Advertisement Une caméraUne caméra qui illustre les papiers contenant une vidéo PhylactèrePictogramme représentant un phylactère (bulle utilisée dans les bandes déssinées) servant à illsutrer les commentaires envoyés par les lecteursTrophéePictogramme représentant un trophée. Ce picto illustre la section résultats / classement de SOFOOT.com Logo FacebookIcone facebook faisant le lien avec la page Facebook de notre siteFlècheUne flèche servant à la navigation. Le sens de la flèche change en fonction du contexte où elle est utiliséeLogo Google +Lien vers notre page Google+Icone "Hamburger"Icone composé de trois lignes noires horizontales identiques, les unes au dessus des autres, servant à illustrer la notion de "menu".Logo, InstagramPetit appareil photo servant à lier vers notre page InstagramPouce vers le hautPictogramme représentant une main fermée en poing avec le pouce dressé vers le haut. Illustration de la notion de "like" des réseaux sociauxMoinsLe signe mathématique "moins" Appareil photoUn appareil photo qsui illustre les articles avec photoPlusLe signe mathématique "plus" LoupePictogramme représentant une loupe, illsutrant la notion de "recherche" sur le site.Répondre àUne flèche arrondie, pointant vers la gauche et servant à évoquer la réponse à un commentaireEtoileEtoile à 5 branches, illustrant la notion de "mise en favoris"Logo twitterPetit oiseau illustrant le lien vers notre compte Twitter
MATCHS 17 Résultats Classements Options
  1. //
  2. // 8e de finale aller
  3. // OL/Viktoria Plzeň

Rémi Garde, le contraint de confiance

Maintenant que l’OL a moins de fric, il doit avoir des idées. Surtout lorsqu’il faut s’embarquer dans un 8e d’Europa League face au Viktoria Plzeň (21 heures) sans Gourcuff, sans Grenier, ni Bedimo. Une contrainte de plus qui oblige Garde à remanier son équipe, son système et, progressivement, le sens de son mandat à la tête de l’OL.

Les matchs se suivent et les ennuis restent les mêmes. Alors que les fêlures n’en finissent plus de tourmenter Gourcuff, c’est au tour de Grenier de filer à l’hosto. Sans meneur en chef, le losange menace de tomber toujours plus à plat. De quoi ranger au rayon des souvenirs le système qui avait permis à l’OL de retrouver un peu d’allure, de rythme et d’ambition entre décembre et janvier. Rémi Garde le sait. La preuve, hier mercredi, en cette veille de retour aux jeudis d’Europa League, il s’est pointé en déclenchant le robinet à eau tiède. Un festival : « On prendra les matchs les uns après les autres… Tout est possible en 90 minutes… J’attends que mon équipe soit efficace derrière, mais aussi devant… » Pourquoi parler de jeu quand il n’y en a quasiment plus en réserve ? Car pour s’offrir 120 secondes de Fergie Time qui font basculer les Lyonnais dans l’hystérie à Bordeaux, il faut en passer par une série de matchs au contenu aussi pénible qu’un solo de djembé sur les quais de Rhône dès que les beaux jours reviennent.

C’est précisément là que se pose le cas de Rémi Garde. Du haut de son parcours qui l’a vu passer de courroie de transmission entre le vestiaire et les techniciens du premier Arsenal de Wenger à celui d’adjoint dans le cockpit de Houllier, l’ancien milieu est d’abord apparu comme un coach possédant des idées. C’est même sous cet auspice que s’est jouée son investiture, tenu par sa première année de contrat d’en finir avec l’austérité de l’ère Puel. Deux saisons et demie plus tard, le passage du 4-3-3 historique au 4-4-2 losange relève autant du pragmatisme que du respect d'une certaine éthique que semble s’être imposée Garde. Certes, le système permet de faire jouer ses joueurs qui font la différence – en plus de devenir une denrée plus rare à Lyon. Surtout, il respecte les principes que le coach lyonnais veut mettre en œuvre : possession de balle, jeu en mouvements et récupération rapide à la perte de la balle. Comme aux plus belles heures du mandat Houllier, le onze type se met à tourner rond et on n’est pas loin de retrouver quelque chose du serpent à sonnette, ce 4-3-3 proto-barcelonais.

La 4G au milieu

À une différence près, cette fragilité des organismes qui n’a d’égale que celle de l’effectif lyonnais et qui rappelle régulièrement à Garde que, plutôt que d’avoir des idées, il faut aussi avoir des solutions. C’est précisément dans ces moments-là que les limites de l’ancien Gunner sèment le doute. Lesquelles renvoient d’abord au manque de moyens récurrent de l’OL. À ce titre, on ne s’est pas vraiment remis d’avoir vu Benzia, Bahlouli et Martial balancés dans le grand bain un soir de première ou presque en mai dernier, alors que le PSG était en train de mener au score. La question reste d’autant plus à l’ordre du jour lorsqu’il devient impossible d’aligner sa 4G au milieu (Gonalons, Gueïda, Grenier, Gourcuff) depuis le 26 janvier. Si le provisoire finit par s’installer et les intérimaires défilent, la possession de balle reste. Non plus pour étirer les lignes adverses et trouver les intervalles, mais pour éviter d’avoir à trop subir. On s’en remet alors à quelques expédients : une défense qu’on bétonne en 5-3-2 et Lacazette en clutch player pour porter toute la médiocrité du moment sur ses épaules.


Entre les ajustements tactiques remis à plus tard et le coaching mené à rebours en plein match, certains voudraient voir là un trait de caractère pas toujours compatible avec la fonction du bonhomme. À moins de se dire que le rôle le plus important de Garde se joue ailleurs, pas nécessairement au bord d’un terrain. Ce qui veut dire en coulisses quand il faut convaincre Aulas de conserver Grenier ou Gonalons. Ou à l’échelle du club dont il faut redessiner la politique sportive avec la perspective du Stade des Lumières. L’histoire n’est pas sans rappeler le parcours de ses deux prédécesseurs lyonnais sous l’ère Aulas, Raymond Domenech et Bernard Lacombe. Au-delà des liens qui pourraient unir les trois ex-joueurs de l’OL devenus chacun entraîneur, il y a ces correspondances qui résonnent toujours : des mandats plus longs que la moyenne, une situation intermédiaire qui dure, la remise au goût du jour de la formation et l’incarnation d’une certaine identité lyonnaise. Comme si le club avait besoin de loin en loin de s’en remettre à ces hommes de confiance non plus pour ramener des titres à la maison, mais pour réaliser ce qu’il a su faire de mieux : construire un projet. La suite dira si ça valait le coup pour Garde de se manger autant de contraintes.

Par Serge Rezza
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.


Partenaires
Podcast Football Recall Gérez comme un pro votre équipe de sport amateur Olive & Tom Tsugi MAILLOTS FOOT VINTAGE Un autre t-shirt de foot est possible