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Retrouvailles électriques entre l’Espérance et Al-Ahly

Deux des plus grands noms du football africain vont s’affronter en finale retour de la Ligue des champions. Les Tunisiens de l’Espérance de Tunis, battue (1-3) à l’aller par les Égyptiens d’Al-Ahly, n’ont toujours pas digéré les décisions de l’arbitre algérien Mehdi Charef. Et les amabilités échangées entre les deux camps n’ont pas vraiment calmé les esprits.

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Le stade de Radès, situé à une vingtaine de kilomètres de Tunis, sera bouillant. Il l’aurait été même si la Confédération africaine de football (CAF) n’avait pas décidé de lever la sanction infligée à l’Espérance après les incidents survenus entre certains supporters tunisois et les forces de l’ordre à l’occasion de la demi-finale retour face aux Angolais de Primeiro de Agosto le 23 octobre dernier (4-2, 0-1 à l’aller). L’instance avait dans un premier temps imposé la fermeture des deux virages de l’enceinte, où les violences s’étaient produites (38 policiers blessés), avant d’autoriser leur ouverture. Il y aura donc environ 60 000 spectateurs au lieu des 40 000 initialement prévus, dont 1500 Égyptiens, installés dans un coin de tribune et placés sous la protection de nombreux policiers.


Sébastien Desabre, le sélectionneur de l’Ouganda, connaît bien Radès et l’ambiance qui peut y régner. « Je me souviens, quand j’entraînais l’Espérance (janvier-juin 2014) d’un match de Ligue des champions face à Sfax, une autre équipe tunisienne. On était menés 0-1, et en deux minutes, mon équipe avait marqué deux fois. La pression du public était incroyable. Quand les supporters sont chauds, et ce sera le cas contre Al-Ahly, il peut se passer quelque chose. L’avantage, c’est que les fans seront vraiment à fond derrière les joueurs, car ils estiment que leur équipe a été lésée au match aller. Car c’est un public qui peut aussi se montrer très dur si ça ne va pas comme il le veut. Vendredi, il sera beaucoup plus indulgent au vu de la tournure des évènements à Alexandrie. »

Deux penaltys, deux polémiques


Le scénario du match aller n’a pas vraiment contribué à dépassionner le contexte de cette finale retour, la deuxième entre les deux mammouths nord-africains qui pèsent dix Ligue des champions à eux seuls (huit pour Al-Ahly, deux pour l’Espérance, N.D.L.R.). Le 17 novembre 2012, les Red Devils étaient venus chercher à Radès leur septième titre continental (2-1) après le match nul de l’aller (1-1). « Le climat n’était pas le même. Car ici, il y a une grosse frustration après le match de la semaine dernière à Alexandrie. Les gens, et pas seulement les supporters de l’Espérance, n’ont toujours pas admis les décisions de l’arbitre algérien Mehdi Charef » , grince Youssef Zouaoui, l’ancien coach des Sang et Or (1997-2002 et 2007-2008). Et surtout les deux penaltys accordés aux égyptiens. « Il ne devait pas siffler dans les deux cas. Mais ce qui est le plus surprenant, c’est que Charef bénéficiait de l’assistance vidéo à l’arbitrage, pour la première fois en Afrique (VAR). Il a vu et revu les images, et il a maintenu sa décision. S’il n’y avait pas eu la VAR, on aurait pu dire qu’il avait mal interprété les actions. Mais là... »


L’argument fait marrer Patrice Carteron. L’entraîneur d’Al-Ahly, qui pourrait remporter pour la deuxième fois la C1 après le titre obtenu en 2015 avec le TP Mazembe (RD Congo), se souvient de ce qu’il a vu lors de la demi-finale retour de l’Espérance face aux Angolais de Primeiro de Agosto. « Je veux juste rappeler aux Tunisiens que l’arbitre de cette rencontre (le Zambien Janny Sikazwe, N.D.L.R.) avait refusé à Primeiro un but parfaitement valable, à dix minutes de la fin. Le score était alors de 3-2 pour l’Espérance. À 3-3, elle aurait dû marquer deux fois pour se qualifier. Sans cette décision, l’équipe de Tunis serait-elle en finale ? Ce n’est pas certain. »

Azaro, paye ton maillot


Depuis la finale aller, les deux camps s’accusent mutuellement d’avoir contribué à pourrir l’ambiance. Les Tunisiens s’étaient émus de la fouille un peu trop poussée de leur bus par la police d’Alexandrie, juste avant de pénétrer au stade de Borg El Arab. Ils s’en étaient ensuite pris à l’attaquant international marocain Walid Azaro, accusé d’avoir lui-même déchiré son maillot pour influencer l’arbitre sur l’action débouchant sur le second penalty de la soirée. Azaro, traité de tricheur, souvent en des termes plus moins soft sur les réseaux sociaux, a été suspendu deux matchs, ce qu’Al-Ahly a vainement contesté. Patrice Carteron, quelques heures après le coup de sifflet final, avait déclaré à la chaîne du club avoir reçu un coup de pompe de la part d’un joueur tunisien non identifié. « On se dirigeait vers les vestiaires et j’ai reçu un coup de pied aux fesses. Et puis, pendant tout le match, le banc de touche tunisien était très agité. Ils nous promettaient l’enfer pour le match retour. Et certains de leurs supporters n’ont pas eu une attitude très sportive » , détaille l’ancien entraîneur de Dijon, qui sera convoqué par la CAF pour donner ses explications sur l’agression dont il dit avoir été victime.


Zouaoui : « L’Espérance devra gérer ses émotions »


Arrivés à Tunis dès le mardi 6 novembre, les Égyptiens ont eu droit à quelques petites attentions de la part de leur hôte. Le lendemain, alors qu’une séance était programmée au stade d’El-Menzah, la présence des joueurs de l’équipe amateur de l’AS Soukra, en plein entraînement, les a obligés à se replier sur un terrain annexe à Radès. « Ils se font des vacheries les uns les autres. L’Espérance n’a pas apprécié le coup du bus à Alexandrie. C’est classique, ce genre d’amabilités » , rigole une source locale. « Ce qu’il faut éviter, c’est que ça dégénère. Ce serait vraiment dommage, pour l’image de tout le monde » , reprend, beaucoup plus sérieusement, Youssef Zouaoui. « Si l’Espérance veut avoir une chance de remonter son handicap, il faut que ses joueurs parviennent à contrôler leurs émotions. Ils ont de l’expérience, mais Al-Ahly aussi. Ils vont vouloir attaquer sans doute dès le coup d’envoi. Il s’agira de le faire avec lucidité, car les Égyptiens sont très forts en contre. Et ils savent gérer ce type de contexte. De plus, ils ont perdu la Ligue des champions 2017 face au WAC Casablanca, et ils sont forcément revanchards » , ajoute Desabre depuis Kampala, où il prépare un Ouganda-Cap-Vert décisif en qualifications pour la CAN 2019.


Les Sang et Or, qui n’ont pas obtenu de la CAF l’annulation des cartons jaunes reçus à Alexandrie par Franck Kom et Chamsseddine Dhaouadhi, devront faire sans deux de leurs piliers. « Deux joueurs importants pour l’équipe. Ce n’est pas une bonne nouvelle, mais Al-Ahly sera aussi privé de plusieurs éléments (Azaro suspendu, Maâloul, Fathy, Ajayi blessés) » , reprend Zouaoui, qui se veut optimiste pour son ancien club. « 2-0, c’est un handicap conséquent, qui n’est pas insurmontable. Mais ce serait effectivement plus simple si ce n’était pas Al-Ahly en face... » Les deux équipes s’étaient affrontées lors de la phase de groupes. Et comme en 2012, les Red Devils avaient quitté Tunis avec une victoire (1-0, 0-0 à l’aller). Finalement, Radès est en endroit qui leur va bien...


Par Alexis Billebault Tous propos recueillis par AB.
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