savanier et Ludovic Butelle, vit un dépucelage plutôt classique pour un jeune homme de 19 ans : pas de grands exploits et une défaite honorable ramenée de Niort, qui s’en sort grâce à un penalty d’Emiliano Sala.

Vidéo

Inspiré par Gaël Givet

Ce n’est pas à Arles que Gigot réussira à s’épanouir, mais il profitera toutefois de la présence de Jonathan Zebina et surtout du retour au bercail de Gaël Givet, dont il dit se sentir très proche, pour savoir ce qu’il veut faire du poste de défenseur central que son gabarit (1,87m, 83kg) lui a imposé. « On va dire que j’ai plus de qualités physiques, mais j’essaye de devenir un relanceur. J’essaye ! » déclare-t-il avec lucidité en décembre 2013 au blog Eleven FC.


Parce que cet amour du combat devait survivre au dépôt de bilan de l’AC Arles-Avignon à l’été 2015, « la Gigue » a décidé de donner un nouvel élan à sa carrière en déménageant en Belgique. Venu pour ne beurrer aucune tartine, le défenseur s’endurcit en Jupiler League, brille une saison et demie à Courtrai avant de passer autant de temps à La Gantoise, qui l’avait acheté 1,3 million et le revendra 8 millions d’euros au Spartak à l’été 2018.

Harry Kane dans sa petite poche

Si ces trois années en Belgique devaient se résumer à un seul moment, alors les mémoires sélectionneraient forcément ce 16e de finale de Ligue Europa remporté brillamment par La Gantoise face à Tottenham en février 2017 (1-0, 2-2). Pendant 180 minutes, Harry Kane n’avait alors pas été capable de trouver le chemin des filets, complètement anéanti par la charnière composée de Gigot et du futur Strasbourgeois Stefan Mitrović. Fatalement, le garçon, dont les modèles s’appellent Thiago Silva, Vincent Kompany et John Terry, est élu meilleur joueur de la saison par les supporters de La Gantoise et attire le regard de clubs plus huppés. Voilà comment il atterrit en Russie à l’été 2018, en pleine Coupe du monde. Gigot prend place sur le même nuage que n'importe quel Français qui débarque à Moscou à cette période. Il s’intègre parfaitement en marquant dès son premier match amical contre l’Avangard Kursk (2-0) - le 1er juillet, soit le jour où la Russie se paye l’Espagne en 8e de finale (1-1, 4-3 tab) – puis le 28 juillet lors de la 1re journée du championnat face au Gazovic Orenburg (1-0). La suite est moins rigolote : victime début septembre d’une rupture des ligaments croisés qui l’écartera des terrains pendant sept mois, Gigot trouve simplement un brin de consolation en apprenant que le club envisage de recruter le vieux John Terry pour le remplacer. L’Anglais déclinera finalement l’offre à la dernière minute.

Frère d'un crack du rugby à XIII

Pendant cette convalescence, Gigot, quand il ne bosse pas comme un acharné, revient voir sa famille, et notamment son grand frère. Tony Gigot n’est pas n’importe qui. Membre de l’équipe de France de rugby à XIII et star des Dragons catalans, l’arrière a un temps hésité avec le foot : « Jusqu’à l’âge de 15 ans, je jouais aux deux. J’ai finalement privilégié le rugby à XIII. Au foot, je n’étais pas très fort, mon frère si » , livre-t-il à France Bleu Roussillon. Tony a donc finalement choisi le rugby à XIII et ne l’a pas regretté quand, en août 2018, il a soulevé le Lance Todd Trophy remis au meilleur joueur de la finale de la Cup (les Dragons catalans participent au championnat anglais et à la coupe d’Angleterre), une première pour un Français. Tony Gigot avait alors été le grand artisan de la victoire face aux Wolves de Warrington (20-14), un sacre qui correspondait au premier trophée de l’histoire des Perpignanais. Quand il a raconté tout ça à son petit frère, Tony lui a sûrement épargné les détails de l’atmosphère de Wembley. Car c’est dans ce même stade que Samuel, un an plus tôt, avait mis dans sa poche Harry Kane. Puisqu’il avait deux poches, il en avait profité pour mettre dans la deuxième le trophée d’homme du match. Il fallait qu'André Schürrle soit au courant de cette histoire.





Par Matthieu Pécot
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