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Rony Delight

Meilleur joueur de l'AS Monaco depuis le début de l'année civile, Rony Lopes joue une grosse partie de sa saison samedi soir face au PSG, quelques jours après avoir été zappé de la sélection portugaise par Fernando Santos.

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On y est. « Il a réussi à gagner une place, il met plus d’impact, il a des stats en hausse... Je suis content de lui, il évolue bien. » À Monaco, il y a bien longtemps que l’on connaît la musique : ceux qui percent sont les éléments les plus durs, les plus bosseurs, les plus persévérants, les plus affamés. Des mecs qui ont compris les devoirs et les lois du sport de haut niveau dans un club passé spécialiste dans l’art de la plus-value après avoir exposé et fait progresser un joueur souvent récupéré pour quelques miettes. Des exemples ? Bernardo Silva, acheté une quinzaine de millions d’euros à Benfica en janvier 2015 avant d’être vendu à Manchester City l’été dernier pour trois fois plus, Tiémoué Bakayoko, décroché contre huit petits millions au Stade rennais en juillet 2014 avant d’être refilé à Chelsea trois ans plus tard dans une enveloppe contenant un chèque de 4000 patates sur l’échelle des Inconnus (échelle où un million équivaut à cent patates). Rony Lopes, lui, raconte une autre histoire : celle d’un mec de vingt-deux ans, qui a commencé le football dans la rue parce qu’il n’y avait rien d’autre à faire, attrapé par l’épuisette du Benfica à dix piges, bazardé du côté de Manchester City à quinze, recruté par l’AS Monaco en août 2015 en échange de douze millions d’euros et qui s’est longtemps battu contre une saleté de chrysalide.

La maîtrise du dosage


Leonardo Jardim, contremaître d’un projet où on lui commande de faire fructifier des actifs, s’est donc félicité début mars lorsqu'il a vu l’ailier portugais enfin s’envoler : « C’est un jeune intelligent, qui a appris durant ses deux saisons en prêtLille, ndlr). J’ai toujours besoin de rester ambitieux avec mes joueurs, il peut faire plus, il doit progresser dans l’analyse du jeu, la prise de décision, la qualité technique, c’est un ensemble. Mais il progresse. » Sur le moment, l’entraîneur monégasque n’a pas oublié de préciser qu’il n’avait pas oublié les débuts de son compatriote sur le Rocher. C’était le 20 septembre 2015, au Louis-II, face à Lorient (2-3). Un jour où l’ASM avait été pliée en deux sous les coups de reins de Romain Philippoteaux et où Rony Lopes n’avait pas tenu plus de trente-sept minutes. Bernardo Silva avait alors été posé dans le cadre, Lopes sorti du paysage avant d’être de nouveau prêté au LOSC quelques mois plus tard.


Là-bas, le Portugais rencontre Frédéric Antonetti, qui sera son coach dans le Nord jusqu’en novembre 2016. Le bonhomme découvre alors le « fou de foot » pratiqué par Patrick Vieira à City, où Rony Lopes reste le plus jeune buteur de l’histoire du club (17 ans et 8 jours, le 5 janvier 2013 face à Watford, ndlr), et le « jeune homme bien élevé, sympa, qui se donne les moyens de réussir » raconté par l’ancien directeur du recrutement du LOSC, Jean-Michel Vandamme. Mais aussi autre chose : « Sa passion se traduisait par une grosse envie de progresser, c’est du pain béni pour un entraîneur. C’est quelqu’un qui respecte énormément le jeu, mais il voulait parfois trop en faire, donc il a eu de nombreux problèmes de blessures. En réalité, il se surentraînait et ne trouvait pas le juste milieu. Je ne l’ai pas vu, je l’ai su. C’est des bêtises de jeune. L’entraînement, c’est un bon dosage, donc si le joueur en fait plus derrière votre dos, vous perdez la maîtrise du dosage. Un jour, il m’a avoué qu’il se rajoutait des séances... Je lui ai dit que ce n’était pas comme ça qu’il y arriverait. »

« Falcao, ce n’est pas comme si c’était Benzia ou Eder... »


Alors, comment ? En ne se grillant pas physiquement et en retrouvant, à partir de l’été dernier, un cadre idéal pour exploser à Monaco, où le départ de Bernardo Silva lui file un espace d’expression. Interrogé par L’Équipe il y a quelques semaines, Franck Passi, qui a aussi connu Lopes au LOSC, dresse un parallèle avec Benjamin Mendy : « Il a la qualité technique, la puissance, la vitesse, la capacité à se projeter. Et quand c’est Falcao qui dit : "Dis donc, va falloir donner le ballon", ce n’est pas comme si c’était Benzia ou Eder... » En 2018, Rony Lopes a déjà claqué huit buts toutes compétitions confondues dont un décisif face à Lyon le 4 février dernier (3-2) et à Bordeaux début mars (2-1), lors d’un soir où l’AS Monaco avait été largement bousculée en l’absence de Radamel Falcao. Samedi soir, lors de la finale de la Coupe de la Ligue face au PSG jouée au Groupama Stadium, le Portugais va jouer une partie de sa saison quelques jours après avoir été zappé de la liste des convoqués en sélection nationale par Fernando Santos. Lui attend son heure : « J'aime avoir ce sentiment, être décisif pour l'équipe et être important. mais je sais que je ne suis pas encore un titulaire indiscutable. Il faut travailler tous les jours et tous les matchs pour ça et je veux continuer à le faire. » Une finale de coupe nationale est une bonne occasion pour définitivement asseoir son territoire. Avant de retourner dans l'autre monde ?



Par Maxime Brigand Propos de Frédéric Antonetti recueillis par MB.
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