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Rim’k : « Je ne laisserais jamais quelqu’un dire du mal de Zizou »

En octobre 1999, Les Princes de la ville envahissait les bacs et s’imposait «  comme la bande-son de la génération black-blanc-beur  » . Presque dix-sept ans plus tard, Tonton Rim’k est toujours là, et sa passion, à l’écoute de Monster Tape, ne s’est pas étiolée. Celle pour le foot également. Surtout depuis l’arrivée de Zizou à la tête de la Maison Blanche.

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Je vois que tu as mis un pull floqué « F.F.F. » . Tu t’es préparé pour l’interview, en fait ?
Non, c’est simplement que j’aime bien Nike. Je m’entends bien avec les mecs de cette marque et je collabore parfois avec eux. Quand ils ont vu que les baskets mythiques de notre époque, que ce soit la Air Max ou la Jordan, revenaient à la mode, je pense qu’ils ont compris que ce ne serait pas bête de développer des partenariats avec les symboles de cette culture-là.

Tu t’es toujours considéré comme un rappeur offensif. L’arrivée de Zidane au Real, ça doit te réjouir ?
Oui, parce que je suis un grand fan de Zizou, mais aussi parce que j’ai toujours trouvé que Benítez était pourri comme entraîneur. Dès son arrivée au Real, ça se sentait à plein nez que ça ne marcherait pas. Il n’avait pas les épaules pour une telle mission, et les joueurs ne semblaient pas vouloir de lui. Les dirigeants ont trop tendance à oublier l’importance de l’ambiance dans un vestiaire. Ils pensent en termes d’argent et de notoriété, mais ils oublient que l’équilibre d’un joueur professionnel tient à peu de choses. Le mental permet de te sublimer ou de donner le meilleur de toi-même, mais ça peut aussi te couler. Du coup, quand un entraîneur n’arrive pas à créer une osmose dans les vestiaires, ça va droit à la catastrophe.

Tu penses que Zidane peut réussir à souder le Real et à le rendre séduisant ?
Il a un palmarès qui parle pour lui, donc forcément, quand t’as un technicien avec un tel parcours et un tel talent derrière lui, tu ne peux que l’écouter dans le vestiaire. Zidane sera forcément plus respecté qu’un mec un peu fat qui n’a jamais été un grand joueur de foot. Tout ce que j’espère à présent, c’est que l’on va enfin voir du jeu. Je ne sais pas si Zidane va réussir, mais je l’espère. C’est vraiment une bonne personne et je ne laisserais jamais quelqu’un dire du mal de Zizou devant moi.


Pourtant, il jouait quand même souvent vers l’arrière pour un meneur de jeu…
(Rires) C’est vrai en plus, mais je pense que c’était pour mieux relancer le jeu. La base du foot, c’est l’organisation. Il apprenait à jouer à ses coéquipiers et leur demandait de monter afin de participer au jeu. Il voulait que les autres comprennent qu’il faut monter avec le ballon. C’était ça son talent !

Je n’aime pas trop faire de comparaison, mais tu ne penses pas qu’il serait éclipsé par Messi et Ronaldo s’il jouait aujourd’hui ?
Ce qui est sûr, c’est que le foot est beaucoup plus physique aujourd’hui, même si on a de gros tueurs techniquement. Messi, par exemple, ne serait pas aussi fort s’il n’avait pas des jambes de mammouth. Personnellement, j’aimerais bien savoir ce qu’il se passe dans les coulisses : ils doivent être chargés comme des mules, les mecs ! Pelé, il marchait sur le terrain et c’était humain. Là, ce sont presque des machines ! Il faut avouer que le foot a pas mal changé ces dernières années : l’écart se creuse chaque année entre les équipes au pouvoir financier conséquent et les autres. Chelsea, par exemple, ils doivent avoir au moins quarante joueurs sous contrat, dont 25 qui seraient facilement titulaires en L1 ou dans d’autres clubs de Premier League. Fatalement, ça fausse le jeu ! Heureusement, il y a toujours la loi du sport et des clubs comme l’Atlético, Dortmund ou Leicester, qui n’ont pas les meilleurs effectifs du monde, mais parviennent quand même à faire des coups.

Le foot, quand tu étais petit, ça se passait comment ?
On m’appelé « le gaucher » parce qu’il n’y en avait pas beaucoup à l’époque. Je n’étais pas un tueur, mais le fait d’être gaucher faisait que j’étais systématiquement sélectionné pour jouer ailier gauche ou arrière gauche quand l’équipe était trop forte. Mon problème, c’est que je n’étais pas du tout discipliné. Tout ce qui pouvait ressembler à un ordre, je le refusais. Si mon entraîneur me faisait une remarque, je m’embrouillais avec, si bien que je n’ai jamais pu développer quoi que ce soit avec le foot. Cela dit, si j’avais pu persévérer, je pense que j’aurais été un joueur très technique.

Tu as gardé des souvenirs particuliers de tous ces moments ?
Ce que je retiens principalement, ce sont les rencontres inter-quartiers avec toute l’équipe du Val-de-Marne. À cette époque, on avait l’impression que l’on jouait notre vie, c’était dingue ! Je me souviens aussi de tous ces matchs que je regardais avec mon père. C’était la tradition, et c’est comme ça que j’ai découvert le grand Manchester avec tous ces joueurs formés au club et, quelques années plus tôt, le PSG de Weah et les Girondins de Bordeaux de Stéphane Paille. Personne ne se souvient de lui, mais il était important pour moi. Il avait un vieux gabarit et il m’a permis de croire en mes capacités : si lui pouvait être professionnel, je le pouvais aussi (rires) !

« Honnêtement, j’en ai fait des soirées avec Debbouze, Desailly ou Trezeguet. À l’époque, on festoyait en se disant qu’on était les meilleurs, mais on a fini par tirer la langue en 2002. »

Ça t’arrivait de jouer avec les membres de la Mafia K’1 Fry ?
Tu veux rire : on jouait tout le temps, gros ! On était même une très bonne équipe. Je me souviens qu’on avait rencontré le Secteur Ä une fois et qu’on avait gagné 7-2. En gros, dès qu’il y avait un ballon dans le coin, ça devenait une obsession : il fallait jouer. Aujourd’hui, mon cardio fait que c’est plus difficile, mais je joue au five deux ou trois fois par mois. Ça entretient la forme physique et ça permet de contrebalancer la consommation du bédo (rires).

C’est vrai que ce n’est pas forcément compatible…
C’est le tabac qui n’est pas compatible. La beuh, en revanche, c’est même considéré comme un dopant. Et ce n’est pas pour rien : c’est comme un antidouleur qui te permet de moins ressentir les choses. Bon, ça a tendance à foutre un coup de mou, mais ça n’empêche pas de jouer. J’ai déjà fait du foot sous fumette et c’est faisable (rires). Plus sérieusement, c’est vrai qu’on fume beaucoup, qu’on délire souvent autour de ça, mais les gens doivent aussi savoir qu’on fait pas mal de sport à côté. Sinon, on ne pourrait pas suivre.

C’était qui le plus fort au sein de la Mafia ?
Dry, incontestablement. Le mec jouait à Orly en Excellence, je crois, donc forcément, il nous mettait une raclée à chaque fois. Il était attaquant et plantait des buts de dingue ! Heureusement, on avait un bon goal avec Mokobe, l’exemple-type du mec nul avec les pieds, mais très doué avec ses mains. Bon, ce n’était pas Neuer non plus, je te rassure.

Benzema qui risque de ne pas disputer l’Euro, tu en penses quoi ?

Personnellement, je pense qu’il sera sélectionné, mais je peux me tromper. Après tout, on s’est déjà fait avoir par Jacquet lorsqu’il a mis sur le carreau Cantona, Ginola, Ba et Anelka. À l’époque, on a insulté sa grand-mère d’avoir fait ça, mais il a fini par gagner le salaud (rires) ! Le truc, c’est que Deschamps doit à tout prix éviter de suivre l’opinion publique. On sait tous que la France ne peut pas se passer de Benzema, mais les médias semblent avoir une dent contre lui et ont visiblement décidé de le couler… Même Valbuena, on dirait qu’il est prêt à lui pardonner, qu’il le dit à demi-mot, mais que la pression médiatique est trop forte. C’est triste à dire, mais les médias, en 2016, n’accueillent toujours pas la population issue de l’immigration les bras ouverts. Pour être reconnu et totalement accepté, un petit beur se doit d’être incontournable.

Ce qui est intéressant, c’est que vous avez explosé durant l’époque black-blanc-beur. Il y avait France 98 pour le sport, H pour la télévision et le « 113 » pour la musique.
Ce qui est encore plus intéressant, c’est que l’on se retrouvait tous dans des clubs. Honnêtement, j’en ai fait des soirées avec Debbouze, Desailly ou Trezeguet. À l’époque, on festoyait en se disant qu’on était les meilleurs, mais on a fini par tirer la langue en 2002. Et ce genre de situations, ce racisme qui ne dit pas son nom, n’est pas strictement lié à la France : on ressent la même chose partout dans le monde. Tout a bien changé. Comme tu le dis, au début des années 2000, Les Princes De La Ville était la bande-son de notre génération : même Pirès me disait qu’il écoutait ce titre avant d'entrer sur le terrain pour se mettre en condition. Aujourd’hui, les artistes de variété sont dans leur coin, les rockeurs et les rappeurs font pareils. Cette notion de peuple propre à la France s’est un peu perdue.

Tu continues de côtoyer des joueurs de foot ?
Beaucoup moins, parce que les joueurs actifs ont un mode de vie particulier, mais j’en ai fréquenté beaucoup. Jérémy Ménez et Ryad Boudebouz restent des mecs que je vois régulièrement. Ce sont mes deux gars. Il y a eux, et Zidane, en gros. Désolé de revenir à lui, mais je suis vraiment heureux de sa reconversion. C’est un mec qui mérite ce qui lui arrive et qui donne énormément. Je suis allé en Algérie avec lui et j’ai halluciné : tout l’argent qu’il engrange avec les pubs, il le réinvestit et le redistribue là-bas. Son mot d’ordre, c’est l’éducation.

Le foot algérien, tu le vois comment ces dernières années ?
Les deux coupes de monde ont fait un bien fou. Ma petite ville de Béjaia, par exemple, a beaucoup changé : on a longtemps été en D2, on est passé en première division, on a gagné la Coupe d’Algérie en 2008 et on s’est mis à acheter des joueurs plus reconnus. C’est une évolution de dingue. Et tout ça a été permis grâce à toute cette génération de bi-nationaux qui ont décidé de jouer pour l’Algérie parce qu’ils n’avaient pas leur place en France. C’est la meilleure chose qui pouvait nous arriver. Avant ça, c’était inconcevable que le pays investisse dans la Fédération algérienne. Elle était trop anarchique, inculte et corrompue. Aujourd’hui, il n’y a pas de honte à se dire que l’on a bénéficié des structures françaises et que ça a permis d’améliorer tout ça. On peut désormais regarder les matchs de l’Algérie avec fierté.

Je crois d’ailleurs que tu as l’habitude de les voir chez Ramzy…
Oui, ces derniers temps, on les regarde chez lui et c’est terrible. Il s’y connaît tellement en football, ce mec. Je crois qu’il est encore plus passionné que moi !

Tu as déjà pensé à investir dans un petit club de foot ?
Bien sûr, mais la finance et la gestion d’un club, je n’y connais absolument rien. Et je n’ai pas le temps d’apprendre tout ça : je pars de zéro et ça serait trop long. Mais c’est le rêve de tout le monde : 90% des fans de foot rêvent de pouvoir faire au moins une fois dans leur vie une feuille de match. Ça serait énorme et ça ferait moins de frustrés, crois-moi !

Par Maxime Delcourt
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