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Rémi Maréval : « Quand je dis où je joue à mes amis, ils rigolent un peu »

Footballeur nomade, Rémi Maréval a actuellement posé ses valises en Hongrie, au Videoton, avec qui il espère jouer la prochaine Ligue des champions. Le moment pour l'ancien Nantais de faire le point sur ses différentes expériences. Et de prouver qu'il n'est pas seulement l'homme qui a martyrisé la lucarne de Steve Mandanda un soir d'octobre 2008.

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Salut Rémi, tu disputes ce soir le match retour de ton deuxième tour de qualifications pour la Ligue des champions, comment ça se présente ?
Bien, on a gagné à l'aller 1-0, contre les New Saints, et ce soir on joue à la maison. Notre objectif, c'est d'essayer d'atteindre les phases de poules, ou sinon d'aller au moins en Ligue Europa. Ça, c'est pour l'Europe. Après, le vrai objectif numéro 1 pour nous, à Videoton, c'est de remporter à nouveau le championnat.

Videoton a atteint la finale de la Coupe de l'UEFA en 1985, vous sentez ce poids ? Les anciens de cette équipe sont-ils encore là pour vous mettre une sorte de pression ?
Quelques joueurs de l'équipe de 1985 sont encore dans le staff du club, oui. Mais ils ne nous mettent pas trop la pression, ils sont plus là pour nous donner des conseils. Et c'est vrai qu'ils ont un statut particulier au club, par rapport à ce qu'ils ont fait, mais dans le reste du pays, pas trop. La ferveur est surtout autour du plus gros club, celui de Budapest, le Ferencvàros.

C'est pourtant ton club qui est champion de Hongrie en titre. Tu connaissais un peu le championnat hongrois avant d'y atterrir ? Comme ça se passe sur place ?
Je connaissais un peu parce que quand je jouais avec La Gantoise, en Belgique, on a joué contre le Videoton et contre le Ferencvàros en tour préliminaire de Ligue Europa. J'ai vu qu'il y avait de la qualité. Après le reste, c'est un championnat moyen, de niveau Ligue 2, voire National. Il y a trois ou quatre équipes qui sortent du lot, qui pourraient jouer en Ligue 1, mais c'est tout. Et la ferveur, elle se trouve surtout à Budapest, où ils ont un stade de 25 000 places toujours plein. Nous, on en a un de 10 000 places, mais l'ambiance est quand même sympa. Et Videoton, c'est le club de Székesfehérvàr, c'est presque un village ! Quand je dis où je joue à mes amis, ils rigolent un peu ! Mais je n'habite pas là-bas, je vis à Budapest. C'est vraiment magnifique, il y a plein de choses à faire, à visiter.

C'est vrai que ce nom de club, Videoton, est génial. Tu sais d'où ça vient ?
Non, je peux pas te dire. C'est pas le nom de la ville, donc je sais pas trop ce que ça veut dire !

Et donc cette saison, en route vers le doublé en championnat ?
On aimerait bien, mais il y a eu beaucoup de changements au club. On a cinq de nos joueurs qui étaient tout le temps titulaires qui sont partis, on a un nouveau coach, ça va être difficile de trouver la bonne solution directement.

Ce nouveau coach, c'est Bernard Casoni. C'est extraordinaire de le retrouver ici, non ?
Oui, en fait, il connaissait le directeur sportif du club, si j'ai bien compris. Et comme Videoton cherchait un coach, voilà comment ça s'est fait.

Et vous êtes les deux seuls Français de l'effectif du coup ? Vous parlez un peu du pays ?
Oui, on est les seuls Français. Et on discute pas mal, c'est vrai, c'est une bonne personne, avec qui on peut rigoler. Après, pour que ça se passe bien, c'est surtout par les résultats sur le terrain que ça passe, hein. Au club, ils savent qui il est, et le palmarès qu'il a en tant que joueur. Mais maintenant, il sera jugé en tant qu'entraîneur, donc il faut qu'il arrive à faire vivre à ses joueurs ce que lui a vécu à son époque.

Tu commences à avoir pas mal voyagé dans ta carrière. Tu en tires quoi ? Les bonnes, les mauvaises expériences ?
C'est vrai, j'ai fait la France, l'Angleterre, la Belgique, Israël, là la Hongrie. Ça me permet de voyager et de vivre ma passion. Et d'apprendre des langues aussi. En Angleterre, je jouais à Oldham, en deuxième division. Et on sait ce que c'est, jusqu'en cinquième division, c'est des fous ! Ça se bat en tribunes, sur le terrain. Mais ma plus belle expérience, c'est avec le Maccabi Tel-Aviv. L'Angleterre et l'Israël, ça m'a fait encore plus aimer le football. Ce que j'ai vécu à Tel-Aviv, c'était incroyable.

À ce point-là ?
Oui, à tous les niveaux. La qualité de vie, l'ambiance du club, la ferveur des supporters. On a joué un 16e de finale de Ligue Europa, j'y ai vécu quelque chose de magnifique. Si je peux finir ma carrière là-bas, je le ferai. Je ferai tout pour y retourner.

Mais alors pourquoi cette expérience a-t-elle été si courte (il n'y a joué que 6 mois en 2014, ndlr) ?
À cause de la guerre. On a été champions, puis ça a été les vacances, et la guerre a éclaté. Je ne pouvais pas y retourner tout de suite, mais l'entraîneur m'avait dit qu'il voulait me faire signer un nouveau contrat. Donc j'ai attendu, et j'ai même refusé pas mal d'offres d'autres clubs. J'aurais pu retourner en Ligue 1, ou aller en Espagne, mais j'ai préféré attendre la nouvelle offre du Maccabi. Mais l'entraîneur a fini par partir au FC Bâle, et je n'entrais pas dans les plans du nouveau coach. Du coup, je suis resté six mois sans club, c'était assez délicat, avant d'arriver en Hongrie.

Et en France, tu as connu la Ligue 1 avec Nantes, tu en gardes quel souvenir ?
La Ligue 1, c'était super. J'ai rencontré des mecs super, j'ai joué avec des gars qui avaient 300 matchs. Ça a été une très belle année avec Nantes, même s'il y a eu une descente à la fin de la saison.

Bon, vu qu'on est sur Nantes, on va parler de ton but mythique. Cette frappe de 35 mètres contre l'OM, qu'est-ce qui t'a pris ?

Ce but, tout le monde m'en parle ! Même ici, le public, les joueurs. Ils l'ont vu sur YouTube, quand tu tapes mon nom sur Internet, tu tombes directement dessus ! C'est vrai que quand on marque un but comme ça, ça reste à vie. Mais je suis un joueur qui aime bien tenter, qui aime bien shooter, donc ce jour-là, j'ai tenté ma chance, et c'est rentré ! Si je l'avais raté... Mais bon, c'est devenu un des plus beaux buts de la saison !

Vidéo

Alors que ton vrai chef-d'œuvre, c'est ce but de 60 mètres à la 8e seconde de jeu face à Nîmes...
Ah, contre Nîmes c'est différent, je voulais juste dégager le ballon et l'envoyer sur mon milieu offensif ! Mais j'ai complètement dévissé. Et la pelouse avait été arrosée un peu avant, donc le ballon a un peu glissé, et le gardien ne s'attendait pas du tout à ce genre de rebond. On en a parlé un peu après le match, il m'a dit qu'il avait été surpris.

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Tu as également joué au Gazélec Ajaccio, tu t'imaginais à l'époque que ce club finirait en Ligue 1 ?
Non, j'aurais jamais imaginé ça ! Je ne peux pas dire que ça ne m'étonne pas. Mais c'est bien pour la ville d'Ajaccio qu'il y ait deux gros clubs, même si l'ACA est en Ligue 2.

Et tu connais le stade du Gazélec. Tu imagines Ibra venir jouer au stade Ange-Casanova, qui fait 5000 places ?
Ils pourront jouer là-bas ? Au début, je pensais qu'ils allaient devoir aller jouer au stade de l'ACA. Ça va être spécial ! Tout est petit, même les vestiaires. Mais ça va être difficile d'aller gagner là-bas !

Tu as 32 ans. Tu penses déjà à l'après-football ?
Oui, je vais sur mes 33 ans. Je pense qu'il me reste encore deux ou trois ans à jouer. Après, je ne sais pas, je n'ai encore rien décidé. J'ai quelques idées, ouvrir un restaurant créole, ou devenir recruteur pour un club, si j'ai l'opportunité de le faire. Mais il n'y a rien de fixé encore.


Propos recueillis par Alexandre Doskov
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