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Salah, le mât cassé

Sorti avec la clavicule en vrac au bout de 25 minutes, Mohamed Salah a fait basculer la finale sur sa blessure. Et voilà l'attaquant de Liverpool sur la route d'une Coupe du monde compromise.

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Toute l’histoire de cette finale pourrait tenir en une seule question : pourquoi maintenant ? Comme si la vie devait toujours avoir un sens, comme si le foot avait une raison, le labyrinthe de Kubrick auquel ressemble un combat final de C1 ne pouvait connaître qu’une issue : un homme porté aux nues, un héros sous les projecteurs, des cotillons dans le visage. Vendredi, en conférence de presse, il n’y en avait d’ailleurs eu que pour lui, et Sergio Ramos s’était alors senti obligé de geler un peu l’enthousiasme : « Salah ? Le comparer avec des joueurs comme Ronaldo ou Messi ? Sincèrement, ça ne sert à rien, parce qu’eux viennent d’une autre planète. Certains sont à la mode, d’autres non. Certains sont là brièvement, puis disparaissent. D’autres restent et deviennent de grands joueurs. » Et ça, à quoi ça tient ? Au talent, au bon geste au bon moment, à l’inspiration parfaite, aux planètes qui s’alignent : sans le savoir, Ramos a tapé juste vendredi. Oui, samedi soir, à Kiev, la première finale de Ligue des champions de la carrière de Mohamed Salah, transformé depuis l’été dernier en moteur de l’horloge Liverpool à 25 piges et 44 buts toutes compétitions confondues, n’aura été qu’une brève. La faute à qui, à quoi ? Au défenseur espagnol du Real, en partie, auteur d’un hippon terrible sur l’ailier égyptien après vingt-cinq petites minutes de jeu. Conséquence directe : on a vu Salah se relever, puis retomber, et quitter ses potes en larmes, la clavicule gauche foutue en l’air. Drôle d’atterrissage pour un héros tombé du ciel.

L'Égypte se bouche le nez


Et conséquence prévisible : dans la foulée de la blessure de Salah, les Reds ont progressivement perdu la maîtrise d’une finale dans laquelle ils avaient décidé de foncer la tête la première, emmenés sur la piste par la générosité de Firmino, qui obligera notamment Raphaël Varane à sortir à plus de cinquante mètres du but de son équipe, et une organisation collective sans accroc. Là, on a vu Lallana entrer, Liverpool être incapable de s’étirer de nouveau, de piquer en contre, d’emmerder durablement un Real réveillé et qui aura fait la différence en seconde période grâce aux flèches sorties du banc par Zinédine Zidane et à l’aide d’un Loris Karius aux fraises sur le premier et le troisième buts madrilènes. Forcément, cette finale n’aurait pas eu la même gueule avec Mohamed Salah, mais le foot est comme ça : une espèce de combat tacite entre l’espoir et les regrets. Mais les histoires qu’on n’oublie pas sont précisément celles dont le dénouement est imprévisible : qui avait imaginé ça ?


Personne, comme personne n’avait dessiné dans sa tête la bicyclette délicieuse de Gareth Bale ou la blessure d’un type comme Cristiano Ronaldo en finale du dernier Euro, mais Salah, c’est autre chose : il est clair qu’un joueur comme ça ne s’appartient pas et que son cas dépasse le cadre d’une simple finale de Ligue des champions. Car aujourd’hui, c’est désormais tout un pays, l’Égypte, qui se bouche le nez et qui attend de savoir si le bonhomme, héros d’une fable qui voulait qu’un petit gars de Nagrig devienne le meilleur joueur du monde en l’espace de quelques mois, sera remis sur pied pour s’envoler en Russie, ce qui semble difficile à croire selon les dernières informations. À Kiev, la lumière vient de s’éteindre, laissant d’autres larmes couler : Liverpool est de nouveau tombé, Klopp aussi. Salah, lui, est déjà loin, très loin.



Par Maxime Brigand
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