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Descamps : « Quand Buffon t'encourage, ça donne de la confiance »

Parti dans les derniers jours du mois d'août en prêt à Clermont, Rémy Descamps n'a plus le temps de patienter. À 22 ans, le gardien qui appartient toujours au PSG et qui a même prolongé avec le club de la capitale jusqu'en 2021 veut lancer une carrière prometteuse qui n'attend désormais plus que confirmation.

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Tu as encaissé ton premier but depuis ton arrivée à Clermont face au Gazélec vendredi dernier (1-1) sur une frappe imparable de Wesley Jobello. Tu as quand même réussi à passer un bon week-end ?
C’est vrai que c’est dommage de terminer la série là-dessus (quatre clean sheets consécutifs, N.D.L.R.), même si c’est un super but où je ne peux pas faire grand-chose. Mais c’est frustrant, car je n’ai pas eu grand-chose d’autre à faire de la rencontre. Faire des séries, ça amène un surplus de confiance et de motivation qui aide réellement un gardien.

Quand on est gardien de but, même en cas de succès et d’un énorme match sur le plan personnel, est-ce qu’on peut être satisfait en ayant encaissé un but, même imparable ?
Ça dépend des matchs. Si on a beaucoup de tirs à arrêter et de travail à faire, c’est moins difficile à encaisser. En revanche, si on se prend un but comme la semaine passée sur la seule frappe ou presque du match face au Gazélec ou si on gagne 4-1 et qu’on se le prend sur le seul tir cadré, alors qu’on a eu que du jeu au pied à faire, je vais être un peu frustré. Je serais content de la victoire de l’équipe, mais oui, vraiment frustré sur le plan personnel.

Pourquoi c’est si frustrant, et qu’on n'arrive pas à seulement se contenter du succès de l’équipe ?
Notre poste est trop individuel pour ne pas s’en soucier. Tu t’entraînes toute la semaine pour arrêter certaines tentatives, tu te mets en condition pour faire un bon match. Et finalement arrive le week-end où tu n’as rien à faire ou presque, car ton équipe domine, et tu prends un but sur le seul tir du match. Même si on a aussi notre job offensif à faire sur les relances, c’est un peu comme si toute l’équipe avait fait un bon match et pas toi.

Tu es donc retourné à Clermont cet été – où tu étais notamment titulaire en U17 pendant une partie de ta formation – pour vivre ta première saison complète en pro à 22 ans. J’imagine que le fait de connaître le coin est un paramètre qui a compté lorsque tu as choisi ta destination cet été ?
Bien sûr, car je savais déjà que je n’allais pas perdre de temps en matière d’adaptation. À Tours l’an dernier (où il a été prêté de janvier à mai, N.D.L.R.), je découvrais une nouvelle structure en plus de mes premiers matchs en pro dans la peau d’un titulaire. Aujourd’hui, le contexte est différent : je connais les lieux, et en plus de ça, on peut peut-être même envisager d’aller chercher quelque chose. Sur le plan personnel, je suis prêt pour une année pleine, on lâche les chevaux et on y va !


Quand tu as commencé le football chez toi à Verlinghem (Nord) à 5 ans, tu te voyais plus sur le terrain que dans les buts. Qu’est-ce qui a provoqué ce basculement ?
C’est lors d’un entraînement au LOSC, que j’avais rejoint dès l’âge de 6 ans. Je m’entraînais donc déjà tous les deux jours, et une fois, les gardiens étaient tous blessés et malades. J’ai mis les gants, et rien n’est rentré. Surtout, ça m’a procuré des émotions que je n’avais jamais connues jusque-là. Je ne saurais pas exactement décrire le truc, mais je me sentais intouchable.

Il paraît que le dimanche matin, le lendemain des matchs donc, tu corrigeais tes erreurs avec ton père dans ton jardin.
Mon père était là à tous les matchs et tous les entraînements.
« Avec mon père, le dimanche matin, on se levait de bonne heure et on travaillait dans le jardin pendant plus d'une heure sur tout ce qui n’avait pas fonctionné la veille. »
Il connaissait mes points forts, mes points faibles, il me faisait un retour dans la voiture après chaque match. Du coup le dimanche matin, on se levait de bonne heure et on travaillait dans le jardin pendant plus d'une heure sur tout ce qui n’avait pas fonctionné la veille. Aujourd'hui, je peux dire que ça m’a bien servi, car ça m’a apporté une rigueur que je continue à perpétuer.

Ton père était déjà dans le milieu du football ?
Il n’a jamais été éducateur, mais il a joué à un certain niveau sans pouvoir aller plus haut à cause d’un accident qui l’a marqué au niveau du dos. Je pense qu’il est un peu frustré de ça, et c’est pour ça qu’il s’est autant investi. Il achetait tous les livres, toutes les cassettes sur les gardiens de but pour trouver le détail qui allait me permettre d’avancer encore un peu plus.

À 14 ans, tu es parti à plus de 1000 kilomètres au sud de Lille, à Bagnères-de-Luchon, à l’Académie des gardiens de but. Pourquoi ?
Deux ans avant, j’avais vu un reportage sur France 3 qui parlait de cette académie. Je me suis renseigné l’année d’après. À chaque vacances, je faisais les stages d’une semaine, j’en ai fait sept en tout avant d’aller là-bas, donc j’étais sûr de moi.


Qu’est-ce qui a été le plus dur ?
Quand on est jeunes, ce n'est pas évident de partir si loin de sa famille sans transition. Après sur place, c’était une ambiance assez fraternelle. On était logés à l’hôtel, et tous les matins à 5h30, je faisais trois quarts d’heure de gainage/abdos pour me mettre bien. Ensuite, j’allais en cours à 8h, j’étais en 3e à ce moment-là, et après on avait une séance vers 16h et une autre vers 20h. C’était un rythme soutenu, mais qui m’a permis de me renforcer, notamment avec le travail en salle au niveau du dos car j’avais une réelle faiblesse. Sur le plan humain aussi, j’ai énormément gagné en maturité là-bas.

Tu as notamment dit que tu n’avais pas de modèle au poste de gardien, mais plus des influences : Ter Stegen, Neuer ou encore Buffon. Ça t’arrive par exemple de te refaire leur match et de regarder attentivement certains gestes ?
De toute manière, à chaque fois que je regarde un match, je regarde le gardien. Je m’en imprègne parce que le poste est en constante évolution, et que ça me permet d’anticiper ces évolutions. Il y a quelques années, il y a eu l’arrivée de la sortie à l’allemande que j’ai d’ailleurs pu travailler avec Trapp. C’est un geste technique pour un gardien. Un truc tout bête dernièrement, les relances longues au pied sont beaucoup plus verticales qu’avant, un peu à la sud-américaine. Alors qu'avant, les gardiens dégageaient très haut ou en demi-volée, ce qui était assez inefficace.

En parlant de Gigi Buffon, tu l'as côtoyé lors du dernier stage d'été du PSG en Asie. Qu’est-ce que tu en retiens ?
On a beaucoup parlé avec Gigi, notamment au début, je lui expliquais les exercices car l’entraîneur des gardiens était français, avant que l’entraîneur italien n’arrive et que ce soit moi qui le suive. Il me glissait des petits mots, jamais négatif avec moi. Savoir que Gigi te regarde et t’encourage, forcément, ça te donne de la confiance.

Tu as fait plusieurs stages d’été au PSG. C'est quoi ton meilleur souvenir ?
C'est un tout, car j’ai pu travailler aux côtés de gardiens comme Trapp, Areola ou dernièrement Buffon, et c’était une bonne expérience dans mon développement. Il y a aussi mon bizutage, où j’ai chanté, pas tout de suite en Autriche, mais au repas du président dans une salle à Paris, car il n’y avait pas tout le monde. J’avais un micro et tout ça, donc ce n'était pas évident. (Rires.) J’avais chanté Papaoutai, c’était la chanson du moment.

Aux entraînements, tu as croisé des joueurs comme Ibrahimović, Cavani et plein d'autres. Quels sont les mecs qui t’ont plus le plus impressionné ?
Zlatan. On ne sait jamais ce qu’il va faire. Il peut changer à n’importe quel moment, inventer des gestes. Pour moi, c’était le plus dur à arrêter.


Qu’est-ce que tu fais, en dehors du foot au quotidien ?
J’ai découvert le golf en allant à Tours, grâce à Antoine Devaux, qui m'a initié. On y allait souvent avec un autre coéquipier, Gauthier Hein. À Clermont, j’y vais une fois par semaine, ça me permet de me détendre, de sortir un peu du foot. J’aime beaucoup car tu n’as le droit qu’à un seul coup pour réussir, comme dans les buts où tu n’as pas plusieurs essais pour arrêter un même tir.

Tu as maté la Ryder Cup ?
Avant, ça ne me disait rien de regarder à la télé, mais maintenant que je joue et que je comprends à peu près tout, c’est beaucoup plus intéressant. Là sur la Ryder, j’ai beaucoup aimé Tommy Fleetwood. C’est encore un peu dur de s’identifier à lui, mais pour un débutant, je ne suis pas trop mauvais.

Propos recueillis par Andrea Chazy
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