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Salary Cap ou pas cap?

Interrogé sur l'avenir du football mondial, Gianni Infantino a remis cette semaine sur la table l'éventuelle introduction d'un salary cap, pour assainir les finances des clubs et diminuer les inégalités au sein du football continental. Un dispositif potentiellement prometteur, mais qui devrait probablement être sagement théorisé et testé avant d’être mis en place, sous peine d'engendrer ses propres effets pervers.

Coronavirus oblige, il faut croire que la FIFA cogite déjà sur le foot d'après. C'est en tout cas ce qu'avance Gianni Infantino : « J'ai entendu des propositions intéressantes sur un large éventail de sujets... Du salary cap, aux plafonds des frais de transfert ou autres mécanismes fiscaux... On a aussi évoqué l'obligation éventuelle des organes directeurs de contribuer à un fonds de réserve, qui peut être utile en heures de besoin comme aujourd'hui... » Le président de la fédération internationale remet notamment sur le tapis une vieille arlésienne du football mondial : le salary cap, qu'on est vite enclin à présenter comme la solution qui permettrait de rééquilibrer les forces, au sein d'un football continental de plus en plus inégalitaire. Une mesure de régulation prometteuse, qu'il conviendrait néanmoins de manier avec précaution, à en croire certains.

Salaires et transferts : les liaisons dangereuses


C'est notamment ce qu’avançait un trio de chercheurs en économie, dans un document publié en janvier 2018, intitulé Salaires et indemnités de transferts des joueurs de football : quel outils de régulation faut-il privilégier ? À les lire, le salary cap dans son expression la plus simple, à savoir comme régulation qui limiterait les salaires des joueurs à un montant maximal fixé pour tous les clubs, serait loin d’être une solution miracle. Premier effet pervers souligné par le document, l'interdépendance entre les salaires et les indemnités de transfert. En économisant des sommes substantielles sur les salaires, les clubs reporteraient ainsi leurs dépenses sur les montants des transferts : « Le surplus dégagé par la modération salariale serait en effet, dans le cadre de la négociation, réparti entre les deux clubs, acheteurs ou vendeurs, en fonction de leur pouvoir respectif. Ainsi, le club détenteur du joueur récupère une partie de ce surplus au travers du versement par l’autre club d’une indemnité de transfert relativement plus élevée. » De quoi accentuer l'inflation des indemnités de transfert, pourtant déjà largement dénoncée aujourd’hui.

Salary cap de Bonne-Espérance


Outre le rééquilibrage sportif et économique entre les clubs qu'il vise, le salary cap doit également permettre de réduire les disparités salariales entre les joueurs. Une étude intitulée Wages and transfer fees in european soccer labor market, menée par un quatuor de doctorants en sciences économiques et publiée en 2016, avait tenté de simuler les conséquences de l'introduction d'un plafond salarial limité à 1,4 million d'euros par an en Serie A. À en croire le document, le plafonnement des salaires réduirait certes drastiquement les émoluments des joueurs les mieux rémunérés, mais cette baisse se répercuterait aussi dans des proportions importantes sur les salaires des joueurs les moins bien payés. Les sommes économisées sur les plus gros salaires seraient ainsi allouées à d'autres postes de dépenses par les clubs, notamment aux indemnités de transfert.


Pour remédier aux éventuels effets pervers de l'instauration d'un salary cap, cette étude préconise ainsi l'introduction d'une solution hybride, qui prévoirait à la fois la création d'un plafond pour les salaires et les transferts, quand un joueur passe d'un club à l'autre. Plus précisément, elle imagine la mise en place d’une contrainte fixée à 12 millions d'euros, enveloppant à la fois le salaire annuel du joueur et l'indemnité de son transfert. Le cas échéant, une telle solution permettrait de réguler le niveau de rémunération des joueurs comme leur prix sur le marché, qui sont deux notions qui fonctionnent par vases communicants. Le salary cap serait donc surtout efficace s'il est doublé d'un marché des transferts beaucoup plus encadré et réglementé.

Le droit européen, ultime obstacle


Un dernier problème demeure, et pas des moindres : le football est, aux yeux de la loi européenne, un secteur économique comme les autres, tenu de respecter les règles de la concurrence. Ce n'est pas le cas aux États-Unis, où les sports US, comme le basket, peuvent légalement imposer des réglementations, à l'image du salary cap de la NBA, qui tient le coup depuis 1984. À cet égard, imposer un cadre légal propre au football continental peut vite s'apparenter à une expérience décevante. Le fair-play financier (FPF) de l'UEFA pourrait même se casser les dents sur la loi européenne dans un futur proche.


Il ne semble pas spécialement fantasque d'imaginer que Manchester City, exclu de la Ligue des champions pour les deux prochaines saisons, puisse être l'instigateur de la chute du FPF : le club mancunien a fait réexaminer son cas devant le Tribunal arbitral du sport, qui peut invalider la sanction de l'UEFA et doit rendre son verdict fin juillet. Si les Citizens n'obtiennent pas gain de cause, il est probable qu'ils s'en retournent vers la justice classique, qui s'en référerait au droit européen. « N’importe quel club souhaitant faire casser les réglementations en vigueur pourrait le faire en passant devant la Cour européenne. Le fair-play financier est illégal » , estime l'économiste du sport Pierre Rondeau. Dans un tel contexte, le salary cap et le plafonnement des transferts ressemblent encore à des perspectives lointaines, même pour Gianni Infantino et les pontes du football mondial.

Par Adrien Candau
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