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Rudi Garcia, le mal-aimé

C’est ce qu’on appelle soigner sa sortie. À peine libéré par l’Olympique lyonnais, Rudi Garcia a lancé les hostilités médiatiques en allumant Juninho dans la presse. Contre-feu immédiat : Jean-Michel Aulas et plusieurs joueurs de l’OL sont venus tirer sur l’ambulance Garcia, déjà plombée par à peu près tout le monde, quoi qu’il fasse.

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Été 1974, Rudi Garcia a dix ans. Il découvre le football sous les couleurs de l’AS Corbeil-Essonnes, pendant que la France profite encore du talent de Claude François pour s’ambiancer après l’élection de Giscard à l’Élysée. Cette année-là, le chanteur blondinet cartonne avec son téléphone qui pleure, mais aussi avec une ballade pleine de solitude : « J'ai besoin qu'on m’aime, mais personne ne comprend, ce que j'espère et que j’attends. Qui pourrait me dire qui je suis ? Et j'ai bien peur toute ma vie d'être incompris. Car aujourd'hui : je me sens mal aimé. Je suis le mal aimé. (...) Si les apparences sont quelquefois contre moi, je ne suis pas ce que l'on croit. » Quarante-sept ans plus tard, ces paroles n’ont pas pris une ride aux yeux du petit Rudi Garcia, devenu grand entre-temps et qui, à 57 ans, vient de quitter l’Olympique lyonnais par la même porte que celle qu’il avait empruntée à Marseille et Rome : la petite.

Juninho dans le viseur


« Comme d’habitude » , Rudi Garcia quitte son banc dans le conflit. Et à Lyon, il a vu les choses en grand en découpant son directeur sportif, la légende du club, Juninho, dès le lendemain de l’annonce de son départ. « Depuis novembre, il a mis des coups francs contre son camp. J'admire le joueur, mais le directeur sportif a manqué de réflexion avant d’agir » , a-t-il soufflé à L’Équipe entre deux punchlines dépeignant un homme « trop épidermique, trop à fleur de peau » , aux « avis trop tranchés » qui agissait dans son dos sans se préoccuper « de projet de club, de recrutement, ou de politique de jeunes » et qui « a manqué d'objectivité et de traitement équitable » . Tout un programme, résumé dans le point de crispation central : Jean Lucas et les recrues brésiliennes, plébiscitées par Juninho d’après Garcia, à l’encontre de jeunes pousses comme Cherki ou Caqueret. « Je pense qu'il deviendra un très bon directeur sportif, mais il lui faudra de l'expérience. Il est encore trop dans le mode joueur, dans la prise de décision impulsive » , a quand même nuancé le technicien.


Réactions immédiates du côté de Lyon : une levée de bouclier généralisée, de Jean-Michel Aulas à Bruno Guimarães, en passant par Rafael (parti à Başakşehir en septembre dernier) : « Tout a commencé à ne pas fonctionner quand il a manqué de la cohérence de ta part!!! » , a répondu Guimarães sur Twitter, soutenu par Rafael : « "Les choses ont commencé à se gâter sans que je m'en aperçoive", je m'arrête là. » C’est également sur le réseau social au petit oiseau bleu que le président Aulas - pourtant ménagé par Garcia dans ses sorties, qui n’hésite pas à parler d’un « homme incroyable » - a réagi, se disant « très déçu de la politique de la terre brûlée » de Garcia qui, selon lui, « réécrit l’histoire, (...) oubliant qu’il avait le meilleur effectif » . Ambiance. Le tout sans parler des supporters qui abondent de critiques envers leur ancien coach sur les réseaux, ceux-là-mêmes que Garcia qualifie de « minorités bruyantes » en opposition aux vrais gens rencontrés en ville « vraiment sympas » . Bref, le torchon brûle entre Rudi et son ancienne famille. Comme ce fut le cas à Marseille. Comme ce fut le cas à Rome. Mais à raison ? Pas si sûr.


Certes, la saison de l’OL a des airs d’échec, et ce serait malhonnête de prétendre le contraire. Avec son effectif pléthorique et son calendrier allégé sans Coupe d'Europe, Lyon aurait pu mieux profiter des errements du PSG, défait 8 fois en Ligue 1. Pas de bol : les Lyonnais sont tombés sur un LOSC de Galtier au sommet de son art, et sur l’AS Monaco redoutable de Niko Kovač. Ce qui n’excuse pas Rudi Garcia et son staff évidemment. Mais ce qui ne doit pas faire oublier non plus qu’à la mi-saison, l’OL tournait à plein régime, porté par des choix forts (Thiago Mendes, Toko Ekambi, Kadewere ou encore Cornet en latéral), avec une qualité de jeu au rendez-vous. La machine s’est grippée ensuite, c’est vrai, mais tout comme il ne faut pas dédouaner Garcia et son staff, il faut tenir compte de la méforme de plusieurs cadres, notamment Houssem Aouar ou Anthony Lopes.

Le monopole de la rancœur


Arrivé en terre hostile à cause de son passage à l’OM, durant lequel il a allègrement attaqué l’OL, Rudi Garcia est présenté comme le responsable des échecs de l'OL, mais pas de ses succès. Depuis son arrivée, l’ancien coach lillois cristallise la haine autour de lui, à cause d’une communication pas toujours inspirée, de décisions impopulaires (comme préférer Thiago Mendes à Bruno Guimarães), ou encore sa propension à souvent taper sur l’arbitrage. D’autres lui reprochent aussi de renvoyer une image arrogante, prétentieuse et de ne pas se remettre en question. Peut-être. Une arrogance en tout cas moins reprochée à Memphis Depay. Mais, pour revenir aux années Claude François et Giscard, Rudi Garcia ne doit pas avoir le monopole de la rancœur, car s'il n'est pas innocent, son bilan n’est pas si catastrophique que cela.



À Lyon, il a accompli sa mission première : à savoir sauver le club, mis dans de beaux draps par la courte ère Sylvinho en octobre 2019. Il a aussi touché du bout des doigts un premier trophée pour l’OL en 9 ans, en perdant en finale de Coupe de la Ligue l’été dernier, sans parler de sa demi-finale de Ligue des champions après avoir tapé la Juventus et Manchester City, rien que ça. Mais il n’a jamais fait oublier son passé marseillais, et pire encore, il n’a pas qualifié le club pour la C1 (comme chaque année depuis 6 ans que ce soit à la Roma, l’OM ou l’OL), ce qui obscurcit son bilan. Et ce dont il s’est défendu dans L’Équipe : « J'assume évidemment ma part. Si on n'est pas en Ligue des champions, je suis en partie responsable. (...) Si on dit que je n'ai pas participé à la qualification de la Roma (en 2015-2016, NDLR) en Ligue des champions avec 19 journées et donc que mes points n'ont pas été utiles lors de ma troisième année... Je fais le pompier de service quand je prends l'OM 12e et on finit 5e. J'arrive à Lyon, qui est à un point de la relégation - et avec seulement 28 journées je dois disputer la C1... C'est de la mauvaise foi. »

Mauvaise foi, manque de remise en question, manque de résultat... Voilà le résumé des reproches faits par les amoureux de l’OL à leur tout juste ancien entraîneur. Une relation née sur un malentendu, alors que l’ancien Marseillais avait été préféré à la surprise générale à Laurent Blanc à l’automne 2019. Et si l’histoire n’a pas tourné au conte de fée, l’OL ne doit pas oublier ce qui a été bien fait. D'ailleurs, en attaquant dans la presse, Rudi Garcia a laissé un dernier cadeau à Lyon en soudant tout le monde contre lui. Une union sacrée sur laquelle Juninho va pouvoir reconstruire. Cela s'appelle avoir le sens du sacrifice.

Par Adrien Hémard
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