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Samba Diop : deux ans après, toujours les mêmes questions

Le 7 avril 2018, la disparition de Samba Diop, jeune footballeur du centre formation du Havre AC, terrassait sa famille et les supporters ciel et marine. Deux ans après le drame, les circonstances du décès du joueur restent inexpliquées, laissant la famille Diop dans le désarroi. Malheureux anniversaire.

On connaît l'histoire. On la connaît depuis deux ans, moment où Samba Diop s'est éteint brutalement. C'était le 7 avril 2018. La veille, ce grand espoir du Havre Athletic Club avait appris que le club dont il défendait les couleurs depuis ses cinq ans lui proposait de réaliser un premier rêve : signer son premier contrat professionnel. Disons les choses clairement : en deux ans, personne n'a vraiment réussi à faire le deuil de Samba, et surtout pas ses proches, focalisés sur les conditions troubles qui ont accompagné la mort de Samba. Une disparition qui soulève de nombreuses interrogations, raison pour laquelle Arame, la maman de Samba, se bat chaque jour depuis deux longues années. Un combat difficile et nécessaire. Vingt-quatre mois se sont écoulés depuis le drame, et la famille, bien qu'écrasée par la douleur, garde espoir de connaître un jour la vérité lui permettant d’entamer un deuil jusque-là impossible. Comment Samba, un jeune sportif en pleine forme, a-t-il pu mourir subitement, sans aucune explication ? Les Diop souhaitent que les « responsables » sortent du silence.

« Maman, je vais mourir, et c’est à cause de l’injection »


« Ce matin-là, il s’est réveillé avec un grand sourire comme tous les jours. Il a pris son petit-déjeuner et est parti à l’entraînement. Quand il est revenu à 13 heures, il n’était pas comme d’habitude, il avait l’air fatigué. En un clin d’œil, j’ai vu mon enfant disparaître, partir » , raconte Arame Diop. Le vendredi 6 avril 2018, Samba avait effectué un entraînement avec l'équipe réserve, le lendemain, il devait participer à une rencontre contre Lorient. À la fin de la séance, le défenseur rejoint la salle de soins afin d’apaiser une douleur à la hanche qu’il avait depuis quelques semaines. C’est à ce moment que la kinésithérapeute l’emmène voir le médecin du club. Ce dernier procède à une injection de kétoprofène, un anti-inflammatoire. Son état se dégrade rapidement au cours de la journée. « Il m’a dit qu’il avait froid, qu’il était vide, qu’il n’avait plus de jus. Dans la nuit, il est allé aux toilettes et je l’ai entendu tomber, j’ai couru vers lui, il m’a regardé droit dans les yeux et m'a dit "Maman je vais mourir et c’est à cause de l’injection" » , poursuit-elle. Transporté à l’hôpital, Samba décède quelques heures plus tard.


L’autopsie réalisée par la suite révélera une « défaillance multiviscérale majeure » , conclusion qui laisse un goût amer à la famille Diop, persuadée que l’injection effectuée quelques heures plus tôt a un lien avec la mort de Samba. « L’autopsie est très ouverte sur les causes du décès, on n’arrive pas à voir les causes précises, mais elle écarte quelques possibilités comme la pathologie cardiaque. Elle n’écarte pas du tout l’hypothèse de l’injection qui a causé la mort » , explique Me Yassine Bouzrou, l’avocat de la famille. Selon lui, l’utilisation de kétoprofène relève tout simplement de l’erreur médicale : « Ce n’était pas un traitement courant, c’était dangereux. » Cette gêne à la hanche, le joueur de 18 ans avait pour habitude de la soulager lui-même avant et après chaque effort physique, mais jusque-là, il n’avait jamais été question d’injection. « Samba avait l’habitude, c’était le cas depuis juillet. Il a joué une vingtaine de matchs avec cette gêne, mais cela ne posait pas problème. Il utilisait des électrodes et la douleur passait rapidement » , précise sa mère. De fait, à la suite des résultats de l’autopsie jugés non concluants, une information judiciaire est ouverte et une contre-expertise est réclamée par la famille afin de déceler les véritables causes de la mort.

Le silence prend la parole


Deux ans plus tard, l’enquête ouverte par le parquet du Havre est au point mort, et les conclusions des expertises médico-légales ne sont toujours pas connues. « Je suis meurtrie, en colère. Deux ans après, je ne sais rien. J’aimerais que certaines personnes, les personnes qui sont concernées de près ou de loin par le décès de Samba, parlent une bonne fois pour toutes » , implore Arame Diop. Une attente insoutenable qui a poussé l’entourage du joueur à déposer plainte en décembre dernier contre l’association sportive du club, trois de ses dirigeants ainsi que le médecin pour homicide involontaire. « Nous avons décidé de porter plainte pour homicide involontaire, car au regard des premiers éléments de l’enquête, nous avons la conviction qu’il y a une quasi-concomitance entre l’injection d’anti-inflammatoires puissants faite par le médecin et le décès fulgurant de Samba Diop. Il faut savoir qu’on a aussi porté plainte contre le club parce qu’on estime que les pratiques médicales ne sont pas isolées, mais répondent aussi à des directives du club » , affirme Me Bouzrou.


Mais face à ces accusations, le club se mure dans le silence. Contacté par nos soins, il ne s’autorise plus aucune sortie médiatique, préférant attendre les résultats de l’enquête pour s’exprimer. En décembre dernier, Jean-Marc Poupel, le médecin du HAC, avouait au média Loopsider ne pas avoir consulté le dossier médical de Samba avant de procéder à l’injection de l’anti-inflammatoire, jugeant que cette pratique était sans risque : « Je vois 50 personnes par jour, je fais 40 fois par jour de la mésothérapie, c’est un truc qui est inoffensif, donc il n’y a pas d’erreur. » Du côté de la famille, le mutisme des dirigeants havrais pèse sur les cœurs, et les explications se font toujours attendre. « Pendant une année, je me suis tue, j’ai laissé le temps au HAC, de manière que le club vienne me parler. Il est temps qu’il vienne me dire la vérité. J’entends dire "Samba Ciel et Marine pour toujours" et c’est vrai. Samba a sacrifié sa courte vie pour ce club. Il a tout donné à ce club, tout. Il y a eu une erreur médicale, mais personne n’est venu me le dire. J’aurais aimé qu’on vienne me donner des explications » , déplore Arame Diop, convaincue que le silence auquel elle se heurte depuis de longs mois cache d’importants dysfonctionnements au sein du centre de formation normand.

« On n’avait pas de médecin fixe au club »


Les semaines précédant son décès, Samba était en convalescence et revenait tout juste d’une mononucléose. Le médecin Jean-Marc Poupel avait donné son feu vert pour qu’il regagne les terrains. Était-il vraiment en état de jouer ? La question se pose. Dans son procès-verbal, le médecin indique qu’il aurait reçu certaines pressions de la part de sa direction. Affirmant que cette dernière voulait absolument faire jouer le défenseur contre l'équipe réserve de Lorient, le samedi 7 avril 2018, et ce, malgré sa douleur à la hanche. Une version partagée par Teddy Okou (Créteil, prêté par Lille), coéquipier de Samba cette année-là : « J’ai l’impression qu’ils ont tout fait pour qu’il soit sur pied. On vivait une saison difficile, mais vraiment très difficile, on pouvait descendre et il y avait besoin de tout le monde. Samba était devenu un élément clé de l’équipe, on avait besoin de lui. » Le lendemain de l'injection, Samba était censé être titulaire lors de cette rencontre importante dans la course au maintien.



De plus, au cours de la saison 2017-2018, il n’y avait plus de médecin permanent au centre de formation pour soigner et suivre la santé des jeunes footballeurs. « Globalement on a toujours été bien suivis, mais cette année-là, il y a une période où le doc du club était parti, du coup il y a eu un temps de transition avant qu’un nouveau médecin arrive. On n’avait pas de médecin fixe au club » , note Şeref Can Büyük, passé par la Cavée verte en même temps que Samba. L’ancien médecin qui aurait quitté son poste à la fin de la saison précédente n’a pas été remplacé dans l’immédiat. La place a ainsi été laissée vacante durant plusieurs mois, jusqu’à ce que Jean-Marc Poupel reprenne les rênes fin 2018. « Je ne sais pas si ce qu’il se passe dans les centres de formation est clair. Est-ce qu’ils prennent bien soin de ces gamins-là ? s’interroge Arame. Leurs manquements ont causé le décès de mon enfant. » Deux ans après le drame, et malgré ce que la famille Diop et les supporters havrais ne cessent de réciter, difficile de dire que Samba repose en paix.



Par Chloé Saunier, au Havre
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