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Sainté, terrain miné

Le départ de Jean-Louis Gasset après 18 mois passés sur le banc des Verts a mis une nouvelle fois en lumière les tensions qui règnent en coulisses, à Saint-Étienne. Un véritable marronnier depuis quinze ans, et le rachat du club par le duo Roland Romeyer-Bernard Caïazzo.

Un festival de musique, quelques coupes de champagne, des petits fours à foison, une bonne humeur contagieuse au Parc du Musée de la Mine, et tout est réuni pour profiter d’une douce soirée estivale à Saint-Étienne. Nous sommes le vendredi 29 juin 2018, un jour sans match de Coupe du monde, et tout l’état-major (ou presque) du club forézien est réuni dans l’espace VIP du Festival Paroles et Musiques, avec en fond sonore les tubes de Bigflo et Oli ou Shaka Ponk, après une journée passée à l’Étrat pour la présentation des nouveaux maillots de l’ASSE en présence de l’effectif professionnel.



Autour d’une table, le co-président Roland Romeyer, le directeur général Frédéric Paquet, l’entraîneur Jean-Louis Gasset, accompagné de son adjoint Ghislain Printant, et quelques proches semblent partager un moment convivial à quelques semaines du coup d’envoi de la nouvelle saison. Tout roule chez les Verts. Et pourtant, moins d’un an plus tard, le coach a décidé de rendre son tablier, malgré la quatrième place synonyme de qualification en Ligue Europa, et la situation paraît très tendue en interne, les dirigeants peinant à se retrouver sur la même longueur d’ondes. Un grand classique.

Les coulisses du bordel


Si la saison a plutôt été une réussite sportivement, elle a encore une fois été marquée par des remous en interne. C’est simple, les coulisses de l’ASSE ressemblent souvent à un foutoir permanent où chacun tente d’imposer ses idées et ses envies en douce. Le dernier exemple en date est frappant, et il remonte au mois de janvier. L’histoire cocasse était racontée dans les colonnes de L’Équipe, trois semaines plus tard : dans un texto adressé à Jean-Marc Barsotti, le président de l’association des Verts, Bernard Caïazzo, le co-propriétaire du club, explique la nécessité de contester l’action du directeur général Frédéric Paquet lors du conseil de surveillance programmé le 17 janvier. Le hic ? Le dirigeant stéphanois se trompe de destinataire, et envoie le message à... Paquet. Ce dernier, propulsé à la tête de l’exécutif au printemps 2018, se tourne donc vers Romeyer - qui avait pris un peu de recul avant de revenir sur le devant de la scène cet hiver - pour évacuer le malaise. Voilà une certaine idée de l’amateurisme qui peut parfois régner en interne à Saint-Étienne.


Dans le Forez, chacun défend son bout de gras et les guéguerres entre Caïazzo, Romeyer et Paquet rendent floue la stratégie du club depuis le départ de Christophe Galtier à l’été 2017. À l’époque, les deux présidents ne s’entendent pas sur le nom du successeur et l’arrivée d’Óscar García sur le banc stéphanois s’annonce comme un échec avant l’heure. Résultat : les Verts redressent la barre en janvier en recrutant intelligemment (Subotić, Debuchy, M’Vila) et en actant l’arrivée de Paquet, passé par le LOSC, au poste de directeur général. Mais les noces ne durent jamais longtemps du côté de l'Étrat, la nouvelle tête pensante de l’ASSE a pu s’en rendre compte avec cette histoire de SMS ou avec la prolongation de Robert Berić - qu’il semblait prêt à laisser partir libre en juin - gérée en partie par Romeyer, selon les informations de L’Équipe. Dans ce contexte instable, il faut ajouter les tensions avec Gasset, dont les désirs pour le prochain exercice n’auraient pas forcément été écoutés, son départ qui lance un nouveau chantier et celui de Dominique Rocheteau, directeur sportif depuis quasiment une décennie. Deux pertes qui pourraient ne pas être les seules, le responsable de la cellule de recrutement David Wantier n’étant par exemple pas sûr de rester. Bonjour le bazar.

Caïazzo-Romeyer, le plafond des Verts ?


Mais finalement, rien de nouveau à Saint-Étienne : les désaccords ne datent pas d’hier. Depuis le rachat du club en 2004 et l’évolution des structures du club en 2010 - partage entre la présidence du directoire et celle du conseil de surveillance -, l’ASSE avance au rythme des inimitiés entre Caïazzo et Romeyer. Si les deux hommes savent accorder leurs violons pour prendre des décisions, ils s’illustrent aussi par leurs différences. « On sait qu’il y a des tensions entre les deux. Tout le monde le sait, assurait récemment Jérémie Janot sur les ondes de France Bleu. Je salue toujours leur travail et leur investissement, mais on ne me fera jamais croire que ce sont les meilleurs amis du monde. » Et ce n’est plus un secret pour personne depuis longtemps : les deux présidents n’ont pas la même mentalité et ne sont pas toujours d’accord sur la direction à donner à leur club. Le choix du successeur de Gasset pourrait encore se heurter à leurs dissonances. D’après les informations de L’Équipe, Romeyer serait tenté par un tandem Printant-Sablé, moins coûteux, tandis que Caïazzo préférerait un nom plus ambitieux.


Les Verts vont donc devoir négocier un tournant sportif cet été, alors que les deux présidents sont à la recherche de nouveaux investisseurs après avoir contracté deux emprunts de 10 et 25 millions d’euros ces deux dernières années. C’est pourquoi Caïazzo était cette semaine aux États-Unis pour promouvoir l’image de l’ASSE et concrétiser des partenariats financiers, comme il l’a expliqué au quotidien français, à l’occasion d’un voyage promotionnel avec la LFP avant la tournée prévue en juillet. Depuis l’échec des négociations avec Peak 6 et les résultats étourdissants de l’appel d’offres pour les droits TV sur la période 2020-2024 (1,1 milliard d’euros par saison), les deux dirigeants sont entrés dans une nouvelle logique : investir en faisant appel à des financements extérieurs, afin de ne pas laisser le club entre les mains de n’importe qui dans le futur. « L’un de mes grands soucis, c’est de laisser le club à la bonne personne afin de lui permettre de continuer à grandir » , se défendait Romeyer début avril face à la presse. La démarche est plus que louable, mais elle souligne une évidence : permettre aux Verts de franchir un palier passera certainement par la fin d'une ère.



Par Clément Gavard
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