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Renato Tapia : « Pourquoi pas se qualifier pour les huitièmes ? »

S'il ne fait pas partie des favoris, le Pérou ne compte pas faire seulement acte de présence en Russie. Et Renato Tapia, milieu de la sélection, est là pour rappeler que la détermination peut faire la différence. Celle-là même qui a permis à son pays de se qualifier pour la Coupe du monde.

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Renato Tapia, le Pérou a dû s’employer jusqu’au bout pour se qualifier pour le mondial, 36 ans après la dernière participation de la Blanquirroja pour une Coupe du monde...
On a vécu une campagne de qualification des plus intenses, mais on a réussi notre challenge. J’y repense de temps en temps et je me dis : « Mais on va au Mondial, c’est dingue ! » (Sourire.) Notre campagne de qualification nous a permis d’engranger de la confiance et une solide unité de groupe, et je pense qu’aujourd’hui, c’est notre plus grande force. On se bat l’un pour l’autre, on est solidaires et on joue sans peur ni crainte.
« On est passé par tellement de difficultés et de souffrances durant cette campagne de qualification que l’on est blindés mentalement. »
Je sais que peu de gens nous voyaient nous qualifier et que les personnes nous voient comme une sorte de « petit poucet » pour ce Mondial, mais on ne va pas en Russie pour y faire du tourisme. On va jouer notre coup à fond et chaque match comme si c’était une finale. On ne va pas se laisser faire, c’est certain.


Que pensez-vous du groupe, composé de la France, de l'Australie et du Danemark ?
C’est un groupe solide, un vrai groupe de Mondial, un vrai groupe difficile. Ces trois équipes ont plus d’expérience internationale que nous, mais on a des arguments à faire valoir et on va se battre, vous pouvez compter sur nous. L’objectif est de faire trois bons premiers matchs. Et ensuite, qui sait ? On est passé par tellement de difficultés et de souffrances durant cette campagne de qualification que l’on est blindés mentalement, maintenant. On va jouer notre carte à fond et on verra ce qui se passera. Pourquoi pas se qualifier pour les huitièmes ? En tout cas, on va tout donner.



Vous allez rencontrer les Bleus lors du second match, le 21 juin à Ekaterinbourg...
C’est l’une des équipes qui peut viser le titre, clairement. L’effectif est ultra complet et tous les postes sont super forts. Dembélé, Mbappé, N’Golo Kanté, Pogba, Lloris, Varane, etc. C’est du très, très lourd. Ils vont être très difficiles à bouger, mais on ne va pas se présenter sur le terrain en victime ou en ayant peur. Ça va être un match très physique, très intense et déjà primordial, car les seconds matchs de phase de poules peuvent décider de la suite de ton tournoi. Si tu perds le premier et que le second ne se passe pas bien, tu es quasiment mort. (Sourire.) J’ai hâte d’y être, ça va être juste énorme de jouer face à l’une des meilleures équipes du monde. On va tenter de faire valoir nos atouts !


En France, beaucoup de gens étaient contents lorsqu'ils ont su que le Pérou serait dans la poule des Bleus. Comment le prenez-vous ?
On ne fait pas vraiment attention à cela, car on sait que l’on n’appartient pas aux favoris du tournoi. Si on commence à écouter les avis des uns et des autres sur nous, on ne s’en sort pas... (Soupir.) Le plus important, c’est l’avis des joueurs et du staff.
« Notre équipe et notre façon de jouer n’ont quasiment rien à voir avec nos glorieux anciens. »
Je suis sûr que les Bleus qui seront sur le terrain le 21 juin seront à bloc, motivés comme n’importe quel match. Le Mondial, c’est le top, car il y a toujours des surprises, et chaque équipe peut battre n’importe laquelle sur un match. Il faut être hyper concentré et ne prendre aucun match à la légère. Après, ce que les gens pensent de nous, je m’en fous un peu. (Sourire.) On sait ce qu’on peut faire et on n’est pas au Mondial par hasard.



Le Pérou est passé par des années de disette, bien loin des années Héctor Chumpitaz, Hugo Sotil et Teófilo Cubillas. L’héritage, le poids du passé, la nostalgie de ces générations n’ont-ils pas ralenti ou bloqué la progression du foot péruvien ces dernières années ?
Non, je ne pense pas que ce soit le cas. Les joueurs que vous venez de citer sont des exemples, des modèles pour nous, mais notre équipe et notre façon de jouer n’ont quasiment rien à voir avec nos glorieux anciens. Ces joueurs-là sont des légendes, mais nous n’essayons pas de nous comparer à eux, voire de marcher dans leurs pas. On veut écrire notre propre histoire, tout en respectant leur impact dans l’histoire du foot national et international. Ces gars-là ont aidé à porter le Pérou sur la scène internationale, et on veut maintenant écrire une nouvelle, que dis-je, de nouvelles belles pages dans l’histoire du foot péruvien. J’ai une immense admiration pour nos anciens, et on joue pour un même et unique maillot. On veut tous faire briller notre pays et nous sommes tous aussi fiers d’être péruviens et de tout donner pour notre tunique.



Le Pérou a montré un beau visage lors des éliminatoires et des matchs amicaux en préparation de ce Mondial. Quel est l’apport du coach Ricardo Gareca dans la philosophie de jeu de l’équipe ?
Le coach a apporté une discipline, une exigence en matière de rigueur tactique qui nous donne une belle solidité et une unité collective. On sait ce qu’on doit faire sur le terrain, l’entraîneur et le staff nous ont beaucoup fait progresser sur l’aspect tactique, et ça a pu se voir durant les éliminatoires par exemple.
« On mouille le maillot et on croit en nous. »
En matière de mentalité, on a gagné en confiance et on a conscience de notre qualité, le groupe a atteint un niveau intéressant sur ces aspects-là. La confiance en son coéquipier, en son collectif, c’est super important. C’est l’une des raisons qui nous permettent d’être au Mondial cet été. Une autre raison, c’est que l’on a un groupe de joueurs très solidaires et talentueux. On a un bon mélange de jeunes et de vétérans, et on joue tous pour une seule cause : faire honneur et rendre fiers nos compatriotes. On mouille le maillot et on croit en nous. Les plus anciens amènent leur expérience et les jeunes une certaine fougue et une énergie nouvelle, donc on se complète tous très bien. (Sourire.)

Malgré tout, l’attaque semble très dépendante de votre meilleur joueur, Paolo Guerrero.
Paolo est un joueur historique pour nous, un capitaine exemplaire. Il a beaucoup d’expérience et bien sûr que l’on compte sur lui pour le Mondial.





Propos recueillis par Michael Oliveira Da Costa
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