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Remko Pasveer, un dinosaure dans la pouponnière de l'Ajax

Quand il s'agit de dire du bien de l'Ajax, on parle beaucoup de l'imprévisible Ryan Gravenberch, de l'indispensable Dušan Tadić, du virevoltant Antony ou du buteur en série Sébastien Haller. Moins de Remko Pasveer. Pourtant, le gardien de 38 ans est en train de réaliser une saison remarquable. Propulsé dans le onze à la suite de la blessure de son aîné Maarten Stekelenburg, le champion d'Europe espoirs 2006 connaît enfin son quart d'heure de gloire, après pas mal d'années de banc et un bon paquet de boulettes.


Quand Remko Pasveer a débuté en Eredevisie en mars 2004 sous les couleurs de Twente, nombre de ses coéquipiers actuels tenaient à peine debout. Dix-huit ans plus tard, le gardien fait le bonheur de l'Ajax, entouré de gamins à peine majeurs. L'histoire est belle pour le natif d'Enschede, qui s'était lui-même persuadé que le train était déjà passé. « Le monde du football peut parfois être fou, confiait-il dans le magazine Ajax Life. La saison dernière, je négociais déjà avec Vitesse pour une année de contrat supplémentaire, puis Marc Overmars est intervenu. Je ne m'attendais pas à ce que cela arrive, mais j’ai immédiatement eu un bon sentiment. En une semaine, nous nous sommes mis d'accord. » L’aboutissement d’une carrière faite de hauts et de bas. Pasveer a souvent dû ronger son frein, mais aujourd’hui, il peut lâcher les chevaux.

Voilà de la boulette


Pasveer capte ses premiers ballons au SC Enschede, puis rejoint en 2003 le voisin du FC Twente. Barré par Sander Boschker, il part trois ans plus tard pour Almelo et s'engage avec Heracles... où il reste dans l'ombre de Martin Pieckenhagen. Sa seule apparition en deux saisons ? Une défaite 7-0 contre Roda. Désireux de retrouver du temps de jeu, il descend à l’étage inférieur en se faisant prêter aux Go Ahead Eagles. « C’était un gardien assez prometteur, rembobine Andries Ulderink, son entraîneur de l’époque. Il a eu quelques problèmes parce qu’il prenait énormément de risques, parfois trop, et il commettait de grosses erreurs. On lui a parlé avec l’entraîneur des gardiens, je n’ai pas changé son jeu, c’était plutôt une question d’état d’esprit. Il avait besoin de jouer et prendre de l’expérience. Il est devenu plus constant en enchaînant les matchs. Il cherchait systématiquement de quelle manière il pouvait s’améliorer, il était toujours l’un des derniers à quitter l’entraînement. Il était demandeur de conseils pour revoir telle ou telle situation, discuter de ce qu’il pouvait mieux faire. Tout ça lui a permis de devenir un meilleur gardien. »



Et de revenir à Almelo par la grande porte. Quatre saisons durant, Pasveer garde les buts d’Heracles, rafle à chaque fois le titre de joueur de l’année et s'affirme comme l'un des meilleurs portiers d'Eredivisie, s’inspirant des vidéos de Peter Schmeichel qu’il regarde avant les matchs. Au point que le PSV vient le chercher en 2014... pour retrouver un statut de remplaçant. « Il était quasiment au-dessus du numéro 1, mais pour X raisons, ils voulaient faire jouer le plus jeune, se rappelle Nicolas Isimat-Mirin. Même s’il n’était pas titulaire, il était important dans le groupe. Il te motivait à l’entraînement, il insistait sur notre chance de jouer au PSV. On se faisait confiance, sur le terrain et en dehors. C’est vraiment le mec cool. Pour célébrer les titres, il se met une petite mine et il passe une bonne soirée. Il vit sa vie, tranquille. Il pouvait même me lâcher sa moto pour que je fasse des petits tours. Une moto classique, un peu à l’ancienne. Je faisais mes trucs, il ne prenait pas la tête ! » Pasveer avait lui-même l’habitude d’enfourcher sa monture pour s'aérer l’esprit, taillant parfois la route avec ses coéquipiers Memphis Depay, Georginio Wijnaldum et Joshua Brenet.


Cette passion ne l’a pas quitté quand il a renoué avec un poste de titulaire en signant au Vitesse Arnhem en 2017. Temporairement seulement. Une série de bourdes le relègue vite sur le banc, qu’il chauffera pendant un an. Le biker redevient spectateur des performances de Jeroen Houwen, puis du Portugais Eduardo, jusqu’à ce que Leonid Slutsky lui redonne sa chance. Pasveer la saisit en sortant le grand jeu contre Alkmaar puis contre son ancien club, le PSV, alors leader. Cette fois, plus question de passer à côté. « Ces dernières années, je me suis enrichi spirituellement dans l’adversité, en étant mis sur le banc et avec ce qui est arrivé à mon père (qui a été opéré à cœur ouvert et plongé momentanément dans le coma en 2017, NDLR). J'ai travaillé dur. Je n'ai jamais pleurniché, je ne me suis jamais plaint et j'ai changé les choses. J'ai tiré une énergie supplémentaire de ces revers » , explique-t-il au Gelderlander. Et les planètes ont fini par s’aligner.

Mi-biker, mi-catcheur


Pasveer rejoint l’Ajax l’été dernier dans la peau du suppléant de Maarten Stekelenburg, lequel se blesse dès le mois de septembre. Une opportunité, là encore, inespérée. Sous le feu des projecteurs sur la pelouse du Sporting mi-septembre, il se rend néanmoins coupable d’une boulette, qui permet à Paulinho de réduire le score. « Il vaut mieux être le père de l'attaquant que le père du gardien, commente alors son paternel Eddie, lui-même ancien portier de Twente et Heracles. Une erreur commise par un attaquant est une occasion manquée. Une erreur commise par un gardien, c'est une bourde. Ça a toujours été comme ça, à Heracles, à Go Ahead, à Vitesse... Il rebondit toujours. » La preuve : 20 clean sheets en 27 matchs, dont une masterclass face au Borussia Dortmund d’Erling Haaland, et une série de 693 minutes sans prendre de but en Eredivisie cet automne.



La fin de suspension d’Andre Onana n’a rien changé, puisque au-delà des statistiques défensives, Pasveer a su se fondre parfaitement dans le moule ajacide. « Il était très bon pour couvrir l’espace dans le dos de ses défenseurs, c’est important quand une équipe joue haut, valide Ulderink. Nous avions des ailiers très rapides, donc quand l’adversaire attaquait ou pressait, il laissait des espaces derrière. Remko pouvait allonger à 30-40 mètres, ça arrivait juste où il fallait. À Vitesse, il a donné trois ou quatre passes décisives comme ça. » Démonstration à Lisbonne, encore, lorsqu'il initie l'action du break avec son ouverture vers Antony. « Il était l’un de nos capitaines, c’est un leader et un gagnant, poursuit son ancien coach. Au tennis-ballon, il était dans les trois meilleurs de l’équipe, il voulait toujours gagner. Le coach assistant Paul Bosvelt participait aussi et il engageait tout le temps très vite, alors que ceux d’en face étaient encore sur le point d’avant. Remko s’en plaignait et après avoir perdu, furieux, il avait frappé tellement fort dans le ballon qu’il était passé au-dessus des tribunes et avait fini sur le parking. Que ce soit son style de jeu ou sa mentalité de gagnant, ça colle parfaitement. »

Isimat-Mirin dresse le même constat : « Quand tu fais un toro, il cherche toujours le petit pont, ce vicelard... Son pied est vraiment clair. Il envoie de sacrés ballons, très tranchants, qui déstabilisent une équipe. Sous pression, il est plutôt cool. Je me souviens d’une action en Ligue des champions, l’autre défenseur central lui passe le ballon et le met dans un bourbier, je me dis que ça pue... Il place un crochet sur Lewandowski, et après, petit clin d’œil, comme s’il n’avait pas eu chaud ! » Champion d'Europe des moins de 21 ans avec Demy de Zeeuw et Klaas-Jan Huntelaar en 2006, Pasveer a retrouvé le maillot oranje, mais chez les grands, lorsque Louis van Gaal l’a convoqué pour la trêve de septembre. Certains observateurs néerlandais se posent désormais la question de sa présence à la Coupe du monde, même si LVG ne l’a appelé ni en octobre ni en novembre, faisant comprendre qu’il privilégiait des portiers plus jeunes.



« Ne me parle pas d’âge, j’ai envie de dire ! Ce n’est peut-être pas celui que l’on attendait à ce moment-là, dans ce club-là, mais il n’a jamais relâché ses efforts et ce qui lui arrive est plus que mérité, assène Isimat-Mirin. Avec sa barbe et ses cheveux longs, il a un style de catcheur un peu bizarre, mais c’est une crème. Il a pris son mal en patience, il n’est jamais venu réclamer quoi que ce soit. En fin de saison, qu’il reçoive ou pas les primes, ça lui allait, il comprenait les deux positions. J’ai toujours pris son parti pour qu’il ait les mêmes primes que les titulaires parce que tout le groupe était important, on n’était pas que onze. Il envoyait de sacrés gainages, c’était une machine. Il peut encore continuer quatre ou cinq ans, facile. » En 2019, l'intéressé confiait justement vouloir atteindre la quarantaine : « C'est une super vie, non ? Je continuerai tant que je suis en forme et que je peux garder le niveau. Pour moi, c'est la qualité qui prime, pas l'âge. » Approuvé par Kylian Mbappé.

Par Quentin Ballue Tous propos recueillis par QB, sauf ceux de Remko et Eddie Pasveer.
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