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  1. // France – Coupe de la Ligue – Demi-finale – Rennes/Montpellier

Rennes au bord de la crise de nerfs

Le pétage de plomb de Joe Pesci Antonetti samedi soir après la défaite face à Bordeaux n’a rien d’étonnant : Rennes aborde la demi-finale de ce soir dans un état de tension maximale. Car si une victoire permettrait d’entamer la réconciliation du club avec son exigeant public en l’emmenant en lune de miel au Stade de France, une défaite pourrait sceller la rupture.

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Frédéric Antonetti peut bien chercher des excuses et faire de Montpellier le favori cette demi-finale, le Stade rennais aborde le match avec la meilleure main. Déjà, il y a cet indéniable avantage de disputer la rencontre à domicile, qui plus est dans un stade quasi plein, tout ayant été mis en œuvre pour qu’il en soit ainsi – places offertes aux abonnés, grosses réductions, lots refilés aux partenaires… Il y a aussi la possible et inespérée présence de Jonathan Pitroipa sur la pelouse au coup d’envoi qui pourrait peser lourd sur l’issue de la rencontre, tant le Burkinabé est devenu un élément essentiel de l’animation offensive des Bretons depuis le début de saison. Bien que retenu pour la CAN avec sa sélection, le dribbleur fou a été autorisé à ne rejoindre la compétition africaine qu’au dernier moment. Diminué physiquement, il reste incertain mais on voit mal Antonetti se passer de cette belle opportunité de l’aligner. Il y a un adversaire fortement affaibli ensuite, Montpellier étant privé pour cette rencontre de neuf joueurs, dont plusieurs habituels titulaires. Enfin, il y a ce petit avantage psychologique d'avoir remporté la première confrontation de la saison entre les deux équipes, Makoun et Erding ayant offert la victoire aux Rennais face à ces mêmes Montpelliérains route de Lorient en octobre dernier pour le compte de la L1. Non vraiment, coach Anto peut jouer les petits, les conditions semblent réunies pour emmener ses ouailles et leurs fans à Saint-Denis.

Un début d’année à l’envers

Sauf que s’agissant du Stade rennais, rien n’est jamais vraiment simple et les derniers jours ont montré combien la fébrilité gagnait les rangs. Sur le terrain tout d’abord, la bande à Costil a très mal démarré l’année 2013, au sortir d’une fin d’année 2012 pourtant très encourageante. Aux avant-postes, Erding est en grosse crise de confiance et derrière, la défense est à la rue, à l’image d’un Apam très inquiétant lors de la défaite de samedi face à Bordeaux. « Les joueurs manquent de compétition  » , clame Antonetti, citant notamment Alessandrini et Kana-Biyik… qu’il a volontairement laissés au repos lors de la reprise en Coupe de France face à Lens (1-2). Le fin stratège corse a d’ailleurs débuté 2013 dans le brouillard en présentant délibérément une équipe bis à Bollaert, quitte à sacrifier une coupe – la plus belle en plus – pour tout miser sur l’autre – la moche. Ce tour face à une formation de Ligue 2 valait pourtant la peine de mieux s’y intéresser. Mais non, tout semble avoir été fait pour que cette saison 2012-2013 ne se joue que sur cette demi-finale de Coupe de la Ligue face à Montpellier. D’où certainement l’extrême nervosité d’Antonetti, qu’il n’est pas parvenu à masquer face aux médias samedi. Sauf que la pression, il se l’est quand même mise un peu tout seul…

C’est d’ailleurs tout le problème de cet avant-match à Rennes, où on semble se monter le bourrichon – plutôt à raison qu’à tort – quant aux éventuelles conséquences d’une élimination. Car soyons clairs : elles peuvent être importantes. Non seulement s’agissant de l’actuelle saison mais plus largement concernant le mandat d’Antonetti, débuté en 2009 et qui pourrait s’achever sur un bilan plutôt moche. Imaginons la défaite ce soir : Rennes n’a alors plus que le championnat, où le podium paraît d’ores et déjà inaccessible. Reste donc pour seul objectif la 4e et dernière place européenne. Rien de bien excitant en somme, ni pour les joueurs, ni pour un public qui est apparu ces derniers temps de plus en plus lassé, à la limite du fatalisme. Une contre-performance face à Montpellier viendrait s’ajouter aux traumatisantes défaites en Coupe de France face à Guingamp et Quevilly, respectivement en finale et demi-finale des éditions 2009 et 2012.

Antonetti/M’Vila, destins liés ?


En fin de contrat en juin, Antonetti joue son bilan à Rennes ce soir. Et l’on sent déjà dans ses récents propos toute l’amertume et la frustration qu’il a accumulées. Face au manque d’ambition de ses dirigeants. Face à l’incapacité de ses joueurs de se sublimer au bon moment. Face à l’exigence des supporters. Face à la fausse image qui est trop souvent relayée par les médias s’agissant du jeu produit par son équipe – bien plus fin et bien moins physique qu’on veut bien le dire lorsqu’on s’y intéresse vraiment. Et ce n’est pas un hasard non plus si son one man-show en conférence de presse samedi a débuté lorsqu’il lui a fallu commenter le départ annoncé de Yann M’Vila chez le dernier de Premier League. Car c’est lui qui l’a imposé en équipe première, lui qui l’a révélé, lui qui l’a presque toujours défendu même quand ça n’allait pas. Et c’est évident que la manière dont l’(ex?)international français est en train de gâcher sa carrière et son talent l’affecte énormément.

Mais ne brûlons pas la peau de l’ours avant de l’avoir vendue, comme disait le sage poète de la rue Abdeslam Ouaddou. Rennes est encore loin d’être éliminé, et Antonetti encore loin d’avoir lâché l’affaire. Car à défaut d’être un grand tacticien, l’entraîneur corse a déjà prouvé qu’il savait être un formidable meneur d’hommes capable de transcender son équipe. Dans un stade bourré comme un étudiant de la Place Sainte-Anne un jeudi soir et avec des artistes du ballon présents sur la pelouse tels que Féret, Alessandrini et peut-être Pitroipa, Rennes a assurément les moyens de régaler et de passer l’obstacle héraultais. À condition de ne pas se laisser inhiber par ce foutu trouillomètre qui pète les scores depuis quelques jours. Et franchement, si la porte-bonheur Salma Hayek pouvait aussi être présente ce soir pour aider l’équipe à flamber, ce ne serait pas superflu…

Par Régis Delanoë, à Rennes
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