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Sainté joue-t-il vraiment le maintien ?

Auteurs d’un bon début de saison, les Verts marquent le pas depuis deux mois. Incapable de gagner un match, Saint-Étienne inquiète et sombre dans le doute. À commencer par les joueurs qui n’hésitent pas à utiliser un mot que les supporters ligériens ne connaissaient plus : le maintien.

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« On est dans le bas du classement et c’est très serré jusqu’aux relégables, il ne faut pas se leurrer : on joue forcément le maintien. » Maintien. Le mot est lâché par Vincent Pajot, dimanche dernier dans les couloirs de Geoffroy-Guichard après une nouvelle contre-performance contre Nantes (1-1) et un huitième match consécutif sans victoire. Treizièmes de Ligue 1, avec quatre longueurs d’avance sur le TFC, dix-huitième et virtuellement barragiste, les Verts inquiètent et jouent à se faire peur depuis plus de deux mois. Ainsi, sur leurs onze derniers matchs, les Stéphanois ne se sont imposés qu’à une seule reprise, contre Metz, solide lanterne rouge du championnat. L’ASSE, qui évolue en première division depuis 2004 et qui termine le championnat depuis maintenant sept saisons dans la première moitié de tableau, court-elle vraiment le risque de quitter l’élite la saison prochaine ?

« Des dirigeants aux joueurs, allez vous faire enculer »


1er mai 2017. Après huit ans passés à la tête du club, Christophe Galtier informe ses dirigeants de sa volonté de quitter ses fonctions au terme de la saison. Bernard Caïazzo et Roland Romeyer prennent note et s’activent pour trouver le remplaçant idéal au Marseillais. Après avoir ciblé plusieurs profils comme Claude Puel, Patrick Vieira, Claudio Ranieri, le choix définitif se porte sur le Catalan Óscar García, alors en poste en Autriche, au Red Bull Salzbourg. « Nous avons pris le temps de la réflexion pour choisir l’entraîneur capable de permettre au club de franchir un nouveau cap dans sa progression, se réjouit alors Romeyer sur le site officiel du club. Je suis convaincu qu’il va faire progresser l’ASSE. C’est un homme de caractère qui a grandi dans la culture de la victoire et du beau jeu. » Et les débuts du Catalan, qui dit s’inspirer des méthodes de Johan Cruyff, sur le banc stéphanois sont impressionnants. Trois victoires en trois matchs, treize points pris sur dix-huit possibles au soir de la sixième journée. Saint-Étienne, avec son effectif remodelé, impressionne.


Proches du podium, les Verts ratent le coche début octobre à Troyes. Alors que ses joueurs évoluaient en supériorité numérique pendant cinquante minutes, Óscar García s’incline face à son homonyme, Jean-Louis Garcia, deux buts à un. Un premier couac qualifié de « faute professionnelle » par Rémy Cabella, passablement énervé après la rencontre. Deuxième désillusion trois semaines plus tard, au stade de la Meinau à Strasbourg, où des Verts bien pâles quittent la Coupe de la Ligue dès leur entrée en lice en seizièmes de finale après un match peu emballant (1-1) et une élimination aux tirs au but. Attendus au tournant par les supporters après ces contre-performances, les Stéphanois bégaient contre le rival lyonnais lors du derby et concèdent une défaite historique (0-5). L’humiliation de trop pour les Green Angels qui placarderont deux jours après cette claque une banderole géante aux abords de l’Étrat : « Une humiliation historique, vous n'avez aucune fierté : des dirigeants aux joueurs, allez vous faire enculer. »

Óscar García et des problèmes en interne


À la suite de cette défaite, Óscar García quitte son poste d’entraîneur, mettant en lumière ses désaccords avec la direction de l’ASSE : « Plusieurs circonstances lors de ces derniers mois ne m'ont pas permis d'atteindre l'objectif que tous, et moi le premier, nous étions fixé. En ne pouvant pas travailler de la manière que je voulais – je répète qu'il ne faut pas chercher de coupables, mais des solutions –, je me suis rendu compte que continuer ainsi n'était bon ni pour moi ni pour le club. » Un départ qui aura vivement surpris Jean Castaneda, gardien historique de l’ASSE (299 matchs disputés) : « Son départ fut aussi improbable que son arrivée. Je ne le connaissais pas quand il a signé et je pense que c’était aussi le cas pour beaucoup de supporters. Pour entraîner Sainté, il faut quand même quelques références. Visiblement, il ne les avait pas. Après, je ne sais pas ce qu’il s’est passé en interne. »

La situation en interne, Laurent Batlles, ancien joueur des Verts et aujourd’hui entraîneur de l’équipe réserve, la connaît bien. Contacté, l’ex-adjoint de Christophe Galtier n’a toutefois pas souhaité répondre à nos questions. Alors que l’ASSE traverse un gros passage à vide, c’est tout le club et ses soutiens qui font bloc pour sortir la tête de l’eau et rebondir. La communication est surveillée, et même l’emblématique gardien des Verts Jérémie Janot refuse aujourd’hui de s’épancher sur ce sujet. Ainsi, pour redresser la barre, les dirigeants stéphanois ont misé sur une vieille connaissance de Geoffroy-Guichard en nommant Julien Sablé, ancien joueur de l’ASSE formé au club, à la tête de l’équipe première, assisté par l’ex-adjoint de Laurent Blanc au PSG, Jean-Louis Gasset.

Un « super meneur » sur le banc des Verts


Une nomination qui semble réjouir la majeure partie du peuple vert. À commencer par Jean Castaneda : « Julien, il connaît bien la maison. Les supporters ont gardé une très bonne image de lui, donc ça peut aider tout le monde. Il débute directement sans véritable expérience, dans un club comme Saint-Étienne avec une certaine renommée, donc je pense que Gasset va beaucoup lui apporter. Il a une expérience énorme à ce niveau-là. Il va cependant falloir laisser le temps que ce duo se mette en marche et fasse passer ses idées auprès des joueurs. » Coéquipier de Julien Sablé à l’ASSE entre 2001 et 2006, puis à l’OGC Nice entre 2008 et 2012, David Hellebuyck applaudit lui aussi sa nomination en tant qu’entraîneur des Verts. « Il me faisait vibrer à chaque fois qu'il prenait la parole. Moi, j'étais un soldat, j'étais derrière lui, confiait-il en novembre au Parisien. Il me fait penser à des personnes comme Deschamps, c'est un peu le même style de personnage, il est capable de transcender ses coéquipiers. Je suis sûr qu'il sera capable d'en faire autant avec ses joueurs. C'est un super meneur. Qui mieux que lui peut être à cette place ? Personne, c’est l’homme de la situation. »


Seul Robert Herbin, entraîneur mythique des Verts dans les années 1970 et 1980, ne semble pas partager cette effervescence. « Je ne pense pas que Sablé soit l'homme de la situation, lançait-il mardi dernier dans le Progrès. Il y a un discours à tenir, une exigence à avoir, une compétence à montrer. C'est une grosse erreur de l'avoir nommé, car il est inexpérimenté, ne fait pas autorité alors que la situation l’impose. » En poste depuis moins d’un mois, Sablé effectue de timides premiers pas sur le banc stéphanois. Avec deux nuls à Geoffroy-Guichard (Strasbourg, Nantes) et deux défaites à l’extérieur (Lille, Bordeaux), les Verts glissent lentement, mais sûrement vers le bas du classement.

Sablé : « Nous avons de l’ambition »


Le scénario catastrophe paraît encore loin. « Ce serait une grosse désillusion si l’ASSE redescendait en Ligue 2, soutient Jean Castaneda. Mais je pense que d’autres équipes sont bien moins armées que Sainté pour se maintenir en première division. Le soutien du public de Geoffroy-Guichard devrait permettre aux joueurs de gagner quelques matchs. » Non, un club de l’envergure de Saint-Étienne dans l’Hexagone ne peut pas jouer le maintien. Comme dans chaque écurie, le départ d’un entraîneur emblématique, comme Galtier a pu l’être dans le Forez, laisse des traces et les saisons de transition paraissent toujours plus compliquées.

Et les beaux jours ne devraient pas tarder à revenir selon les dires de Sablé, invité à commenter la déclaration de Vincent Pajot sur le maintien, en conférence de presse, vendredi : « Aujourd’hui nous avons de l’ambition, nous n’avons pas l’intention de jouer le maintien. Mais, et c’est ce que j’ai apprécié dans cette déclaration, nous devons avoir l’état d’esprit d’une équipe qui, à l’instant T, se bat pour le maintien. Pour moi, cette déclaration me fait dire que les joueurs sont conscients de la situation. Les équipes naissent dans la difficulté, et cette équipe-là est née il y a seulement quelques mois. Quand on va s’en sortir, parce qu’on va s’en sortir, l’équipe sera plus forte qu’aujourd’hui. » Et quelle meilleure occasion pour le nouvel entraîneur des Verts de prouver, dimanche soir au Vélodrome, dans sa ville natale, aux commandes de son club de cœur, que son équipe peut prétendre à beaucoup mieux que la lutte pour le maintien...



Par Maxime Feuillet Propos de Jean Castaneda recueillis par MF
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