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Repose en paix, France 98

Les références à l’équipe de France championne du monde en 1998 sont encore beaucoup trop nombreuses. Et si on se concentrait sur la cuvée 2018 ?

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Jusqu’ici, tout ne va pas trop mal. Deux matchs, deux victoires, des imperfections qui permettent d’imaginer comment le bazar fonctionnerait s’il tournait à plein régime, des espoirs de montée en puissance et des remplaçants qui sourient. Mais il y a un mais. 7289 jours se sont écoulés depuis la frappe croisée de la queue de cheval d’Emmanuel Petit face au Brésil, et pourtant, hier à Moscou, une nouvelle question relative à France 98 est venue décorer la traditionnelle conférence de presse de veille de match des Bleus. C’est un confrère belge qui l’a posée à Raphaël Varane : « Vous n’en avez pas marre d’entendre systématiquement parler de l’équipe de France de nonante-huit ? » À un belgicisme près, la même question avait été posée à Florian Thauvin deux jours plus tôt, et le Marseillais avait alors dégainé une réponse de garçon bien élevé : « Ça ne me dérange absolument pas. Ce sont tous des exemples pour nous, j’ai regardé pas mal de documentaires. » Varane, qui n’a rien à envier à personne dans l’exercice qui consiste à débiter des poncifs, a logiquement affiché le même respect éternel envers ses aînés : « Tout cela est normal. Se souvenir de ce que ce groupe a réalisé ensemble peut nous donner de quoi nous inspirer. » Toutefois, celui qui profitera aujourd’hui face au Danemark de la mise au repos d’Hugo Lloris pour enfiler le brassard de capitaine a ouvert une fenêtre : « Si on en a marre d’entendre parler d’eux, il faut gagner ! Comme ça, on ne nous embêtera plus avec ça. » Naturellement, le gentil Raphaël a dit ça en souriant et personne ne verra là une injure à ces immenses champions que sont Lionel Charbonnier, Alain Boghossian, Vincent Candela ou encore Zinédine Zidane.


Dans un monde qui n’existe pas, Raphaël Varane aurait répondu autre chose : « Franchement, j’avais 5 ans en 1998 et donc autre chose à foutre que de regarder des France-Paraguay. Comme préparer ma rentrée en CP par exemple ! Et puis vous croyez vraiment que c’est raisonnable de se coucher à 23h quand on a 5 ans ? Je ne préfère même pas savoir comment vous éduquez vos gosses... France 98 ne représente rien pour moi. J’ai vu deux-trois résumés sur YouTube, et honnêtement, bof. Si vous voulez mon avis, j’ai un Laurent Blanc dans chaque jambe. »

Petit frère


Toutes les bonnes choses ont une fin, et les hommages permanents aux héros de 98 qu’on célèbre comme s’ils avaient remporté une guerre ont assez duré. On n’imagine pas un seul instant l’Allemagne, le Brésil ou l’Italie se pavaner dans ces proportions alors qu’ils auraient pourtant un peu plus de matière sous la main. Placer France 98 au-dessus de tout, c’est estimer que ce titre n’aura jamais de petit frère. Aussi, reconnaissons que l’omniprésence de ces vieilles légendes sur les plateaux TV, qu’on sonde à chaque fois sur les mêmes sujets, est assez insupportable et doit l'être encore plus pour les 23 qui sont en ce moment en Russie.


Qu’attend-on pour écouter ce que cette cuvée 2018 a à nous raconter ? D’être en 2038 ? On a le droit de rêver et il est encore temps pour Didier Deschamps de prendre ses distances avec ce passé, quand bien même le fait que le champion du monde 1998 ait succédé au poste de sélectionneur des Bleus à un autre champion du monde (Laurent Blanc) et que son successeur pourrait être un autre champion du monde (Zinédine Zidane) décrit assez bien la mainmise de France 98 sur le football français actuel.

S'inspirer de cette génération n'est pas un devoir


L’autre problème dans le fait de placer France 98 au-dessus du soleil, c’est d’oublier que s’inspirer de cette génération n'est pas un devoir. Oui, on peut soulever à nouveau ce morceau de ferraille sans se nourrir de l'âme de 98. D’autant que tout n’est pas transposable vingt ans après et que Pogba, Mbappé et Griezmann ont peut-être envie d’écrire leur propre histoire. N’oublions pas que le groupe de Didier Deschamps n’a pas les mêmes caractéristiques que celui de 1998. À l’époque, l’effectif disposait des meilleurs défenseurs du monde et avait bâti son succès sur eux. Aujourd’hui, il compte quelques-uns des attaquants les plus prometteurs et excitants du globe. N’oublions pas non plus qu’il est plus facile de s’imposer sur son sol qu’en terre étrangère. La France le sait mieux que quiconque, elle qui a joué trois de ces cinq finales de grands tournois à domicile (1984, 1998 et 2016).


Allez, il faut partir, 1998. À cause de toi, on a perdu des années à être convaincus que la recette de la gloire passait par une composition avec trois milieux défensifs. À cause de toi, des T-shirts humoristiques pas très drôles fleurissent les rues, allant des montages bas de gamme où Zidane est représenté en Dieu aux phrases d’Aimé Jacquet tirées des Yeux dans les Bleus. À cause de toi, vingt ans plus tard, la sueur de Blaise Matuidi semble avoir plus la cote que les crochets d’Ousmane Dembélé pour le poste d’ailier gauche. À cause de toi, on n’a plus le droit de critiquer l’équipe de France avant et pendant un tournoi au risque de se faire traiter de girouette en cas de victoire finale. Alors que la critique est rarement un lynchage et qu’elle est au contraire – pour ceux qui l'utilisent avec bienveillance – un tremplin vers le doute et la remise en question, moteurs de n’importe quel champion. De toute façon, la France ne peut pas gagner en 2018 de la même manière qu’en 1998 pour une raison très simple : aujourd'hui, son n°10 s’appelle Kylian Mbappé et il est nul de la tête.





Par Matthieu Pécot, à Moscou
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