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Rêver plus petit

La nouvelle élimination prématurée du PSG en Ligue des champions dresse un constat d’échec assez saisissant : si le club parisien achète facilement du rêve, il a beaucoup plus de mal à en vendre...

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La soirée a été terrible, la nuit a dû être mouvementée dans les têtes, et le réveil devait être pour le moins compliqué. Pour les supporters, pour les joueurs, pour le staff, pour la direction. Pour tous ceux qui espéraient mieux, qui espéraient plus. Barcelone, Chelsea, Manchester City, Real Madrid... Chaque saison, depuis l’arrivée des Qataris à l’été 2011, le PSG fait le même cauchemar sous différentes formes, avec différents noms, en Ligue des champions. En quarts – au bon vieux temps – ou en huitièmes – désormais –, le PSG n’arrive pas à rêver plus grand comme l’y obligerait son slogan, « Dream Bigger » . Sûrement parce qu’en réalité, il rêve trop grand. Il rêve de dominer l’Europe, de jouer dans la cour du Real, du Barça, du Bayern, de la Juventus, d’attirer/d’associer des futurs Ballons d’or et de replacer Paris, voire le Qatar, sur la carte du foot. Dans ce contexte, le constat est sans appel : le PSG ne domine que la France. En long, en large, en diagonale. Dans les grandes et les petites lignes. Pour un club dont les ambitions vont souffler leurs sept bougies, c’est plutôt encourageant, en soi. Pour un club qui voulait gagner la Ligue des champions en cinq ans, en revanche, ça doit être assez désespérant.

Une odeur de fin de quelque chose


Si la fin de saison devrait apporter son lot de titres de consolation, une période de révolution(s) attend le PSG. Révolution d’effectif, évidemment, tant une odeur de fin de cycle s’échappe des vestiaires du Parc des Princes. Révolution de staff, certainement, afin de retrouver de l’envie, de nouveaux systèmes, de nouveaux ressorts. Révolution de gouvernance, pourquoi pas, tant les relations entre les entraîneurs et le président semblent biaisées depuis le départ de Leonardo.


Mais au-delà de tout ça, une révolution stratégique paraît indispensable, si ce n’est inévitable. Évidemment, le Paris Saint-Germain doit continuer à rêver, mais à rêver plus petit sans doute. À rêver moins fort. À rêver moins brillant. À rêver à sa hauteur. À rêver de gagner la Ligue des champions, bien entendu comme tout compétiteur, tout en se contentant d’un quart ou d’une demi-finale et d’une élimination avec des honneurs. Comme Monaco face à la Juventus la saison dernière, par exemple. Ce serait déjà pas mal dans l’optique de ne plus être la risée de l’Europe, peu ou prou à la même date chaque saison, au lendemain d’un but de Demba Ba, d’une remontada ou d’un double échec fracassant face au Real Madrid quand on a promis l’enfer, le feu et l’exploit.

La science du rêve


On dit souvent que ce PSG ressemble au Chelsea de Roman Abramovitch. À première vue, ça se tient. Après tout, le meilleur club de Londres vaut bien le seul grand club de Paris et les centaines de millions investis sont à la base du renouveau des deux équipes. Dans le détail, un peu moins : entre les neuf années qui séparent le rachat des Blues par le Russe et le sacre en Ligue des champions en mai 2012, Chelsea a disputé une finale (perdue aux tirs au but face à Manchester United en 2008) et quatre demi-finales (2004, 2005, 2007, 2009). Un bilan que le PSG n’effleure même pas du bout des orteils. Sans parler des différences de méthodes entre les deux présidents ou des sommes dépensées sur le marché des transferts.



Sur des périodes similaires, Chelsea s’était affirmé comme une nouvelle place forte en Coupe d’Europe, là où le PSG reste un nain européen. C’est sans doute plus facile de se faire respecter – par les observateurs, par les joueurs, par les adversaires – quand on est un club riche d’une histoire et d’une culture centenaires plutôt qu’un club quadragénaire, mais c’est bien l’une des clés du problème parisien actuellement. En recrutant ses propres Galactiques à coups de demi-milliards, Paris rêve d’être le nouveau Real Madrid : il ferait mieux d’aspirer d’abord à vraiment devenir le nouveau Chelsea. Même si ça fait moins rêver. De toute façon, depuis la nuit du 6 au 7 mars 2018, le PSG ne doit pas rêver plus grand, il doit rêver de grandir.

Par Pierre Maturana
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