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  1. // Trophée Kopa 2018

Ritsu Doan, soleil levant ou simple étoile filante ?

C’est l’histoire d’un quasi-inconnu, retrouvé en bas de la liste du trophée Raymond Kopa 2018. Et si aucun des votants chargés de récompenser le meilleur jeune de l’année n’a pensé à glisser son nom dans l’urne, Ritsu Doan – 堂安律 pour les intimes – aura tout de même eu le droit à son nom dans un coin du magazine France Football. Alors, coup d’un soir ou promesse de lendemains enchantés ?

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Soudain, sous les projecteurs, tira Ritsu


Japon-Uruguay, 16 octobre 2018. 59e minute de jeu, récupération haute des Japonais. Ritsu Doan déserte son côté droit et arrive, pleine balle, dans la surface adverse. Shinji Kagawa, maestro en chef, le sert dans le bon tempo. Ritsu s’amène la balle en une touche, repique intérieur et lâche une praline du gauche qui vient se loger dans le petit filet opposé. Pour sa deuxième sélection, il débloque, grâce à sa spéciale, son compteur sur la scène internationale. Au pays, le voilà déjà flanqué du surnom « Maradoan » . Alors, vu comme ça, c’est tout sauf un hasard si l’étoile montante vient de chiper une place dans le classement Raymond Kopa.

Nippon, ni route : il trace son chemin


À 20 ans, ce buteur occasionnel et dribbleur invétéré est un habitué du côté droit, d’où il repique pour semer la zizanie avec sa patte gauche – et tant pis si certains préfèrent le voir jouer 10, rôle qui sert mieux sa vista. Pas des plus costauds, mais intenable grâce à ses appuis, Ritsu Doan est un pur produit de la formation japonaise. Repéré dès l’âge de douze ans, il effectue ses premières gambades dans les équipes jeunes du Gamba Osaka. Il faudra toutefois attendre que le jeune Nippon tombe sur un DVD des exploits de Maradona (côté terrain) pour qu’il se mette en tête d’embrasser une carrière de footballeur. C’est en mai 2015, à 16 ans, que sonne l’heure des débuts avec les grands : il grappille quelques minutes contre le FC Séoul en Ligue des champions asiatique. S’il patiente jusqu’à la saison suivante pour régulièrement squatter l’équipe professionnelle, très vite, le gamin tape dans l’œil des observateurs japonais. Mais c’est bien ses exploits avec les jeunes de la sélection nationale qui vont lui ouvrir les portes de l’Europe.

À la sauce samouraï


Barheïn 2016, Coupe d’Asie des U19. Ritsu arbore le maillot bleu des Samouraïs. Son équipe tombeuse en finale de l’Arabie saoudite, il est élu meilleur joueur du tournoi. Un an plus tard, c’est encore lui qui porte le Japon lors du mondial U20 organisé par la Corée du Sud, en inscrivant trois des quatre buts de son équipe pendant la compétition. Insuffisant pour les Nippons, qui prennent la porte en huitièmes, défaits par le pays hôte. Suffisant pour Ritsu qui, revenu du mondial, fait le grand bond vers l’Europe.

Pour briller, il quitte l’Empire du soleil levant


À l’été 2017, Ritsu quitte un pays devenu trop petit pour son talent et pose ses valises sur le Vieux Continent. Prêté avec une option d’achat de 2 millions d’euros par le Gamba, il atterrit du côté du FC Groningen, en première division hollandaise. Une saison plus tard, quelques jolies lignes de stats (neuf buts et quatre passes décisives en 29 matchs) et un titre de joueur de l’année glané auprès des supporters du club, Ritsu s’attire, une nouvelle fois, la sympathie des recruteurs. Manchester City essaie de rafler la mise l'été dernier, alors que son club lève l’option d’achat et que les grands noms du pays (Ajax, PSV, Feyenoord) lui font la cour. En vain.

Ritsu dis-moi kiétu


Aujourd'hui, le Nippon continue sa progression aux Pays-Bas. Malgré un début de saison poussif, Ritsu a connu ses premières grandes joies avec la sélection nationale. En le balançant chez les A cet automne, le Japon espère le voir dynamiter l’attaque pour les années à venir. Côté club, il ne devrait pas s’attarder dans l’autre plat pays, alors que des équipes d’un standing supérieur lui font les yeux doux. S’il a du talent, une chose est sûre : Ritsu Doan doit encore grandir s’il veut devenir plus qu’un nom trouvé au hasard d’un classement de France Football.

Par Pierre-Henri Girard-Claudon
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