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Dans le Chaudron, une nouvelle ébullition

Plus de quatre mois après le chaotique barrage retour contre Auxerre et les quatre matchs à huis clos qui en ont découlé, le stade Geoffroy-Guichard est à nouveau autorisé à accueillir du public, ce samedi à l’occasion de l’affiche entre Saint-Étienne et Grenoble (15h). S'ils seront un atout de poids pour pousser les Verts hors de la zone rouge, les supporters stéphanois n’ont cependant rien oublié des promesses non tenues de l’été et conservent une rancœur tenace à l’encontre du duo Caïazzo-Romeyer, toujours à la tête du club.


Des tribunes désespérément silencieuses. Voilà ce qui a accompagné la première sortie de Saint-Étienne à Geoffroy-Guichard cette saison, face à Nîmes (1-1). Il n’y a pas eu de bronca, ni même la moindre huée deux semaines plus tard, lors du retentissant et tristement historique revers face au Havre (0-6). Guère plus d’acclamations ni d’effusions de joie quand Jean-Philippe Krasso et sa bande ont étrillé Bastia (5-0). Enfin, la réception d’un autre grand déclassé, Bordeaux, s’est déroulée dans un calme assourdissant malgré la victoire (2-0). En fait, c’est simple : pendant les deux premiers mois de la saison, l’ASSE a disputé ses matchs à domicile dans une bulle. Pas sanitaire, mais purement disciplinaire. L’enceinte forézienne a en effet été frappée d’une lourde sanction, celle d’un huis clos total imposé pour les quatre premiers matchs de l’exercice (sans oublier trois points ferme de pénalité). Il faut dire que la dernière venue du public dans les travées du Chaudron avait accouché d’un bien triste spectacle. Sitôt la défaite en barrage contre Auxerre (1-1, 4-5 TAB) et la descente en Ligue 2 actées, de nombreux supporters avaient envahi la pelouse, certains d’entre eux lançant des fumigènes en direction de la tribune présidentielle.



« Je n’ai jamais vu autant de personnes pleurer que ce soir-là. » Max, présent lors du barrage retour contre Auxerre

Le traumatisme d’Auxerre et l'éloignement forcé


Cette soirée de détresse et de chaos, Max n’est pas près de l’oublier. Âgé de 21 ans, cet habitué des kops (nord ou sud, en fonction des places restantes en billetterie) était de ceux qui ont fait irruption sur la pelouse après l’ultime tir au but icaunais. « Je n’ai rien jeté, promet-il. J’étais juste sous l’emprise de l’adrénaline, de la colère et de la tristesse. Je n’ai pas réfléchi, j’étais en larmes pendant toute la séance et d’ailleurs, je n’ai jamais vu autant de personnes pleurer que ce soir-là. » Également présent, Lucas, 21 ans lui aussi, est « resté quelques minutes en tribunes. Avec mon pote, quand on a vu que ça dégénérait vraiment, on est partis. Cette colère était compréhensible, mais c’est allé trop loin. » Comme tous les autres amoureux du club décuple champion de France, les deux jeunes fans ont eu du mal à vivre cet éloignement forcé. « Je ne connais pas un supporter qui l’ait bien vécu, insiste Julien Beal, abonné depuis quinze ans et porte-parole des Socios Verts, un projet qui vise à réunir suffisamment de contributeurs pour, à terme, entrer au capital du club. Nous avons pu faire tous les déplacements, et aucun incident n’a été à déplorer, ce qui est à souligner. » Après avoir ambiancé plusieurs parcages visiteurs, les Foréziens vont enfin reprendre place dans leur antre, ce samedi après-midi (15h), face à Grenoble.

« Beaucoup de supporters sont d’accord pour être derrière les joueurs, mais pas derrière les dirigeants. » Lucas, supporter des Verts

Changements (encore) en attente


Ils y retrouveront une formation qui n’a plus grand-chose à voir avec celle reléguée à la fin de la saison passée, entre un mercato très animé (onze arrivées, vingt-quatre départs) et une autre philosophie de jeu portée par un entraîneur bien connu à l’Étrat, Laurent Batlles. « Pascal Dupraz, le jeu, il ne savait pas ce que c’était, dénonce Julien Beal. On a été tellement peu gâtés que maintenant, quand on voit cinq passes réussies d’affilée, on est surpris. » Pour l’instant incapables d’enchaîner les bons résultats, les partenaires d’Anthony Briançon se morfondent dans la zone de relégation (18e place). Pas de quoi préoccuper Max, persuadé que la « nouvelle équipe a un gros potentiel et qu’avec un Chaudron bouillant, ça peut faire des étincelles. » À vrai dire, ce ne sont pas les performances encore irrégulières de ces Verts new look qui sont susceptibles d’agacer leurs supporters. Pour comprendre où se situe le nœud du problème, il faut relire le communiqué publié dans la foulée du barrage perdu et cosigné par les deux actionnaires, Bernard Caïazzo et Roland Romeyer. « Dans quelque temps, nous annoncerons une nouvelle importante pour l’avenir du club et le nôtre » , était-il notamment écrit. Entre les lignes, on pouvait comprendre que les deux hommes forts de l’ASSE, très contestés, avaient l’intention d’enfin passer la main. En dépit des rumeurs et du projet de rachat porté par David Blitzer, la vente n’a pas eu lieu. Les changements majeurs tant espérés non plus.



« Dans le cœur du réacteur, rien n’a changé : ni les actionnaires, ni les membres du CA, ni le service communication, ni le personnel administratif... En fait, l’extrasportif n’a pas changé » , constate avec amertume le porte-parole des Socios Verts, qui publieront un livre blanc de propositions pour l’avenir de Saint-Étienne lundi et attendent un nouveau propriétaire pour avoir un rôle à jouer. « Plus on sera nombreux à avoir fait une promesse de don, plus on sera ensuite indispensables aux yeux du futur repreneur » , poursuit-il. D’ici-là, Romeyer et Caïazzo (persona non grata à Saint-Étienne, ce dernier vit désormais à Dubaï) vont continuer à susciter la rancœur des supporters. « Ils ne nous respectent pas, accuse Lucas. Oui, on a l’impression qu’ils veulent vendre le club, mais à chaque fois ils font capoter le deal en demandant trop d’argent. » Avant d’ajouter : « Beaucoup de supporters sont d’accord pour être derrière les joueurs, mais pas derrière les dirigeants. »


« Le sursis ne sautera pas. Je pense sincèrement que tout se passera bien cette saison. » Julien Beal, porte-parole des Socios Verts

Sereins malgré l’épée de Damoclès


En dépit de la fermeture de la tribune Jean-Snella (celle des Green Angels), encore à huis clos pour deux matchs, il devrait y avoir une forte affluence et une chaude ambiance à l’occasion de ces retrouvailles. « Je suis impatient d’y être. J’ai vraiment envie de vivre les choses avec les supporters. J’entends à Saint-Étienne que les gens ont envie de revenir. Il va falloir que ça nous pousse à aller de l’avant » , espère Laurent Batlles. « Je me doute qu’il y aura des chants hostiles à l’encontre de la présidence, mais moi, je veux surtout pousser mon équipe » , affirme Lucas. Chacun reste également bien conscient qu’une épée de Damoclès est toujours suspendue au-dessus des têtes stéphanoises : au moindre dérapage constaté en tribunes, le sursis (trois points de pénalité et deux matchs à huis clos supplémentaires) risque de tomber. Bien informé de l’état d’esprit général qui règne au sein des groupes de supporters, Julien Beal est convaincu que cela n’arrivera pas. « Le sursis ne sautera pas, assure-t-il. Je pense sincèrement que tout se passera bien cette saison. » « Il n’y aura aucun débordement, embraye Max. Il faudrait être suicidaire pour infliger de nouvelles sanctions au club, on en a assez mangé jusqu’à présent. » Dans un passé récent, le Chaudron a parfois plombé ses protégés. À lui de rappeler à la France entière qu’il peut aussi les pousser à se sublimer.

Par Raphaël Brosse Tous propos recueillis par RB, sauf ceux de Laurent Batlles, issus de conférence de presse.
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