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Saint-Étienne : Les Magic Fans contre-attaquent

Alors que les rumeurs de suspension des Magic Fans courent dans les médias locaux, le principal groupe ultra stéphanois sort de sa réserve en donnant sa version des faits qui lui sont reprochés. La préparation de la finale de la Coupe de la Ligue s’annonce compliquée…

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L’information révélée mardi par Aujourd’hui en France a fait l’effet d’une bombe dans le microcosme stéphanois. La suspension, provisoire ou temporaire, des activités des Magic Fans, le principal groupe ultra forézien, aurait été évoquée par Antoine Boutonnet, le responsable de la Division nationale de lutte contre le hooliganisme lors d’une réunion de préparation de la finale de la Coupe de la Ligue. Il n’en fallait pas plus pour que le quotidien local La Tribune / Le Progrès ne consacre une page entière à cette hypothèse dans son édition de mercredi. Et pour que Jérémie Janot, ancien gardien des Verts très apprécié du Chaudron, s’exclame sur son compte Twitter à l’attention des Magic : « Même si il en reste plus qu’un seul, je serai toujours avec vous.  » C’est que l’ASSE est un élément essentiel du patrimoine local et que le club a construit une partie de sa renommée sur la ferveur de son public.

Les Magic Fans n’ayant reçu pour l’instant aucune information officielle, les commentateurs en sont réduits à des conjectures sur la réalité et les raisons de cette menace. Selon Le Progrès, l’allumage régulier d’engins pyrotechniques à l’extérieur ainsi que des incidents à Brest en janvier et à Reims en février seraient reprochés aux ultras stéphanois. Jusqu’à ce jour, les Magic Fans refusaient de s’expliquer dans les médias. Dans La Voix de la Nord, leur feuille d’information diffusée ce samedi soir à 2 500 exemplaires dans le kop nord de Geoffroy Guichard à l’occasion de la réception de Nice, ils expriment enfin leur point de vue.

Incidents avec les CRS à Reims

C’est peu dire que les versions divergent quant aux incidents de Reims – Saint-Étienne du 17 février, comme le souligne L’Union. Les forces de l’ordre prétendent avoir dû intervenir avant le match pour calmer des supporters des Verts agressifs et avoir été chargées à la sortie du stade par les ultras stéphanois, lesquels mettent en cause un comportement délibérément violent des policiers. En tout cas, le secrétaire (et non le trésorier comme indiqué par certains médias) des Magic Fans, sous l’emprise de l’alcool au moment des faits, a été sanctionné d’un an de prison.

Dans leur feuille d’information, les Magic Fans affirment s’être installés le matin du match dans centre-ville de Reims, dans une atmosphère de « fête » . La situation aurait dégénéré quand « après le repas, nous avons décidé de prendre une photo sur (une) fontaine. Une dizaine de Magic chantaient à la gloire de l’ASSE, les autres étaient dans le bar et les forces de l’ordre nous surveillaient autour de la place, comme à chaque déplacement. D’un coup, la BAC (sans aucun dialogue entrepris de leur part) nous fit descendre de la fontaine. On vous laisse imaginer les moyens employés… S’en sont suivis insultes de leur part, rétorque de la nôtre... Un responsable du groupe tenta d’engager une conversation, mais NON, aucun dialogue n’était possible. Il se fit matraquer, pendant que les 30 autres personnes se faisaient gazer, tazer et repousser violemment dans le bar... » C’est la même version que le secrétaire des Magic Fans a présenté à l’audience, niant toute violence physique à l’encontre des forces de l’ordre, mais reconnaissant avoir eu des « mots  » à leur égard.

Après avoir réussi à nouer le dialogue avec les policiers, les Magic Fans se seraient rendus en cortège au stade Auguste-Delaune où ils auraient subi une nouvelle charge des forces de l’ordre «  sous les yeux impuissants des responsables sécurité mandatés par l’ASSE » . Après le match qui s’était déroulé normalement, malgré l’allumage de quelques fumigènes, les incidents ont violemment repris alors que les ultras stéphanois rentraient dans leurs bus. Selon la version policière, les supporters auraient commencé à charger les forces de l’ordre. La version des Magic Fans est tout autre : « On a rejoint nos bus, sous les insultes (même racistes) des policiers et sans avoir eu le temps de souffler ou de boire un coup, la dernière attaque des forces de l’ordre fut lancée. Gazage, flashball à hauteur du visage, matraquage à volonté, vitres du bus cassées et chauffeurs frappés. (…) Devant l’insistance et la violence du matraquage nous ne dénombrons pas moins d’une douzaine de blessés, dont les plus graves ont écopé de 30 jours d’ITT (…). Vidéos, photos, plaintes, ITT et autres preuves sont en notre possession et seront présentées en temps voulu.  »

Une stratégie de diversion ?

Les Magic Fans constatent que la rumeur d’une menace de suspension ou de dissolution de leur groupe intervient alors que la presse commençait à se faire l’écho de versions des incidents rémois divergentes de celle de la police. Dans Le Progrès, Nicolas, le président des Green Angels, l’autre groupe ultra stéphanois, a dénoncé les violences policières de l’après-match tout en reconnaissant que certains ultras y ont répliqué : « Les répliques, c’était des jets de pierres. (…) Nous ne sommes pas des anges et, quand on fait des conneries, on les assume ! Mais frapper des femmes, matraquer le premier qui passe, s’en prendre à un chauffeur de car, je n’avais jamais vu ça en quinze ans de déplacements. C’était une véritable chasse aux Stéphanois !  » Quelques jours plus tard, l’un des chauffeurs de bus relayait cette version dans L’Union. Évoquer une dissolution serait-il alors un moyen pour les autorités de mettre la pression sur les ultras stéphanois et d’enterrer les incidents de Reims ? Si on lit bien entre les lignes la Voix de la Nord, c’est ce que pensent très fort les Magic Fans.

Quoi qu’il en soit, cette menace a fait ressortir des incidents s’étant déroulés à Brest un mois plus tôt. Ce ne sont pas tant les débordements d’après-match qui sont en cause, puisqu’il semble que ce sont des supporters brestois qui sont venus attaquer les ultras stéphanois , mais l’avant-match. Le maire de Brest a d’ailleurs envoyé un courrier à l’ASSE en se plaignant, d’après ses propos cités par Le Progrès, de l’attitude « inacceptable » des ultras stéphanois, de leur comportement « extrêmement bruyant » et de l’interruption du tram pendant ¾ d’heure, ce qui aurait « embêté » toute la ville. Les Magic Fans prétendent, eux, que « la police (…) nous a demandé de rester sur les rails » et que c’est elle qui a décidé de stopper le trafic.

Qu’apporterait une dissolution ?

Quelques jours avant la réception, ce samedi, par l’ASSE de l’OGC Nice, dont le principal groupe ultra a été dissous en 2010, Le Progrès s’est ouvertement interrogé sur l’intérêt d’une telle mesure : « Comme le groupe de supporters azuréens est désormais interdit, les forces de l’ordre ont un peu plus de mal à cerner le nombre de personnes qui vont se déplacer pour le prochain match. Puisqu’il n’y a plus personne pour organiser le déplacement, il n’y a plus non plus d’interlocuteur, donc pas d’information. Ce sont des électrons libres qui peuvent débarquer. »


Les Magic Fans ne disent pas autre chose dans La Voix de la Nord : « Le virage sud lyonnais a également connu la dissolution de son groupe principal. Force est de constater que cette politique fut un échec, puisque depuis, les supporters lyonnais sont souvent montrés du doigt. De nombreuses franges indépendantes se retrouvent renforcées, et moins contrôlables que lorsqu’il y a des structures. Que ce soit Nice ou Metz (dont le groupe hooligan a été dissous en 2008, ndlr), le même constat d’échec est à tirer, avec comme meilleur exemple, la rencontre de Coupe de France entre ses deux équipes (où les deux camps ont tenté de s’affronter sans réussir à déjouer la vigilance des forces de l’ordre, ndlr). »
Néanmoins, les Magic Fans disent envisager « l’avenir avec une certaine sérénité car la mentalité et la passion ne peuvent se dissoudre, ni même se suspendre » . En cas de suspension, « l’organisation serait bien différente, nous passerions d’une association structurée avec des leaders reconnus à un mouvement beaucoup plus indépendant et chaotique. Il serait donc surprenant que les autorités commettent une telle erreur.  »

Une finale festive ?

En attendant, la finale de Coupe de la Ligue entre Saint-Étienne et Rennes se prépare dans un climat étrange. Les menaces de dissolution des Magic Fans semblent en effet liées à cette finale, la première pour le peuple vert depuis 30 ans, et aux craintes de débordements qu’elle suscite. Ce qui est certain, c’est que les manifestations de joie des supporters rennais et stéphanois n’ont pas été appréciées à leur juste valeur par la Ligue de football professionnel. Chacun des deux clubs a en effet écopé jeudi d’une amende de 50 000 euros pour l’envahissement de la pelouse à la fin des deux demi-finales.

Pour Pierre Dréossi, le manager général du Stade rennais, « comment sanctionner l’image si positive d’un public qui vient faire la fête avec son équipe ? Il y a sûrement un règlement, mais on est en train de casser un élan populaire dans le football. (…) Si on poursuit dans ce sens, on va continuer à vider les stades. (…) On va se réunir lundi avec le club de l’ASSE pour voir comment réagir. C’est absurde. On ne va pas en rester là. » . Sur lequipe.fr, Pascal Garibian, le président de la commission de discipline de la LFP, tente de se justifier en indiquant ne pas vouloir « créer un précédent » et « devoir s’expliquer un jour devant un tribunal en cas d’accident » tout en admettant le « caractère festif  » de ces envahissements.

Espérons qu’à l’occasion de cette finale de Coupe de la Ligue, qui devrait être une grande fête populaire, le dialogue s’engagera entre les différents acteurs et que chacun saura se montrer raisonnable !

Par Quentin Blandin
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