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Samatta, la perle de Tanzanie

S'il n'est pas encore énormément connu dans l'ensemble de l'Europe, Mbwana Aly Samatta représente pourtant l'homme le plus populaire de Tanzanie. Capitaine de son pays et deuxième meilleur buteur de la Jupiler Pro League, l'attaquant compte maintenant porter sa nation le plus haut possible durant cette CAN. Retour sur le parcours d'un gars doué.

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Le capitaine de la Tanzanie, champion de Belgique avec Genk et deuxième meilleur buteur de la Jupiler Pro League, est l’homme le plus connu de son pays. Mbwana Aly Samatta, qui devrait bientôt quitter les Flandres, brille pourtant surtout pour sa discrétion en dehors des terrains. Pas le genre de joueur à nourrir régulièrement les colonnes de la presse people ou à étaler sa vie sur les réseaux sociaux, le bougre. Son compte Twitter est raisonnablement actif ? Pour comprendre quelque chose, mieux vaut maîtriser le swahili.


À 26 ans, Mbwana Aly Samatta est également apprécié ailleurs si on se réfère au nombre de clubs anglais, allemands, turcs et italiens qui ont ces derniers temps manifesté leur intérêt pour le buteur de la Tanzanie. Et sa cote de popularité reste aussi particulièrement élevée à Lubumbashi, dans cette partie de la République démocratique du Congo où l’attaquant, grâce à son efficacité récurrente avec le TP Mazembe, s’est construit une réputation qui lui a permis de s’envoler vers l’Europe.

C’est Katumbi qui l’a dit


L’attaquant des Taifa Stars ne rate d’ailleurs jamais l’occasion de rappeler à quel point Lubumbashi a constitué une étape importante, dans sa construction d’homme et de joueur. « Il dit souvent que la RD Congo est son deuxième pays » , confirme Frédéric Kitengie, le directeur sportif des Corbeaux. Le club lushois, un des plus puissants d’Afrique grâce à la surface financière de son richissime président Moïse Katumbi, a l’habitude d’aller recruter des joueurs dans les pays anglophones limitrophes. Les dirigeants congolais tombent alors sous le charme de Samatta, âgé de 19 ans au printemps 2011. À cette époque, le buteur sévit déjà à Simba SC, le deuxième club le plus titré du pays derrière Young Africans, qu’il a rejoint quelques mois plus tôt. Et le hasard place Simba sur la route du TPM, lors du premier tour de la Ligue des champions africaine 2011. « Il avait fait du mal à notre défense, à l’aller comme au retour » , se souvient le Sénégalais Lamine Ndiaye, alors entraîneur de la formation congolaise. Samatta, déjà auteur d’un doublé au tour préliminaire face aux Comoriens d’Elan Club (4-2, 0-0 à l’aller), marque un des trois buts de son équipe finalement éliminée (1-3, 2-3). « Aux yeux de Katumbi, il fallait absolument le recruter » , poursuit le technicien. Et quand Moïse parle...


Pour Samatta, qui gagne autour de 300 euros – hors primes – à Simba SC et dont la notoriété n’a pas encore dépassé les frontières de la Tanzanie, ce premier exil le coupe de ses six frères et sœurs et de son père policier à Dar Es Salam. Mais cela lui permet de booster sa carrière. Le jeune Tanzanien, qui a perdu sa mère quand il était plus jeune, débarque à Lubumbashi où est arrivé un peu plus tôt son compatriote Thomas Ulimwengu, de retour de Suède, et avec un contrat nettement plus rémunérateur que dans son pays. « Je ne sais pas combien il gagnait, mais cela n’avait rien à voir avec ce qu’il touchait en Tanzanie. Moïse Katumbi paye très bien ses joueurs » , sourit Ndiaye. À Lubumbashi, Samatta s’installe dans un logement confortable, mais sans ostentation, juste à côté de chez son pote Ulimwengu avec qui il passe l’essentiel de son temps. « On a tout de suite vu que c’était un garçon posé, discret, travailleur, bien élevé. Ce n’est pas un flambeur. Il s’entendait bien avec tout le monde » , ajoute Kitengie. Bref, tout le contraire d’un mec capricieux et capable de faire exploser un vestiaire.

Comme chez lui, à Lubumbashi


Sur le terrain en revanche, Samatta fait parler de lui après le temps d’adaptation nécessaire. En championnat de RD Congo, qu’il remporte à quatre reprises, mais surtout en coupes d’Afrique. Katumbi, capable de verser des salaires pouvant aller jusqu’à 25 000 ou 30 000 euros, veut aussi un retour sur investissement. Le boss kiffe surtout pour la Ligue des champions que Samatta, auteur de sept buts, contribue à ramener à Lubumbashi en 2015 face à l’USM Alger (2-0, 2-1). Samagoal, dont les statistiques affriolantes ont attiré l’attention des recruteurs européens, vient là gonfler un CV déjà bien rempli (quatre titres de champion, deux Supercoupes de RDC).



« L’année qu’il venait d’accomplir lui a définitivement ouvert les portes de l’Europe. Il avait gagné en maturité. Mbwana a été élu joueur africain de l’année 2015, ce n’est pas pour rien... Le moment était venu pour lui de franchir un cap. Il était prêt, résume Patrice Carteron, alors coach de Mazembe. Il avait déjà refusé une première fois de partir, je ne sais plus où. Car il était bien à Lubumbashi. Mais cette fois-ci, il a accepté. » Nantes et Marseille, qui flairent le bon coup à un prix abordable, se positionnent sur le dossier. « Ils ont vite abandonné. C’était un bordel sans nom. Katumbi voulait faire une belle opération sur le transfert, et toucher un pourcentage à la revente » , explique un agent. Les Belges de Genk acceptent de verser une somme d’environ 500 000 euros à Katumbi. Et le chairman, qui connaît aussi bien le foot que le business, fait glisser dans le contrat une clause lui permettant de toucher 20% en cas de revente du joueur.

Champion de Belgique à Genk


Ses performances à Mazembe font de lui le joueur le plus populaire de Tanzanie. « Je pense aussi que c’est le Tanzanien le plus connu dans le monde » , suppose Carteron. Les joueurs de ce pays d’Afrique de l’Est s’expatrient peu, et rarement en Europe. Mais Samatta, qui ne doute de rien et surtout pas de lui, vit cet exil sans appréhension particulière. « C’est quelqu’un qui a confiance en lui, en ses qualités. Cela ne fait pas de lui quelqu’un d’arrogant ou prétentieux. Il sait ce qu’il vaut, mais cela ne l’empêche pas de beaucoup bosser pour s’améliorer » , apprécie Carteron.


En Belgique où il débarque en janvier 2016, Samagoal tâte gentiment le terrain lors d’une demi-saison d’acclimatation (quatre buts). Les quelques mots de français qu’il maîtrise et un anglais de plutôt bonne qualité l’aident à se débrouiller, au sein d’un effectif cosmopolite. La suite est dans la lignée de ce qu’on attend de lui : l’attaquant marque sur tous les fronts (64 buts toutes compétitions confondues) et termine même deuxième meilleur buteur de la Jupiler Pro League 2018-2019 avec 23 buts, à deux unités du Tunisien Hamdi Harbaoui. Pas grave, puisque Genk remporte le titre national. Et Samatta voit sa cote encore s’envoler.

Bientôt en Angleterre


C’est justement ce qui inquiète Felice Mazzu, le nouveau coach de Genk. « J’espère qu’il va rester, même si je sais que ce sera compliqué de le conserver. J’ai envie de travailler avec cet attaquant complet, bon des deux pieds, technique, adroit. Je l’ai souvent affronté quand j’entraînais Charleroi, et mieux vaut l’avoir dans son équipe que contre... » La valeur du joueur, estimée à environ treize millions d’euros, ne risque pas de rebuter les clubs de Premier League (Middlesbrough, Cardiff City, Watford, Leicester, Burnley) concurrencés sur ce dossier par la Lazio, Schalke 04 ou le Fenerbahçe Istanbul. « Les choses bougent beaucoup autour de lui, il sait qu’il va bientôt partir et gagner beaucoup d’argent. Mais d’après ce que je sais, ça ne lui monte pas trop à la tête. Il reste discret, ne sort quasiment pas, passe du temps avec sa famille, ne claque pas son argent n’importe où n’importe quand » , intervient un autre agent bien introduit en Belgique.


Le seul vrai luxe qu’on lui connaisse est la sympathique maison qu’il a fait construire à Dar es Salaam, sa ville natale, où il retourne dès que son emploi du temps le lui permet. « On sent vraiment que c’est la méga star du pays. J’avais assisté à un match de la sélection quand j’entraînais Simba (février-juin 2018). On comprend tout de suite qu’il est au-dessus des autres, que ce soit en matière de qualités footballistiques ou de popularité » , explique Pierre Lechantre. Une popularité qui s’emballerait un peu plus si Samagoal aidait la Tanzanie, battue par le Sénégal dimanche (0-2), à battre le rival kenyan jeudi soir. Et à envisager une qualification historique pour les huitièmes de finale...

Par Alexis Billebault
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