Advertisement Une caméraUne caméra qui illustre les papiers contenant une vidéo PhylactèrePictogramme représentant un phylactère (bulle utilisée dans les bandes déssinées) servant à illsutrer les commentaires envoyés par les lecteursTrophéePictogramme représentant un trophée. Ce picto illustre la section résultats / classement de SOFOOT.com Logo FacebookIcone facebook faisant le lien avec la page Facebook de notre siteFlècheUne flèche servant à la navigation. Le sens de la flèche change en fonction du contexte où elle est utiliséeLogo Google +Lien vers notre page Google+Icone "Hamburger"Icone composé de trois lignes noires horizontales identiques, les unes au dessus des autres, servant à illustrer la notion de "menu".Logo, InstagramPetit appareil photo servant à lier vers notre page InstagramPouce vers le hautPictogramme représentant une main fermée en poing avec le pouce dressé vers le haut. Illustration de la notion de "like" des réseaux sociauxMoinsLe signe mathématique "moins" Appareil photoUn appareil photo qsui illustre les articles avec photoPlusLe signe mathématique "plus" LoupePictogramme représentant une loupe, illsutrant la notion de "recherche" sur le site.Répondre àUne flèche arrondie, pointant vers la gauche et servant à évoquer la réponse à un commentaireEtoileEtoile à 5 branches, illustrant la notion de "mise en favoris"Logo twitterPetit oiseau illustrant le lien vers notre compte Twitter
MATCHS 9 Résultats Classements Options
  1. //
  2. // Stade rennais

Rennes au bout du Ruello

Après une nouvelle défaite dans le derby à Guingamp samedi, le Stade rennais pique sa crise, et violemment. Le président René Ruello a été annoncé partant lundi par une bonne partie de la presse avant d’être confirmé par le club le lendemain à l’issue d’un conseil d’administration. L’avenir de l’entraîneur Christian Gourcuff reste, lui, toujours incertain. Le tout sur fond de gros flou artistique et de transmission de pouvoir entre les Pinault. Résumé des derniers jours chez le Dallas breton.

Modififié
Dire du Stade rennais qu’il est en crise est un euphémisme. Sportivement, sa situation actuelle apparaît très inquiétante. Hormis le mirage de la belle victoire à Marseille le 10 septembre dernier (1-3), il n’y a rien eu de bon ou presque à présenter sur le terrain et trop peu de points pris : 6 exactement en 9 journées, soit autant que le 19e Dijon. La visite samedi chez le maudit voisin guingampais a vu le cauchemar se poursuivre. Dépassés dans tous les secteurs de jeu (et surtout dans l’engagement), les hommes de Christian Gourcuff n’ont pu que logiquement s’incliner une nouvelle fois (2-0).


Il y avait certes quelques excuses à opposer à cette énième médiocre prestation (un arbitrage pas toujours très net et de nombreuses absences, dont celle de la recrue star de l’été Ismaïla Sarr), mais il ne fait aucun doute que la défaite était méritée. Dès lors, la nervosité ambiante a fait place à un franc agacement à tous les étages, l’arbitre servant de fusible : sur le terrain avec Khazri exclu pour contestation, sur le banc avec Danzé sanctionné pour avoir lui aussi gueulé (récolter un jaune sans avoir disputé une minute de jeu cette saison, la classe pour l’ancien capitaine rouge et noir), en tribune avec un Ruello traitant l’arbitre de « prétentieux entêté  » , et dans le parcage avec quelques supporters parvenus à dégonder une barrière pour s’en prendre à des Guingampais qui n’avaient rien demandé.


Le lendemain dimanche, le RCK (Roazhon Celtic Kop), principal groupe de supporters rennais, a poursuivi la grogne en placardant quelques messages hostiles sur les murs du Roazhon Park. Il faut dire que pour la première fois depuis la prise en main du club par François Pinault il y a près de vingt ans, il semble bien y avoir réel danger de relégation. À force d’évoluer en L1 sans trop savoir qu’y faire, les Bretons courent le risque d’une grosse sanction sportive, l’effectif actuel apparaissant mal équilibré et sans vrai leader de vestiaire pour que l’équipe puisse par elle-même prendre conscience de la gravité de la situation et redresser la barre.

Le conseil d'administration soutient Ruello


Alors forcément, la fébrilité se répand au-delà du terrain, la crise sportive se doublant d’une méchante crise structurelle qui couvait depuis pas mal de temps déjà et qui a explosé ces dernières quarante-huit heures. Lundi vers la mi-journée, une partie de la presse annonçait ainsi le débarquement immédiat de René Ruello et imminent de Christian Gourcuff. Ce même lundi pourtant, l’entraîneur menait son effectif comme si de rien n’était, tandis que le président se présentait sur le parking du centre d’entraînement en pérorant qu’il venait d’avoir François Pinault au téléphone et que ce dernier n’était pas au courant de ce prétendu limogeage.


Mais alors, tout cela était-il faux et les nombreux médias ayant relayé l’information se seraient-ils tous trompés ? Il faut croire que oui car, énième rebondissement chez le Dallas breton, ce même Ruello a finalement été officiellement confirmé à son poste. Mardi à 16h59 très précisément, le club, par le biais d’un communiqué on ne peut plus bref, a livré son verdict : « Le conseil d’administration du Stade rennais F.C. s’est réuni comme prévu ce matin à 11h à la Piverdière. René Ruello a été confirmé à l’unanimité dans ses fonctions de président. » Puis vient la pique, sèche : « Les membres du conseil d’administration se sont étonnés des rumeurs et articles de presse sans fondement parus ces derniers jours à propos d’une hypothétique révocation de René Ruello. » Voilà, fin du communiqué. Mais pas fin du marasme pour autant, quatre lignes ne suffisant certainement pas à calmer la colère qui gronde parmi les fans ni à ramener de la sérénité dans le vestiaire. D’ailleurs, il n’est rien précisé concernant l’avenir de l’entraîneur Christian Gourcuff dans ce document. Quant au fait d’attaquer la presse après s’en être pris à l’arbitrage, disons qu’on a vu plus subtils contre-feux...

Lequel des Pinault est vraiment à la barre ?


Décidément, rien ne sera épargné aux supporters rennais. Et ces quatre lignes du communiqué le plus aride de l’histoire des communiqués ne semble éclaircir en rien l’horizon du club ni ne dissipe presque aucune des questions qu’on se pose depuis samedi. Si René Ruello reste pour l’instant, est-il fragilisé pour autant ? L’unanimité de la décision du conseil d’administration joue clairement en sa faveur, mais il serait étonnant qu’il sorte pleinement renforcé du mauvais début de saison et de la communication très opaque du club. Quant à Christian Gourcuff, au bilan comptable médiocre (13 victoires, 17 nuls, 17 défaites en 47 matchs de L1, 1,19 point/match de moyenne), va-t-il rester en place ? Quid des rumeurs Galtier et Puel pour le remplacer ? N’étaient-elles que pure fiction ? D’après nos informations, il y a pourtant bien eu des discussions avec les deux, et plutôt récemment.


Quant aux pourparlers supposés entre François-Henri Pinault et Olivier Létang à Londres, était-ce inventé là aussi ? Ou peut-être Létang peut-il bientôt bel et bien trouver une place au sein de l’organigramme du club au poste de directeur sportif, entre président et entraîneur ? « C’est une piste » , répondait Ruello dans l’émission de Pascal Praud sur CNews mardi après-midi. Plus flou, c’est impossible. La société londonienne d'agents sportifs Sports Invest UK ltd, qui compte dans ses rangs ce même Olivier Létang, mais aussi le très trouble Kia Joorabchian, et qui est très impliquée dans le marché chinois, n'a-t-elle vraiment aucune vue sur le club breton ? D’autres questions, encore : y a-t-il eu désaccord entre le père et le fils Pinault autour de l’avenir immédiat du club et le sort réservé au duo Ruello/Gourcuff ? N’y a-t-il vraiment aucune querelle de succession entre François 1er et l’héritier François-Henri ? Sont-ils encore sur la même longueur d'onde ou est-ce bien le paternel qui a maintenu Ruello en place alors que le fiston négociait dans le même temps avec Létang à Londres ? Qui des deux dirige véritablement le Stade rennais ? Quel est le projet du club au juste ? Et les Pinault vont-ils rester indéfiniment à la tête d’un club leur apportant bien plus de soucis que de bonheurs ? Le 28 juillet dernier, dans les colonnes du Figaro Éco, le mari de Salma Hayek rangeait le Stade rennais parmi les « actifs sentimentaux » du géant du luxe fondé par son père et qu’il dirige désormais. Une danseuse dont il réaffirmait qu’elle n’était pas à vendre, mais un état de fait qui ne le sera pas forcément éternellement, après près de vingt ans à essuyer les déconvenues et solder les échecs. En attendant, la saga tragicomique à rebondissements continue, tant bien que mal.

Par Régis Delanoë, à Rennes
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié


Dans cet article


Hier à 16:26 Une amende de 2250 euros pour Lampard 10
Partenaires
Olive & Tom Un autre t-shirt de foot est possible MAILLOTS FOOT VINTAGE Tsugi Podcast Football Recall Gérez comme un pro votre équipe de sport amateur
À lire ensuite
Serge, le grand frère