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Sortez les canons !

Après avoir fait tomber le Real Betis au tour précédent, le Stade rennais s'attaque maintenant à Arsenal pour le premier huitième de finale européen de son histoire. Le match aller au Roazhon Park, jeudi soir, est attendu par toute une ville, et se présente comme une nouvelle étape pour le jeune entraîneur Julien Stéphan face à l'expérimenté Unai Emery.

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Comment faire pour préparer une rencontre avec une inconnue ? La question ne turlupine plus personne au Stade rennais depuis la conquête de Séville, le 21 février, et la qualification historique pour le premier huitième de finale européen de l’histoire du club breton. « C’est vrai que ça commence à ressembler à une épopée, a confirmé Julien Stéphan en conférence de presse mercredi midi. La sortie de la phase de poules était une première étape. Ça s’est poursuivi avec l’élimination du Betis. Oui, c’est le début d’une épopée. C’est un autre morceau qui arrive et un plus gros morceau qu’au tour précédent. » Pas besoin de le citer, ce gros morceau s’appelle Arsenal, un club au prestige immense sur la scène internationale. Alors, le technicien de 38 ans lançait un premier avertissement dans les colonnes de Ouest-France quelques heures après le tirage : « La première chose que je me suis dite, c’est : "On ne va pas préparer un match de Ligue Europa, mais un match de Ligue des champions." » La préparation est désormais terminée, place à la soirée de gala au Roazhon Park.


Le grand soir


À Rennes, c’est une ville entière qui veut se montrer à la hauteur de l’événement, à trois jours du cent-dix-huitième anniversaire du club. Cela ne fait aucun doute, Arsenal est l’adversaire le plus prestigieux à se présenter route de Lorient depuis la Juventus en août 1999 (2-2), à l’occasion d’une finale retour de la regrettée Coupe Intertoto. L’effervescence générale s’est d'abord ressentie à l’ouverture de la billetterie. Le week-end dernier, plusieurs centaines de supporters rennais passaient la nuit de vendredi à samedi devant le Roazhon Park, dans l’espoir d’obtenir le précieux sésame. Un engouement devenu un élément central dans le discours de Stéphan : « Ça nous permet de rentrer dans une mission supplémentaire : celle de contenter tous ces gens qui nous suivent, pour certains qui ont fait des efforts incroyables pour avoir leur place au match. Pour ces gens-là, on se doit de faire le plus grand match possible pour les remercier de leur investissement et de leur fidélité. »


Le voyage à Séville a comme exorcisé les vieux démons rennais, mis de côté les mauvais souvenirs de la dernière décennie. Le nouveau mot d’ordre : il faut profiter de ces moments rares. Comprendre que cette saison est définitivement à part. « Les joueurs font quelque chose d’extraordinaire cette année, expliquait Stéphan dans le podcast C’est à savoir, proposé par Ouest-France en début de semaine. Ce qu’ils sont en train de faire, ça donne un sentiment particulier à nos supporters, qui ont été déçus sur certaines échéances ces dernières années. » Mieux, le Stade rennais s’est même acheté une crédibilité sur le plan national, après avoir été habitué à la moquerie, voire à l’indifférence. Sacré changement.

« Repousser les limites »


Après toutes ces considérations, il faut surtout ne pas oublier qu’au-delà d’une fête, c’est un match de football auquel vont assister les quelque trente mille chanceux à Rennes, jeudi soir. Une nouvelle bataille en deux actes et un nouveau défi pour le jeune entraîneur rennais : « Je fais ce métier par passion, mais c’est aussi un défi par rapport à toute mon histoire, s’est-il réjoui devant les journalistes du quotidien régional. Vraiment, j’adore ça le défi. Mais là-dedans, il y a aussi l’humilité de se dire qu’on peut perdre et être battu par plus fort que soi, ça fait partie du jeu. » Car il ne faut pas se tromper, Arsenal va se présenter chez les Brétilliens avec un groupe très compétitif et largement plus expérimenté que celui de son adversaire. Les seules absences majeures à déplorer sont celles de Lacazette et Lichtsteiner, en plus des blessés de longue durée (Bellerín, Holding). Pas de quoi effrayer Unai Emery, vainqueur trois fois de la Ligue Europa (avec le FC Séville) lors de ses cinq dernières participations à la compétition, dont l’équipe a déjà été longuement analysée par Stéphan : « Elle est très flexible et très modulable sur le plan tactique : elle peut jouer en 4-2-3-1 ou en 3-4-3. On n’a pas une lecture très précise de ce qui va se passer. On doit se préparer à ça, même à ce qu’il y ait des changements pendant le match. »



Une chose est sûre : Stéphan va devoir trouver une nouvelle formule, sans Niang et Traoré, tous les deux suspendus pour le match aller. Un coup dur pour le SRFC, tant les deux hommes sont devenus essentiels ces dernières semaines, qui ne semble pas vraiment inquiéter le coach rennais : « Je pense qu'on a suffisamment de ressources dans l'effectif pour pallier ce genre d'évènement. » Le nouveau boss des Rouge et Noir pourrait opter pour Zeffane, en phase de reprise, ou même pour une surprise comme Bourigeaud pour occuper le poste de latéral droit. Les interrogations sont nombreuses, mais elles sont exaltantes pour un technicien vivant ses premiers mois sur un banc professionnel, et désirant continuer à faire grandir son club de cœur : « C'est magnifique ce qui s'est passé, mais le club doit continuer à évoluer, il ne doit pas se contenter de ça. L'ambition, c'est de vouloir repousser sans cesse les limites, même si elle doit être raisonnée et réfléchie. » Sortez les canons, Rennes veut faire parler la poudre.



Par Clément Gavard
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