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Ronaldinho, le plaisir solitaire

En mars 2003, le PSG de Luis Fernandez se déplace au Roudourou. À la 20e minute de jeu, Ronaldinho réalise un numéro de soliste sur l’ouverture du score. Un bijou qui ne servira à rien, puisque les Parisiens termineront le match avec une défaite (2-3) alors qu’ils menaient 2 à 0. Un match vraiment à part.

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On a beau commencer à s’habituer à la présence de Ibrahimović, Cavani ou Falcao dans le championnat de France, c’est oublier que le dernier véritable artiste du football moderne a fait ses classes en France. Il s’appelait Ronaldinho et envoyait du jeu. Arrivé au PSG en 2001, le Brésilien a traîné ses crampons sur les prés français et notamment au Roudourou. C’était en mars 2003 et le numéro 10 de la capitale s’est fendu d’un but stratosphérique. Pourtant, rien ne prédestinait l’ancien du Grêmio à coller un caramel entouré de velours ce jour-là. Le terrain était sablonneux, Guingamp dominait la rencontre et Luis Fernandez avait fait du PSG un cirque ambulant. Mais le génie n’a pas besoin de cadre pour s’exprimer quand, à la 20e minute, le Brésilien passe en revue toute la défense bretonne, accélère, et s’en va battre Ronan Le Crom, tout en queue de cheval, d’un pointu victorieux.

Ce but, qui sera élu en fin de saison plus beau but de l’année en France, est resté gravé dans les mémoires. Ronan Le Crom, l’homme qui a joué avec Zlatan Ibrahimović, David Beckham, Didier Drogba et Hakim Saci n’a d’ailleurs rien oublié : « Ce but m’a marqué, notamment en raison de l’état du terrain qui était un peu sablonneux, se souvient le portier. Ronie termine par un léger piqué qui me passe au-dessus de l’épaule gauche. J’ai souvenir que ça allait très vite. Le passage en revue de toute notre défense m’avait impressionné. » Un but champagne comme on dit. Ronaldinho n’était pas encore le génie du Barça, mais il avait déjà cette folie dans les pieds. Le Crom toujours : « C’était un joueur pétri de talent, mais inconstant au PSG. Sa force, c’était son imprévisibilité. »

Stéphane Carnot : « Il a beaucoup de réussite sur le premier but »

En seconde période, les plus belles incisives du Brésil régale de nouveau le public d’un caviar pour Jérôme Leroy sur le second but. Un café crème qui trotte toujours dans l’esprit de Stéphane Carnot, numéro 10 guingampais de l’époque. « Je suis bluffé car je suis à côté de lui quand il fait cette passe par dessus la défense pour Jérôme Leroy. À aucun moment, je ne l’imagine jouer dans ce sens, je pensais qu’il allait utiliser le terrain de manière latérale. » À chacun ses petits péchés mignons, finalement. Pour Carnot, le slalom victorieux de la première mi-temps est un but « chanceux  » . « Sur le moment, je ne suis pas plus impressionné que ça car, entre les contres favorables, le sable et la frappe détournée au dernier moment, il a une certaine réussite. » Ça se défend, après tout.

Quoi qu’il en soit, les Bretons ne vont jamais baisser les bras. « À 0-2, on y croyait encore  » , affirme, déterminé, Le Crom. « Le PSG avait été très réaliste, car avant l’ouverture du score de Ronaldinho, on a énormément d’occasions  » , balance Carnot. Guingamp va finalement en coller trois dans les gencives de l’arrière-garde parisienne. Trois buts de soiffards. Sur la réduction du score d’Auriol Guillaume, le sable empêche la balle de rebondir : « Je revois Lionel Letizi attendre le rebond pour se jeter et se faire tromper par cette balle qui glisse doucement sur le sol  » , se marre Carnot. Le début d’une folle remontée qui va se ponctuer par un but dégueulasse de Didier Drogba, à la 89e minute. Carnot encore : « Saci rate complètement sa frappe et elle prend toute la défense à revers et Didier la pousse au fond de manière peu académique. C’était à l’image de notre saison. C’était fou. À l’aller, au Parc des Princes, on avait voulu jouer et on en avait pris 5. On était naïfs. Ce match retour nous relance car, derrière, on termine sur 8 victoires et un nul. On était décomplexés et la confiance fait faire des choses un peu folles. »


Pourtant, le résultat final ou l’intrusion des ultras parisiens sur le tarmac de l’aérodrome de Saint-Brieuc pour un petit coup de pression aux joueurs parisiens après le match ne sont pas restés gravés dans le marbre. À l’inverse du but de Ronaldinho qui tourne toujours sur le net. « Ce but, je l’ai beaucoup revu à la télévision, c'est sympa car ça permet de se revoir assez souvent, rigole Ronan Le Crom. Même si la balle est touchée, elle méritait d’aller au fond. Si ce but est resté dans les mémoires, c’est normal. Je peux dire que j’y étais même si le tacle de Christophe Le Roux, qui détourne la trajectoire au dernier moment, me frustre encore… » Salaud de Christophe Le Roux.



par Mathieu Faure
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