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Rennes, capitale de l'Andalousie

À Séville, le Stade rennais a écrit jeudi soir l'une des plus belles pages de son histoire. Pour l'occasion, ils étaient près de trois mille supporters des Rouge et Noir à avoir fait le déplacement en Andalousie. Un bar irlandais le mercredi soir, la folie dans la ville le jeudi, le zèle de la Guardia Civil et une soirée historique au Benito-Villamarín : les Bretons ont vécu beaucoup trop d'émotions pour une seule journée. Et on y était.

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Il y a des signes qui ne trompent pas. Nous sommes mercredi après-midi à Orly et le hall B est truffé de rouge et noir. Une écharpe, un maillot, un drapeau, une casquette, chacun a choisi son accessoire pour afficher les couleurs du Stade rennais. Certains filent prendre le vol pour Faro – à deux heures de Séville en voiture –, quand d’autres attendent celui de 17h05 pour rejoindre directement la capitale andalouse. Un fan du Betis accompagné de son fils vient gentiment chambrer des Rennais en train de déguster leur pinte de bière à 6 euros 50 : « Betis, Betis ! Vous allez voir à Séville, la bière est beaucoup moins chère ! » La première bonne nouvelle du séjour.


Une soixantaine de Rennais se dirigent finalement vers le bolide de Transavia dans le calme et la bonne humeur, attendant le décollage pour lancer les premiers chants. Puis, il est l’heure de se restaurer, les stewards garnissent le chariot de gâteaux et boissons. « On a déjà quasiment plus de bières » , rigole l’un d’entre eux après seulement quelques rangs. Pas un souci, les voyageurs privés de houblon penchent alors pour une mini bouteille de vin ou de whisky. Les plus motivés demandent même à l’hôtesse s’ils peuvent utiliser le micro pour mener la danse des chants. Refusé. Après deux heures de vol, l’avion se pose à Séville sous les chants repris par une grande majorité des passagers. « Le mec devant nous est au bout de sa vie » , glisse Jean-Sébastien, tombé amoureux de Rennes quand il était petit, alors que rien ne le rattachait à la capitale bretonne. Le temps de récupérer les valises et de choper un taxi, tout ce petit monde promet de se retrouver le lendemain avant la rencontre. À ce moment-là, personne ne sait que le peuple rennais s’apprête à vivre l’une des plus belles soirées de son histoire.

Bar irlandais, ville partagée et Guardia Civil


Pour la majorité des Bretons déjà arrivés à Séville, la soirée se poursuit au O’Neills, un bar irlandais dans le centre de la ville. Les serveurs acceptent de passer le fameux « Galette-saucisse je t’aime » chanté par Jacky Sourget, l’ancien speaker du Roazhon Park. À minuit, tout le monde remballe, le bar doit fermer. Il faut dire qu’il y a des supporters de la Lazio un peu chauds qui traînent dans le coin. Deux camions de la Guardia Civil viennent mettre un peu d’ordre pour inciter les retardataires à finir leurs bières. Certains décident d’aller continuer la soirée ailleurs, quand d’autres rentrent à la maison pour garder des forces. Après tout, le vrai grand rendez-vous est pour jeudi.


Pas besoin de réveil ici, les cloches de la cathédrale se chargent de mettre fin au sommeil des derniers couchés à 9 heures pétantes. Après un bon petit-déjeuner en terrasse, il est temps pour les solides du 2 calle conteros d’enfiler leur tunique rouge et noir et d’ouvrir les premières bières Cruzcampo sur la terrasse, avant d’aller se balader dans la ville. « Betiiiiiiis, Betiiiiiiiiis » , reprend un groupe d’enfants en pleine sortie culturelle au moment de croiser une bande de supporters rennais, n’hésitant pas à répondre aux jeunes andalous avec des chants locaux. Une chose est sûre : la moitié de la ville sera pour le Stade rennais ce soir, entre les trois mille personnes venues de Bretagne et les aficionados du Séville FC, le grand rival des Verdiblancos. « Betis 0, Rennes 5 » , balance tout sourire un ouvrier en plein boulot. Plus le temps de flâner, le Roazhon Celtic Kop, le principal groupe de supporters à Rennes, donne rendez-vous à tout le monde au paseo de Catalina, un coin avec une ribambelle de bars, à proximité de la fan zone initialement prévue.


Les pintes à 2,60 euros descendent comme du petit lait et personne ne peut être dépaysé : le rouge et noir règne sur la ville de Séville. Jean-Sébastien est de la partie, malgré ses mésaventures de la veille : « La fille de mon Airbnb a daigné m'ouvrir à 10 heures ce matin. » Heureusement, la communauté rennaise est solidaire, il n'a pas dormi à la belle étoile. Dans une petite rue parallèle, les voitures passantes tentent de se frayer un chemin entre la foule et les multiples chants, dans une ambiance toujours festive et bon enfant. Puis, on se rend compte que le monde est vraiment petit quand on croise un habitué du forum de So Foot, répondant au pseudo de Christian Bourre-Pif. « Faites gaffe, il y a les RoboCop qui arrivent ! » , lâche un mec en courant. La Guardia Civil entre en piste : coups de matraques et violences gratuites viennent gâcher la fête. Résultat, un gars est embarqué, les menottes aux poignets. Sympa le déplacement. Dans le même temps, Olivier Létang et Nathalie Appéré, la maire de la ville de Rennes, viennent saluer les supporters au paseo de Catalina. Le cortège doit démarrer à 18 heures, mais la Guardia Civil fait du zèle et bloque le passage. « C'est des malades, sérieux, ils veulent que ça parte en couilles, vraiment ! » , s'indigne Pierre. Les chants résonnent sous le regard de plusieurs Sévillans sur leur balcon, puis l’incompétence des autorités provoque l’impatience des supporters rennais. Le stade Benito-Villamarín est à quarante-cinq minutes de marche, il s’agirait de ne pas manquer le début du match. Le cortège peut finalement prendre la route à 19 heures. Il était temps.

Une soirée pour la vie


Après une bonne heure de marche, de chants et de fumigènes, la vague rouge et noir découvre la magnifique enceinte dans le quartier d’Heliópolis. La boule dans le ventre est là, le stress commence à monter. Tout le monde pense à la même chose : « Et si on le faisait, bordel ? » En attendant, c’est un parcours du combattant pour laisser les 2000 Rennais (plusieurs sont déjà arrivés dans le stade) accéder au parcage visiteurs. Après avoir passé deux ou trois points de contrôle, plusieurs fans rennais sont mis en ligne par les autorités pour subir la fouille des chiens renifleurs. À se demander si l’on se trouve dans un stade de foot ou une prison. Ouf, aux alentours de 20h15, nous voilà dans le fameux Benito-Villamarín.


L’espace réservé aux Rennais au troisième étage commence à se remplir tout doucement dans une arène qui sonne encore très creux. La vue est vertigineuse, le stade paraît immense, et les joueurs de Julien Stéphan sont les premiers à apparaître sur la pelouse. Pas fatigués après une journée déjà bien chargée, les supporters rennais recommencent à donner de la voix pour pousser leur équipe. Ils découvrent aussi l’ambiance à l’espagnole et le superbe hymne du Betis, entonné par près de 50 000 Beticos juste avant l’entrée des joueurs. Les hostilités peuvent commencer : c’est parti pour 90 (ou plus) bonnes minutes de chants, de « qui ne saute pas n’est pas rennais » et de stress. Puis, c’est la première explosion : à la 21e minute, Bensebaini fait chavirer le parcage rennais, avant qu’Hunou ne se charge de rajouter un peu plus de folie huit minutes plus tard. Et si... Et si...



Mais le pion de Lo Celso avant la pause vient calmer l'euphorie bretonne. Les encouragements se poursuivent, mais les trois mille Rennais connaissent la chanson : on est le Stade rennais, il va forcément nous arriver une merde. Il y a de la crispation dans l'air en deuxième période. Beaucoup de crispation. Les bouches sont sèches, les ongles sont rongés, les regards sont inquiets, mais les voix ne sont pas encore cassées. Les secondes défilent, les minutes passent, et elles semblent interminables. Puis, c'est l'explosion, la délivrance, la libération, la folie, le soulagement, la magie, la fin définitivement de la lose rennaise : Niang marque le troisième but face au parcage et envoie Rennes en huitièmes de finale de la Ligue Europa. Un moment historique et indescriptible, faisant basculer trois mille âmes dans l'ivresse la plus totale. « On l'a fait putain ! » , peut-on entendre dans l'euphorie générale.


L'espace entre la pelouse et la tribune rennaise n'empêche pas les héros du soir de venir fêter la qualification avec leurs supporters. Le clapping est mémorable, la communion incroyable. Et une vingtaine de minutes plus tard, ils sont une dizaine à revenir sous les hourras d'une foule heureuse comme jamais. En face, le kop du Betis ne s'est pas totalement vidé et peut assister à des scènes de joie indescriptibles. Les chants rennais résonnent dans le Benito-Villamarín, que les amoureux des Rouge et Noir finiront par quitter vers 23h45 avec le sentiment d'avoir vécu un moment unique et historique. La soirée est déjà gravée dans le menhir. Et les premiers pronostics tombent sur la très longue route pour rejoindre le centre de la ville : « Ça serait énorme de prendre le FC Séville ! » , « un petit déplacement à Londres pour jouer Arsenal et Chelsea, je prends » , « Krasnodar, Zagreb ou Saint-Pétersbourg, ça ferait chier ! » La réponse est tombée ce vendredi midi : la bande à Stéphan a tiré le gros lot avec Arsenal. Rendez-vous à l'Emirates Stadium pour un nouveau moment d'histoire.



Par Clément Gavard, à Séville Tous propos recueillis par CG
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