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  1. // Disparition de Pieter Robert Rensenbrink

Rensenbrink, l’autre Cruyff...

L’immense Pieter Robert Rensenbrink, dit « Rob » ou « Robby » , est décédé à l'âge de 72 ans, souffrant depuis plusieurs années d'atrophie musculaire. Finaliste des Coupes du monde 1974 et 1978 avec les Pays-Bas, ce gaucher flamboyant aux dribbles ensorceleurs qui fit aussi les grands jours d’Anderlecht avait toujours figuré dans le top 10 des plus grands attaquants de son pays. Retour sur l’une des grandes stars des années 1970...

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Trois actes maudits dans l’histoire des Oranje ? Finale de Coupe du monde 1974 : une volée surpuissante à bout portant de Neeskens est repoussée par Sepp Maier. Finale de Coupe du monde 2010 : Robben perd son duel face à Casillas. Et finale de Coupe du monde 1978 : à quelques secondes de la fin du match contre l’Argentine, alors que le score est de 1-1, Ruud Krol balance dans la boîte et trouve Rob Rensenbrink qui, d’un coup de patte du gauche, expédie le ballon sur le poteau du gardien Fillol... En prolongation, les Argentins l’emportent 3-1 et sont champions du monde. Rensenbrink aura beau avoir marqué le 1000e but de l’histoire de la Coupe du monde lors de ce Mundial, il ne se remettra jamais de ce coup du sort, quatre ans après avoir déjà perdu la finale de 1974. « J’y penserai jusqu’à ma mort » , confia-t-il un jour. Ajoutant même : « Je pense qu’il aurait mieux valu que le ballon sorte en six mètres, comme ça personne ne m’aurait demandé de reparler pour la énième fois de ce poteau de 1978... »


Ce bon vieux Robby avait raison. Car au mitan des années 1970, il a certainement été l’un des tout meilleurs footballeurs du monde, contribuant à faire gagner deux Coupes d’Europe des vainqueurs de coupe 1976 et 1978 au profit du grand Anderlecht. Il a d’ailleurs été stratosphérique lors de ces deux finales, en inscrivant deux doublés contre West Ham (4-2) puis contre l’Austria de Vienne au Parc (4-0, dont un coup franc platinien). À Paris, c’est en tant que capitaine qu’il souleva le trophée à la gloire du club bruxellois coaché par un certain Raymond Goethals. Aujourd’hui encore, le génial Néerlandais est resté le recordman de buts inscrits (25 pions) dans cette C2 aujourd’hui disparue...

Robby, ou l’Âge d’or d’Anderlecht


Mais le statut de joueur ultime européen à l’époque, il le devra également aux deux victoires en Supercoupe d'Europe. En 1976, il signe un doublé au retour contre le grand Bayern Munich (1-2 puis 4-1) et en 1978, il marque contre le non moins grand FC Liverpool à l’aller (3-1 et 1-2). Qui dit mieux ? Franz Beckenbauer, qui lui soufflera le Ballon d’or en 1976. En 1978, Rensenbrink finira troisième, derrière Keegan et Krankl, malgré un Mundial argentin de toute beauté... Surnommé « l’Homme Serpent » (The Snake Man), Robbie Rensenbrink possédait tout : la vitesse, le dribble court ou de grande amplitude, la conduite de balle parfaite du pied gauche, une vision panoramique de faux meneur (il jouait plutôt ailier gauche), un sens du but redoutable et un vrai altruisme de passeur décisif. Né à Amsterdam en 1947, le gamin qui se destinait à devenir charpentier avait fait ses classes au petit club du coin du DWS avant d’être repéré par les deux Grands d’Eredivisie, Ajax et Feyenoord. C’est pourtant la Belgique qu’il choisira, au Club Bruges, d’abord (1969-1971), puis à Anderlecht où il jouera de 1971 à 1980, champion en 1972 et 1974 et vainqueur de quatre coupes nationales (1972, 1973, 1975 et 1976).



Après la Coupe du monde 1974, il est à deux doigts de rejoindre l’Ajax où on le pressent comme successeur de Piet Keizer et comme nouveau leader offensif, toujours orphelin de Johan 1er. Mais les négociations n’aboutiront pas et il restera à Anderlecht où viendra le rejoindre un grand Ajacide, le milieu Arie Hahn. Les 200 buts sur 348 matchs disputés sous le maillot mauve et blanc feront de lui Monsieur Anderlecht, vénéré à tout jamais par les supporters. D’un naturel discret, casanier, replié sur sa petite famille et fervent pêcheur à la ligne, il traînait à Anderlecht une sacrée réputation de radin ! En 1978, il ira cueillir quelques dollars de plus en jouant pour les Portland Timbers (1980) avant une dernière pige violette au TFC (1982)...

L’ami de Johan 1er


Bien que son visage aurait fait de lui le parfait quatrième Bee Gees, sa ressemblance quasi gémellaire avec Johan Cruyff était frappante, tant dans sa dégaine sur le terrain que les cheveux au vent. Quand Johan 1er refusa de disputer le Mundial argentin, « RR » sut pendre en main des Oranje qu’il mena en finale, comme le fit son illustre aîné de deux mois en 1974. C’est lors de cette Coupe du monde que Johan adouba pour de bon Robby au sein des Oranje au détriment de son vieux compère de l’Ajax, Piet Keizer, qui lui abandonna la mort dans l’âme le poste d’ailier gauche. « J’ai toujours admiré Johan. Il fut le joueur qui me comprit le mieux sur le terrain » , témoignera-t-il. Rare ami de Cruyff en sélection, Rensenbrink l’accompagnera (avec aussi le gardien Piet Shrijvers) lors de la croustillante « soirée de la piscine » , avec « filles nues et champagne » comme le révélera le tabloïd Bild durant ce Mondial 1974. Robby sera donc éclaboussé par le scandale qui mit un souk pas possible au sein de l’équipe néerlandaise avant la finale contre la RFA. Si Robby Rensenbrink a toujours joui d’une réputation sportive exceptionnelle aux Pays-Bas, il restera aussi marqué par un certain ressentiment dû à son comportement le jour de la finale contre la RFA en 1974.



Touché sérieusement face au Brésil (2-0), sorte de demi-finale du deuxième tour, Robby est questionné par le sélectionneur Rinus Michels au matin du match qui lui demande s’il se sent apte à jouer contre la Mannschaft. Rensenbrink assure qu’il est parfaitement remis. Il sera donc titulaire. Sauf que... Robby n’est pas apte du tout : il traîne la patte sur le terrain, laissant les Oranje jouer pratiquement à 10 contre 11 Allemands. À la mi-temps, la RFA mène 2-1. Dans le vestiaire hollandais, l’évidence se fait jour : Robbie Rensenbrink est bien blessé et souffre d’une élongation à la cuisse. Il sera remplacé par René van de Kerkhof. Comme Cruyff, Rensenbrink était sous contrat avec Puma. Or, Puma versait des primes substantielles à ses « franchisés » : 10 000 florins (environ 5 000 €) par match, plus une majoration pour la finale. On soupçonnera longtemps une intention vénale de la part de Robby : « Oui, j’avais un contrat de chaussures de plusieurs milliers de florins avec Puma, déclarera-t-il plus tard. Mais ce n’est pas pour ça que je voulais jouer. Bien sûr que non ! Je voulais tout simplement jouer une finale de Coupe du monde. C’est tout. » Pour ses exploits au Mundial 1978, le gaucher magnifique sera heureusement entré pour toujours dans le cœur de tous les Hollandais...

Par Chérif Ghemmour
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