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Reggina-Vicenza, le temps des épopées

Ce mardi soir, la Reggina reçoit le Vicenza Virtus en Coupe d’Italie. Deux équipes aujourd’hui en Serie C, et qui ont connu leur heure de gloire à la toute fin des années 90. Retour sur leurs épopées respectives, où l’on croise, entre autres, Andrea Pirlo, Francesco Guidolin, Mohamed Kallon et Franco Colomba.

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Ce mardi soir, il est fort probable que Roberto Baronio, aujourd’hui entraîneur de la Primavera du Napoli, s’assiéra sur son canapé aux alentours de 20h30. Non pas pour étudier le jeu de l’Ajax ou applaudir la ferveur des fans de l’Etoile Rouge, mais plutôt pour se délecter d’un petit Reggina-Vicenza, valable pour le premier tour de la Coupe d’Italie 2019-20. Et pour cause, Baronio, qui a passé la majeure partie de sa carrière à la Lazio, a vécu de sacrées émotions avec ces deux équipes. En 1997-98, il est prêté par le club laziale à Vicenza, et va donc vivre l’épopée du club vicentino en Coupe des Coupes. Deux ans plus tard, il est cette fois-ci cédé en copropriété à la Reggina, où il va vivre la plus belle saison de sa carrière. Au point d’être élu meilleur jeune de Serie A au terme de la saison 1999-00. Baronio peut donc raconter de l’intérieur ce qui reste encore à ce jour, pour ces deux clubs historiques, comme des moments dont on se souvient avec nostalgie et fierté. Magnéto.

Roberto Baronio

Grosso-Del Piero 2006 avec neuf ans d’avance


Pour Vicenza, tout commence à l’été 1995. Les Biancorossi (qui avaient déjà connu une première heure de gloire en 1978 quand, emmenés par un certain Paolo Rossi, ils avaient terminé deuxièmes de Serie A) fêtent leur retour dans l’élite. Le président, Pieraldo Dalle Carbonere (super blase), répond à l’enthousiasme des tifosi en recrutant des jeunes joueurs et quelques étrangers, dont l’Uruguayen Marcelo Otero. Avec Francesco Guidolin sur son banc, Vicenza va surprendre tout le monde, se payant tour à tour le scalp de la Lazio (1-0), de la Juve (2-1), du Napoli (3-0) et de la Roma (2-1) et terminant à la 9e place de Serie A. L’été suivant, les dirigeants continuent leur recrutement malin, en faisant venir un tout jeune Pierre Wome, la promesse Alessandro Iannuzzi et le buteur Giovanni Cornacchini. La saison débute sur les chapeaux de roue, avec une victoire 4-2 contre la Fiorentina, grâce à un quadruplé de Otero. Le 24 novembre, Vicenza se retrouve même leader après son succès 2-0 face à la Reggiana (à ne pas confondre avec la Reggina).



Mais c’est en Coupe d’Italie que les Biancorossi vont surtout écrire leur histoire. Après avoir sorti la Lucchese en seizièmes, et le Genoa en huitièmes, Vicenza tombe en quarts contre l’AC Milan. A l’aller, à San Siro, les joueurs de Guidolin arrachent le nul, 1-1. Un 0-0 au retour suffirait donc pour se qualifier… alors ce sera 0-0. En demies, Vicenza est opposé à Bologne, et empoche la première manche sur le score de 1-0. Au retour, les Bolonais mènent 1-0 et tout ce petit monde se dirige vers la prolongation. C’était sans compter sur Cornacchini qui, d’une reprise de volée du gauche à la 88e minute, envoie Vicenza en finale pour la première fois de son histoire. Une finale contre le Napoli. Là encore, match aller retour. Le premier round tourne à l’avantage des Napolitains, qui s’imposent 1-0. Le retour au stade Romeo Menti va rentrer dans la légende du club vicentino. Maini remet tout le monde à égalité dès la 20e minute. Puis plus rien ne sera marqué. Prolongations. Là encore, rien. On se dirige vers la séance de tirs au but, quand Rossi et Cornacchini vont nous faire une « Grosso-Del Piero vs Allemagne 2006 » avec neuf années d’avance. 118e minute, Rossi donne l’avantage à Vicenza, 120e minute, apothéose, Cornacchini scelle le triomphe du club. Qui remporte là le premier trophée de sa carrière. « On a fini en tennis ballon à 5h du matin à Piazza dei Signori avant d’enchainer sur un défilé dans un cortège de Fiat Punto cabriolets ! Pour les supporters, nous étions carrément Champions d’Italie !  » se remémorait Pierluigi Brivio, gardien de l’équipe, dans une interview à So Foot Club.

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Rêve brisé


Dans les années 90, les clubs italiens raflent tout en Coupe d’Europe. Alors, Vicenza compte bien respecter la tradition. Le club enregistre les arrivées de Massimo Ambrosini, prêté par Milan, de Pasquale Luiso, de Lamberto Zauli, de Francesco Coco, d’Arturo Di Napoli et, donc, de notre Roberto Baronio. Et l’épopée en Coupe des Coupes va faire vibrer toute une ville pendant des mois. Dès septembre, Vicenza frappe un premier coup en se débarrassant du Legia Varsovie (2-0, 1-1). En huitièmes, les Italiens affrontent le Shakhtar Donetsk, qui ne compte encore aucun Brésilien dans son effectif. Double succès: 3-1 en Ukraine, puis 2-1 au retour en Italie. Le chef d’oeuvre arrive en quarts de finale. Vicenza va tout simplement démolir les Néerlandais du Roda JC: une première fessée 4-1 à l’aller à Kerkrade, puis une leçon 5-0 au retour au Menti. Vicenza ne peut plus se cacher : ils ont les moyens d’aller au bout. « On développait un très beau football dans un 4-4-2 que j’ai progressivement transformé en 4-2-3-1, une première en Italie, se remémorait Francesco Guidolin, toujours pour So Foot Club. Le problème était de se replonger dans le championnat seulement trois jours après, car les rencontres n’étaient pas décalées à l’époque. »


En demies, c’est Chelsea qui se dresse sur leur route. La demi-finale aller se dispute dans un stade comble, les supporters sont au taquet, et Lamberto Zauli leur offre une victoire 1-0, de bon augure avant le retour à Stamford Bridge. Une manche retour qui débute idéalement, puisque Luiso débloque la situation à la demi-heure de jeu, s’offrant là son huitième but dans la compétition. Chelsea doit donc désormais marquer trois fois. Les Blues ont la chance d’égaliser tout de suite par Gustavo Poyet. 1-1 à la pause. Vicenza, en Serie B trois ans auparavant, est à 45 minutes d’une finale de Coupe d’Europe. « A la pause, on s’est dit qu’on était en train d’y arriver, la tension est alors retombée, explique Brivio. On n’avait plus cette peur qui vous oblige à donner quelque chose en plus. » Ironie de l’histoire, au retour des vestiaires, ce sont des Italiens qui vont briser leurs rêves. Gianfranco Zola donne d’abord l’avantage à Chelsea à la 50e minute, parfaitement servi par Gianluca Vialli, avant que Mark Hugues n’inscrive le fatidique troisième but synonyme de qualification. L’épopée européenne de Vicenza s’arrête là, aux portes de la finale. « 21 années sont passées, mais la déception de cette élimination l’emporte toujours sur la beauté du parcours » explique Guidolin, qui sera remplacé sur le banc pendant l’été 1998 par Franco Colomba. 365 jours plus tard, Vicenza termine 17e de Serie A, et retourne en Serie B. Aussi romantique que cruel.

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Les magies de Pirlo


Et pendant que Vicenza descend, qui fait le trajet inverse en décrochant son billet pour la première division? La Reggina Calcio. Une équipe qui n’avait tout simplement jamais goûté à l’élite. Et qui va tout de suite comprendre les attentes du haut niveau. Le président, Pasquale Foti, met les petits plats dans les grands en recrutant Mohamed Kallon, Roberto Baronio évidemment, et un certain Andrea Pirlo, qui n’a pas encore convaincu sous le maillot de l’Inter. Il nomme comme entraîneur Franco Colomba, qui avait été viré de Vicenza en cours de saison précédente. Le début de saison est positif : après quatre journées, la Reggina compte deux victoires et deux nuls, dont un excellent 1-1 en ouverture sur la pelouse de la Juventus.



Mais par la suite, les choses se corsent. Les mauvais résultats s’enchaînent et à la trêve, le club calabrais est relégable. Alors, Pasquale Foti réagit : pas question de redescendre en Serie B. Ainsi, au mercato hivernal, la Reggina se renforce avec les arrivées de Massimo Taibi, qui a totalement foiré son passage à Manchester United, le buteur albanais Erjon Bogdani ou encore l’international chilien Jorge Vargas.


Effet quasi-immédiat : le 6 février, Andrea Pirlo offre un succès capital à la Reggina face à Bologne. Quelques semaines plus tard, le futur champion du monde 2006 est à nouveau décisif lors du succès 2-1 contre Lecce. La Reggina, avec un Baronio étincelant, sort de la zone rouge, et le succès 2-0 sur la pelouse de l’AS Roma au mois de mars, suivi d’un nul 1-1 sur le terrain de l’Inter, semblent dire que les joueurs de Franco Colomba vont réussir leur pari.

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Et le 7 mai, les 25 000 spectateurs du stade Oreste Granillo peuvent laisser exploser leur joie : grâce au nul 1-1 obtenu face au Hellas Vérone, la Reggina valide son maintien. La saison suivante, les Calabrais, sans Pirlo et Baronio, rentrés dans leur maison mère, ne parviendront pas à rééditer l’exploit. Ils sont relégués en fin de saison en Serie B après un terrible barrage contre le Hellas : battue 1-0 à l’aller à Vérone, la Reggina mène 2-0 au retour… jusqu’à la 86e minute, et un but de Cossato qui les condamne.

Tour de passe-passe


Depuis cette époque dorée, les deux clubs ont connu des relégations, des faillites et des dépôts de bilan. La Reggina a été dissoute en 2015, et remplacée par l’ASD Reggio Calabria en 2015-16, équipe qui est repartie de Serie D, et qui finalement a récupéré le nom Reggina en 2019. Même bordel pour Vicenza, qui a été déclarée en faillite en 2018, et a été repris par l’entrepreneur Renzo Rosso, propriétaire du Bassano Calcio. Par un tour de passe-passe incroyable dont l’Italie a le secret, Bassano a transféré son siège social à Vicenza et le club est devenu le L.R. Vicenza Virtus. Une nouvelle équipe qui a pu reprendre l’héritage du club de Vicenza (tant pis pour Bassano, reparti du foot amateur), en Serie C. Et voilà ces deux équipes qui vont s’affronter ce mardi soir en Coupe d’Italie, au bon souvenir des années 90. Et de Roberto Baronio.

Par Eric Maggiori Propos de Brivio et Guidolin recueillis par Valentin Pauluzzi dans So Foot Club.
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