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Réforme de la Ligue des champions: la victoire des grands clubs

La presse britannique en avait déjà fait ses choux gras il y a quelques semaines : la Ligue des champions devrait être réformée en 2024 afin de faire face au projet de Superligue européenne. Un moyen d’assurer la suprématie de l’UEFA, mais un beau retournement de veste concernant le suspense, l’intensité et la rareté.

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Ça fait déjà plusieurs mois que la réforme de la Ligue des champions traîne dans les petits papiers de l’instance européenne. Alors que le projet de Superligue européenne, mené par une dizaine de clubs, s’était accéléré depuis la crise de la Covid-19, l’UEFA, pour faire face à cette fronde, a lancé, depuis la rentrée de septembre 2020, une commission chargée de réfléchir à différents moyens de bouleverser ses compétitions, les rendre plus attractives, plus attrayantes et surtout plus rémunératrices.

Le choc des Ligues extraordinaires


Car il ne faut pas se voiler la face : dans tous les cas, c’est une affaire de gros sous, d’argent et de dotations financières. Si la Juventus, le Real et Manchester souhaitent la Superligue, ce n’est pas pour la beauté du sport ou la satisfaction de leurs fans internationaux, mais pour engendrer plus d’argent, plus de droits TV et plus de partenariats commerciaux. D’ailleurs, citée par le Times, en Angleterre, une source admettait que la Superligue, dont le cadre juridique était réellement en préparation, pronostiquait un retour sur investissement de plus de 5 milliards d’euros, soit 2 fois plus que ce que rapporte l’actuelle Ligue des champions. Il fallait donc absolument réagir. Et la réaction des instances n’a pas traîné. Après avoir fait modifier son règlement, il y a deux semaines, stipulant la sanction de tout joueur participant « à une compétition privée, indépendante et autonome » , se mettant ainsi en porte-à-faux avec la jurisprudence européenne, l’UEFA a officieusement dévoilé ses plans pour la réforme de sa compétition phare.

Dès 2024, on devrait ainsi voir débarquer une Ligue des champions avec 36 participants, contre 32 aujourd’hui, répartis non plus dans huit poules de quatre, mais un seul groupe composé de quatre chapeaux de neuf équipes pour déterminer les affrontements (le tirage au sort par chapeaux devant permettre d'éviter qu'un gros club ne rencontre trop de gros clubs, en gros). Chaque club jouera 10 matchs, contre 6 aujourd’hui, à chaque fois contre des équipes différentes, 5 à domicile et 5 à l’extérieur. Autre nouveauté : des play-off de qualification en huitièmes de finale seront organisés, en janvier de chaque saison, entre les clubs classés de la 9e à la 24e place. Les vainqueurs rejoindront ensuite les huit premiers dans une suite de compétition similaire à celle que l’on connaît aujourd’hui.


Pour résumer, cela donnerait quatre matchs en plus minimum par participant, et jusqu'à 19 rencontres à jouer, contre 13 actuellement, pour remporter le trophée. L'UEFA espère sans doute que cela engendrerait un intérêt plus élevé en phase de poules avec l’assurance de voir de grosses affiches dès le début et la possibilité pour certains clubs d'imaginer se qualifier même après avoir perdu leurs trois premières rencontres (personne ne regarde du côté de Marseille). C’est simple, l’UEFA donne le sentiment que tout le monde devrait valider ce nouveau format. Même le très puissant syndicat des ligues, l’European Leagues, a donné son aval, par la voix de son président Lars-Christer Olsson, se disant « intéressé » : « Il s'agit d'un bien meilleur projet qu'en 2019, car il est stipulé, et nous nous sommes battus pour cela, que les clubs participants doivent obtenir leur qualification par le biais de leurs championnats respectifs. [...] Le nouveau système a le mérite d'être plus flexible. [...] Les matchs supplémentaires vont engendrer une hausse des revenus commerciaux. »

Faites place à la méritocratie (non, on déconne)


Même du côté français, on ne pourrait finalement qu’accepter cette nouvelle Ligue des champions. Avec un passage de 32 à 36 équipes, l’instance européenne aurait en effet promis trois places automatiquement qualificatives aux clubs de Ligue 1 plus une via la phase éliminatoire. Un 3+1 conforme aux desiderata de Noël Le Graët et des représentants de la LFP qui demandaient, depuis des années, autant de places en Europe que leurs homologues anglais, espagnols ou italiens parce que « les droits TV payés par les chaînes françaises représentaient l’une des parts les plus importantes des gains de l’UEFA » . D’ailleurs, en janvier dernier, lors d’un séminaire organisé par News Tank Sport, le président de Lyon, Jean-Michel Aulas, avait directement interpellé Agnelli, président de la Juventus et du syndicat des clubs, l’ECA, en demandant 4 places pour la France. Si le pays paye, il serait logique, quelles que soient les performances sportives des clubs, qu’il y ait plus de places, non ? Réponse d'Agnelli : « L'accès aux compétitions européennes doit venir au niveau domestique, et la représentation européenne est fixée par les classements sportifs. C'est la méritocratie sportive. Si les clubs performent, ils soutiennent le classement et se positionnent en Europe. » Mouais, elle a bon dos, la méritocratie sportive...



D’autant plus que, même si c’est un point de friction dans les discussions entre les différentes instances représentatives, l’UEFA souhaiterait mettre en place un « filet de sécurité » assurant chaque saison, à partir de 2024, trois places en Ligue des champions aux équipes les mieux classées au coefficient UEFA qui auraient échoué à se qualifier via leur championnat respectif. Si un tel règlement avait été appliqué cette saison, c’est Arsenal, Tottenham et Lyon qui auraient pu jouer l’Europe sans avoir performé en Premier League et en Ligue 1. Euh... on parle toujours de méritocratie sportive ?

De plus en plus, il apparaît peu probable que la Superligue européenne voie le jour et de plus en plus évident que l’UEFA parviendra à imposer cette réforme de la Ligue des champions. En réalité, tirée par les grands clubs du continent, l’instance s’est surtout résignée à suivre la logique de l’argent et à imposer un changement, plutôt que de se faire doubler par une mutinerie. Comme depuis toujours finalement, et il serait peut-être temps de l’intégrer, la Superligue n’est qu’un serpent de mer, un moyen de pression et un instrument politique en faveur des clubs pour faire avancer leurs pions et obtenir toujours plus. Et ils n'ont jamais été aussi proches d'obtenir gain de cause. On aura très certainement les mêmes discussions et les mêmes débats en 2037 lorsque le nouveau président de la Juventus, Agnelli Junior, demandera la création de la Superligue eurasienne contre l’UEFA.


Par Pierre Rondeau
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