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Robin van Persie : « J’avais signé à Manchester pour Sir Alex Ferguson »

En cette période anxiogène, So Foot vous ressort la version intégrale d’un entretien avec Robin van Persie pour parler Manchester United. L’ancien attaquant des Red Devils et des Pays-Bas recevait au café Panenka, à Rotterdam, fin février.

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Il est arrivé tout sourire, affûté et bien coiffé, comme à son habitude. Et très vite, Robin van Persie a demandé un café avant d’enchaîner une série d’interviews. Une première face à la caméra d’une agence de presse batave, où il a notamment pris la défense de Paul Pogba, et une troisième, par téléphone, avec un média anglophone. Entre les deux, il s’est posé avec nous pour parler de ses années Manchester United. Une période dont la première saison, sous les ordres de Sir Alex Ferguson, a été comme une renaissance.



Tu as ressenti quoi le jour où ton agent t'a dit : « Robin, il y a Manchester United qui te veut » ?
J'avais deux autres options, la Juventus et Manchester City. À ce stade, c'est une réflexion qui s'enclenche, tu pèses le pour et le contre entre le positif et le négatif de chaque choix. Mais j'avais toujours eu des sentiments positifs envers Sir Alex Ferguson et Manchester United. Si tu regardes cette équipe à l'époque, tu vois des joueurs comme Vidić, Ferdinand, Scholes, Giggs, Carrick... des vrais gagneurs, des joueurs d'expérience.
« Patrice Évra était un vrai leader. J'étais assis à côté de lui pendant deux ans. Son désir de gagner, son énergie positive... »
C'était extrêmement tentant de jouer avec eux. D'ailleurs, ce dont je me souviens bien, c'est surtout de mon arrivée dans ce groupe : je me suis senti le bienvenu dès le premier jour jusqu'au dernier même si pendant huit ans j'avais joué à Arsenal, j'avais été leur adversaire. Tous les joueurs que j'ai cités, en particulier, se sont efforcés de me faire me sentir chez moi. Ce qui était agréable pour moi en arrivant à Manchester United, c'est qu'à Arsenal, j'étais l'un des plus vieux, j'avais beaucoup de responsabilités au-delà de mes performances. Mais en arrivant dans cette équipe de Manchester United en 2012, je n'étais pas l'un des plus expérimentés, je n'avais plus autant de responsabilités, et je pouvais donc me focaliser sur mon jeu, mes performances. Dans chaque équipe, il y a une hiérarchie, à Manchester elle était claire, les boss, c'étaient Paul Scholes, Ryan Giggs, Michael Carrick, Nemanja Vidić, Rio Ferdinand... Ces cinq-là étaient les patrons de l'équipe. Tout ce qui se passait hors du terrain, c'est eux qui le réglaient...

À t'entendre, ce qui t’a séduit dans Manchester United, ce sont ses personnalités, ce collectif humain : Sir Alex Ferguson, ces cinq tauliers...
Oui, très clairement, faire partie d'un collectif qui a tout gagné, et peut tout regagner. Ces joueurs, ils ont gagné la Ligue des champions, la Premier League. Patrice Évra aussi était un vrai leader. J'étais assis à côté de lui pendant deux ans. Son désir de gagner, son énergie positive... Rejoindre ce Manchester-là, c'était détruire un plafond de verre, rendre certaines choses possibles. À l'entraînement, l'intensité était incroyable. Même dans un simple entraînement, tous ces gars-là faisaient tout pour gagner. Même un cinq-contre-deux, les mecs qui n'étaient que deux étaient dégoûtés de perdre... Ces joueurs, ils donnaient l'impression de toujours chercher la perfection, ils se poussaient mutuellement, et moi, j'adorais cet environnement. Ces joueurs me poussaient à donner le meilleur de moi-même.
« Giggs, c'était le joueur flamboyant, donnant toujours l'impression d'être dans sa zone de confort. Toujours en pleine forme à 39 ans ! Il faisait du yoga, vivait le football tout le temps. »
J'avais eu un sentiment comparable huit ans plus tôt en rejoignant Arsenal. J'arrivais comme jeune joueur. Voir Bergkamp faire ce qu'il faisait, j'étais là : « Waouh ! » Je n'avais jamais rien vu de tel, pareil avec Thierry Henry, pareil avec Robert Pirès, pareil avec Freddie Ljungberg. Et huit ans après, avec huit ans d'expérience en plus, j'ai pris une claque de la même envergure en débarquant dans le Manchester de Sir Alex Ferguson. Quand j'ai commencé à observer les choix de Paul Scholes dans les petits jeux de possession de balle, je me suis rendu compte du monstre qu'il était... « Eh, mais je n'ai jamais vu une telle qualité... » Ryan Giggs quand tu le regardais, tu te demandais où le ballon partait, et puis (il claque des doigts, N.D.L.R.), tout se mettait en place au bon endroit comme par magie. C'était particulièrement captivant de les voir à l'entraînement. N'importe quel joueur doit chercher un environnement comme celui-là, qui vous fait repousser vos limites. Le Manchester United sous Sir Alex Ferguson, c'était une émulation incroyable au quotidien.


C'était qui, le joueur le plus impressionnant ?
(Il rigole, N.D.L.R.) C'est dur de répondre, car la plupart d'entre eux étaient impressionnants dans leurs registres particuliers, dans leur propre style. Je considère qu'il faut toujours rester soi-même, et ces joueurs étaient aussi forts parce qu'ils exprimaient leur nature. Vidić, c'était un guerrier, il mettait la tête là où normalement c'est flippant de mettre le pied. Il faisait n'importe quoi pour gagner. Ferdinand, il était plus « élégant » , à l'aise avec la balle, fort dans le jeu aérien, bon dans le jeu long.
« Ferguson a dit devant toute l'équipe : "Ok les gars, si on ne gagne pas le championnat, sachez que c'est à cause de ces deux trous du cul qui ont choisi de sortir." »
Footballeur complet et vivant pour gagner. Giggs, c'était le joueur flamboyant, donnant toujours l'impression d'être dans sa zone de confort. Toujours en pleine forme à 39 ans ! Il faisait du yoga, vivait le football tout le temps. Impressionnant à sa manière également. Wayne Rooney, impressionnant dans son style propre également (il mime un coup de poing dans sa main ouverte, N.D.L.R.), le mec toujours à fond, dans l'impact, à mettre la pression... Patrice Évra, impressionnant dans cette habitude à parler haut et fort, à provoquer pour insuffler de la confiance à l'équipe. Aujourd'hui, je sais qu'il fait des vidéos « drôles » , mais il ne faut pas croire, c'est un super professionnel et un gars super intelligent. Il parle cinq langues, il parle même coréen ! Son apparence physique montre à quel point il est professionnel, son esprit est aussi costaud que son corps.

Tu as mentionné le professionnalisme de Ryan Giggs, mais il n'a pas toujours été comme ça. En début de carrière, il s'est fait gauler par Sir Alex Ferguson à une fête organisée par Lee Sharpe. Et c'est après s'être fait souffler dans les bronches violemment qu'il a changé...
Le coach Ferguson, il savait quand il fallait agir, quand il fallait par exemple mettre un coup de pression sur la discipline.
« Ferguson avait collé plein de photos, on avait limite la soirée des deux joueurs heure par heure : 2h du matin, 3h du matin, 4h du matin, comme pour souligner l'ampleur de leur connerie. »
Lors de ma première saison, on avait 15 points d'avance en championnat, et on accueillait Manchester City pour plier le titre (en avril 2013, N.D.L.R.). Si on gagnait ce match, cela faisait 18 points d'avance, mais on avait perdu. Cela nous laissait malgré tout 12 points d'avance, la plupart des managers n'auraient pas dramatisé la situation. Le boss en revanche, il est monté dans les tours. C'était vraiment très chaud. Deux gars de l'équipe étaient sortis après cette défaite. Le lendemain du match, il avait fait coller sur les murs du vestiaire des photos des deux joueurs pendant leur virée nocturne. Et il a dit devant toute l'équipe : « Ok les gars, si on ne gagne pas le championnat, sachez que c'est à cause de ces deux trous du cul qui ont choisi de sortir. »


Tu as les noms ?
(Il sourit, N.D.L.R.) Ouais, j'ai les noms, mais je ne peux vraiment pas les donner. Ils se sont fait pourrir par le coach, mais c'est resté dans le vestiaire. C'était incroyable, il avait collé plein de photos, on avait limite la soirée des deux joueurs heure par heure : 2h du matin, 3h du matin, 4h du matin, comme pour souligner l'ampleur de leur connerie. Il ne s'est pas arrêté là, il nous a tous avertis : « Les gars, écoutez bien, si on ne gagne pas le championnat, c'est parce que ces deux-là ont décidé de sortir s'amuser. À partir de maintenant, si je vois un joueur sortir avant que l'on ait soulevé le trophée, ce joueur est dehors. »
« Certains joueurs avaient un peu peur de Ferguson, s'il le sentait, il devenait sympa avec les joueurs concernés pour les détendre. Mais il pouvait redevenir super strict le lendemain si cela déviait. »
Il était sans pitié. « Je n'en ai rien à carrer de qui vous êtes, de combien de trophées vous avez gagnés jusque-là. Si vous sortez avant la fin de saison, vous sortez de l'équipe et je vous fais transférer. » Après ce speech, on est partis s'entraîner, et il s'agissait des deux séances d'entraînement les plus dures de ma vie. Douze points d'avance et voilà sa réaction. On a enchaîné deux nuls à Stoke et West Ham (en réalité, Manchester s'impose à Stoke 2-0, N.D.L.R.), puis on a enquillé jusqu'au titre. Un manager doit sentir quand il doit être dur, et quand il doit relâcher la pression. Ce moment-là de la saison était idéal pour pousser un coup de gueule, Sir Alex n'a pas laissé passer l'occasion.

Tony Blair a dit de Ferguson qu'il aurait pu réussir dans tous les domaines tellement il maîtrise le management humain...
Je suis d'accord avec ça. Il arrivait toujours à trouver les mots et actes justes pour maintenir 27 millionnaires heureux. Chacun de ces 27 joueurs est persuadé d'être le meilleur, de plus mériter de jouer que l'autre. Comment on gère ça ?
« Les gens doivent comprendre tes idées. Sir Alex Ferguson était un maître de clarté. »
La plupart de ces 27 joueurs sont très bons. Lors de cette saison 2012-2013, pour moi, il a délivré une Masterclass de gestion des hommes, pour maintenir chacun heureux et motivé. Même le 17e joueur de l'équipe était au taquet. Il était toujours capable de maintenir chacun dans la bonne dynamique. Certains joueurs avaient un peu peur de lui, s'il le sentait, il devenait sympa avec les joueurs concernés pour les détendre. Mais il pouvait redevenir super strict le lendemain si cela déviait. C'est un manager incroyable par cette capacité à jongler entre le bâton et la carotte. Tu pouvais parler de tout avec lui, mais en retour, tu devais être à fond à l'entraînement. Il savait être dur, un peu violent, et quand nécessaire passer un bras autour de l'épaule pour réconforter.

Tu te souviens de ton premier contact avec lui ? Le Danois Brian Laudrup avait déjà donné son accord oral à Chelsea en 1998, mais avait été approché de la manière suivante par Ferguson : « Alex Ferguson à l’appareil, es-tu un joueur de Manchester United ou pas ? »
« Quand les gens ont vu Sir Alex Ferguson se retirer, tout le monde a su que cela allait être très dur pour le club. C’est similaire à la situation d’Arsenal avec le départ d’Arsène Wenger. »
Je me souviens bien, pareil que pour Brian Laudrup : super direct. Tout ce qu’il m’a dit, à propos de mon futur rôle à Manchester United, c’était extrêmement clair. Il a fait une synthèse de comment il me voyait dans son équipe, et dans cette conversation, il était extrêmement clair à propos de ses attentes à mon égard. C’est important pour un dirigeant d’être clair, que tu sois l’entraîneur ou le capitaine, tu dois mener par l’exemple et mener par une parole claire. Les gens doivent comprendre tes idées. Sir Alex Ferguson était un maître de clarté.



Quand il s’est retiré à la fin de la saison 2013, cela a changé quoi dans le club ?
Un grand vide. Même Ryan Giggs ne savait pas qu’il allait arrêter. Ni Scholes ni Ferdinand, même s’ils avaient bossé pour lui tant d’années, ils ne l’avaient pas vu venir.
« Manchester United est dans la situation d’Arsenal, à devoir reconstruire. »
Juste avant de signer, je lui avais demandé : « Quels sont vos plans ? Vous restez encore combien d’années ? » Il m’avait dit qu’il envisageait de rester encore au moins trois ans. Pour moi, ce fut donc une grande déception, car j’avais signé à Manchester United pour lui. C’est la vie, les coachs vont et viennent, les joueurs sont transférés... Il faut aller de l’avant. Mais quand les gens ont vu Sir Alex Ferguson se retirer, tout le monde a su que cela allait être très dur pour le club. C’est similaire à la situation d’Arsenal avec le départ d’Arsène Wenger. Si un homme imprime une philosophie sur une si longue durée dans un club, forcément, au moment de son départ, il laisse un énorme vide. Le club et les joueurs ont besoin de temps pour s’en remettre.

Le fait que Manchester United soit dans le creux, c’est encore le contre-coup du départ de Ferguson.
Oui. Ce n’est pas l’idéal de changer de manager trop souvent. Cela complique tout car chaque manager apporte ses idées, sa philosophie, son staff...
« L’enjeu pour Manchester United aujourd’hui, c’est de voir si Solskjær arrivera à mettre en place une philosophie. Sa propre philosophie. »
Or un grand club comme l’a été Manchester sous Ferguson, c’est avant tout de la stabilité. Si Manchester veut se relever, il faut donner du temps - une vraie chance - à Ole-Gunnar Solskjær. Si vous changez de manager tous les deux ans, c’est impossible. Les premières années de Ferguson à Manchester étaient difficiles. Le Manchester United d’aujourd’hui a besoin d’acquérir une cohérence comme Liverpool a su la créer ces dernières saisons. Pour l’instant, Liverpool et Manchester City sont un ou deux crans trop haut pour Manchester United. Pourquoi ? Parce qu’ils ont réussi à construire le sentiment collectif qu’ils allaient quelque part, dans un projet bien précis. Manchester United est dans la situation d’Arsenal, à devoir reconstruire ce projet. Avec Mikel Arteta, je crois que les Gunners sont en train de commencer quelque chose : il est clair dans son discours, les joueurs semblent adhérer, quelque chose pourrait se passer. Si ce sentiment prend corps dans le vestiaire d’Arsenal...



Manchester United n’est-il pas tombé dans le piège de faire du business avant de créer un « projet collectif » sportif ?
Sous Ferguson, il n’y avait pas de comptes sur les réseaux sociaux, rien de tout ça, ce n’était pas aussi commercial. À son départ, cet aspect commercial a augmenté. Je ne dis pas que c’est bien ou mal, je dis juste qu’avec le départ du boss, cette partie du club a changé. Après, ils avaient besoin de ces sources de revenus pour pouvoir acheter des joueurs, mieux les payer...
« 70 000 personnes dans un stade qui chante ton nom, c’est une sensation fantastique. »
En cinq ou six ans, l’évolution a été très rapide, ils ont peut-être déséquilibré l’édifice. Mais respecter cet équilibre, c’est complexe. Si on compare avec Liverpool, Jürgen Klopp a été installé, pérennisé, et les joueurs choisis devaient être en phase avec sa philosophie de jeu, pas avec des impératifs marketing. Ils ont construit le club sur le projet sportif d’un entraîneur. À Manchester United, ils ont misé sur des stars, des noms, comme Pogba ou Sánchez, et imaginé de construire l’équipe autour. C’est une manière de procéder. C’est risqué, car si un tel joueur se blesse ou ne s’adapte pas, toute l’équipe est vulnérable. Alors qu’avoir une philosophie, ce qu’a Liverpool, mais n’a plus Manchester United pour le moment, cela engendre une grande force collective. Ce sont les joueurs qui doivent s’adapter à une philosophie, pas les joueurs qui doivent en imposer une. L’enjeu pour Manchester United aujourd’hui, c’est de voir si Solskjær arrivera à mettre en place une philosophie. Sa propre philosophie.

Tu as été le buteur de Manchester United pendant trois ans. Moi étant gosse, j’ai été marqué par une image : Van Nistelrooy marque, et tout Old Trafford crie « Ruud Ruud Ruud » ... Cela fait quoi de marquer dans ce stade avec le maillot de Man U ?
C’est un sentiment extraordinaire. J’avais une relation forte avec les supporters, ils chantaient mon nom quand je marquais...
« Durant une période de doute, Ferguson n’arrêtait pas de me dire : « Ne t’inquiète pas, cela va revenir." »
Cette relation que tu décris entre Old Trafford et Ruud van Nistelrooy, c’est une relation donnant-donnant. Ils vont te donner, mais toi aussi, tu dois tenir ta « promesse » , marquer ou au moins faire tout pour. Cette connexion m’a toujours donné une force supplémentaire, surtout dans les gros matchs contre Liverpool ou en Champions. 70 000 personnes dans un stade qui chante ton nom, c’est une sensation fantastique.


Durant ta première saison, tu as passé deux mois sans marquer...
C’était très dur. Je m’étais blessé en tombant dans une fosse contre Queens Park Rangers. Après ça, j’ai eu une douleur chronique dans le dos. Ce n’est pas une excuse, mais je jouais sous anti-inflammatoires.
« À Arsenal, c’était plus familial. »
Dix matchs interminables jusqu’à ce que je marque à l’extérieur à Stoke, dans l’un des stades que je détestais le plus, mais où paradoxalement j’ai beaucoup marqué. Durant cette période où j’étais clairement dans le doute et en manque, Ferguson n’arrêtait pas de me dire : « Ne t’inquiète pas, cela va revenir. » Il n’a jamais mis aucune pression sur moi, et finalement j’ai marqué, et la machine s’est relancée.

Pendant ces trois ans à Manchester United, as-tu eu parfois l’impression que tu jouais plus que pour le club d’une ville ?
« Si les résultats sont là, ta vie est belle, l’impact est énorme, dépasse les frontières. »
Je pouvais sentir que je jouais pour un club géant, un club qui dépassait le cadre de sa ville. Plus particulièrement pendant nos tournées en Asie ou en Australie. Dans un club comme celui-là, cela va dans les deux sens. Si les résultats sont là, ta vie est belle, l’impact est énorme, dépasse les frontières. Mais quand les résultats sont mauvais, tu te retrouves tout seul, paradoxalement. À Arsenal, c’était plus familial à mon époque, quand les résultats ne suivaient pas les gens se soutenaient moralement, quand tu étais moins performant, les gens t’encourageaient. À Manchester United, quand tu étais en difficulté, tu devais trouver tes solutions tout seul.

Robin van Persie est partenaire de Enterprise Rent-A-Car, sponsor de l’UEFA Europa League. Pour découvrir plus et profiter de tarifs préférentiels à travers l’Europe, rendez-vous sur www.enterprise.fr/UEL.

Propos recueillis par Nicolas Jucha
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