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Florentino Pérez sur écoute

Le petit monde du Real Madrid a encore été secoué tout au long de cette semaine. Le journal en ligne El Confidencial a en effet dévoilé plusieurs enregistrements dans lesquels Florentino Pérez critique ouvertement joueurs, entraîneurs et journalistes. Une énième affaire qui fragilise un peu plus la stature du patron merengue.

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« Cristiano est un idiot, un malade. Vous pensez qu’il est normal ? Je vous assure que non. » Ces mots durs signés Florentino Pérez datent de 2012. Le président du Real Madrid s’en prend alors à l’icône du club, et ce n'est qu'une petite partie de l'exhumation d'enregistrements gênants révélés par El Confidencial cette semaine. Des réflexions certes personnelles et prononcées dans un cadre privé, mais qui trahissent aussi les idées brutes d’un homme pour qui le football est avant tout un produit solvable.

« Raúl et Casillas sont les plus grandes arnaques de notre époque. Casillas me fait rire, j’ai un peu de sympathie pour lui. En taille, il est tout petit et mentalement c’est un enfant. » Florentino Pérez en avril 2006

2006 : l'époque des ringards


Le 27 février 2006, Florentino Pérez annonce sa démission du Real Madrid. À la tête du club depuis l’an 2000 et même réélu à 94% des voix en 2004, le magnat du BTP est alors l’homme de la situation. Sa plus grande réussite ? Les Galactiques, évidemment. Luís Figo, Ronaldo, Zinédine Zidane, David Beckham et Michael Owen sont ainsi venus grossir les rangs d’une institution déjà bien enrobée. Car si la réussite économique est indéniable (346 millions d’euros de recettes en 2005), cette succession de noms ronflants annonce les prémices d’un déclin sportif certain en ce début de siècle. Les deux titres de champions d’Espagne (2001 et 2003) et la seule Ligue des champions (2002) sont insignifiants comparés aux objectifs promis, et Pérez se voit contraint de quitter le navire. Son navire.



Une décision surprenante, à laquelle ne seraient pas étrangers les deux cadres espagnols du club : Iker Casillas et Raúl González Blanco. Les légendes grinçaient effectivement déjà des dents, au regard de cette dégradation sportive au profit d’un marketing de masse. Dans l’un des premiers extraits révélés par El Confidencial datant du 24 avril 2006, Pérez se lâche : « C’est en majeure partie à cause de lui [Raúl] que je suis parti. Cet homme est mauvais, il détruit l’équipe petit à petit. Il pense que le Real Madrid lui appartient et utilise tout ce qui est en son pouvoir pour se l’approprier. » Des sous-entendus à peine voilés dont l’aspect mercantile constitue l'indéniable point de rupture : « Beckham et Ronaldo nous rapportaient beaucoup et gagnaient 30 millions d’euros. Pareil pour Zidane qui prenait 25 millions. Et derrière eux ? Personne ! Raúl ne rapportait absolument rien, on ne vendait pas un seul maillot, il n'avait même pas de sponsor, poursuit l'homme d'affaires. Avec lui, on était encore coincés à l’époque des pesetas. Avec Casillas, ce sont les plus grandes arnaques de notre époque. Casillas me fait rire, j’ai un peu de sympathie pour lui. En taille, il est tout petit et mentalement c’est un enfant. » Une situation piteusement anachronique, lorsque l’on sait que Casillas est aujourd’hui membre de la Fondation Real Madrid et Raúl entraîneur du Castilla.

« Coentrão est tellement bête, il conduit sans permis, il fait n’importe quoi. En plus, il est effrayé par Mourinho. » Florentino Pérez, sympa

2012 : dégonfler les melons


Après trois ans d’absence, Florentino Pérez reprend du service. Au 1er juin 2009, le voilà intronisé et prêt à redonner au Real Madrid ses allures de mastodonte. Là encore, le marché des transferts fait office d’aphrodisiaque : Cristiano Ronaldo, Kaká, Karim Benzema, Xabi Alonso, Albiol et Arbeloa débarquent pour devenir les Galactiques 2.0. Les débuts seront cependant compliqués. Malgré deux demi-finales de C1 consécutives, une Coupe du Roi en 2011 et une Liga en 2012, les tensions en coulisses sont palpables. À l’image de Cristiano refusant de prolonger, l’influence de José Mourinho, en conflit larvé avec une partie de son effectif, en prend également pour son grade. Dans de nouveaux enregistrements, Pérez balance : « Mourinho et Ronaldo ne sont pas des gens normaux. Leur ego est énorme, ils sont ingérables, avance-t-il. Jorge Mendes n’a aucun contrôle sur eux, que ce soit pour les contrats ou même les interviews. Ils font ce qu’ils veulent. »



Le conflit d’intérêts s’éternise, et même le pauvre Fábio Coentrão, client du Gestifute de Mendes, ne peut en réchapper. « Vous imaginez ? Le Real Madrid est obligé de se coltiner un joueur comme ça. Ce n’était pas mon choix de le ramener. Il est tellement bête, il conduit sans permis, il fait n’importe quoi. En plus, il est effrayé par Mourinho. Il joue avec la peur au ventre, mais l’autre [Mourinho] s’en moque. Ce club est fou. » Une folie collective dont il est malheureusement l'acteur principal.

2021 : qui veut la peau de Florentino ?


Empêtré dans ces Real Madrid Leaks, Florentino Pérez a tenu à réagir. Dans un communiqué, le dirigeant parle ainsi de « phrases prononcées dans le passé et sorties de leur contexte » . Une justification somme toute classique, à laquelle se greffe néanmoins un détail important : « Ces publications sont faites pour me nuire, c’est une simple vengeance liée à la Superligue. » Le projet de réforme dont il fut l’instigateur avait défrayé la chronique au mois d'avril dernier. Mais si l’idée n’en est restée qu’au stade embryonnaire, son spectre existe encore. Pas étonnant donc de voir fleurir les discours concernant l’implication d’Aleksander Čeferin, président de l’UEFA, dans ces fuites. Des théories difficiles à prouver ou à contredire, mais dont Pérez s’est déjà lui-même fait le porte-parole discret. Pourtant, l’instigateur officiel de cette polémique ne se cache pas, bien au contraire. Son nom : José Antonio Abellán.



Journaliste sportif et proche de Florentino Pérez, ce dernier avait déjà publié des bribes de différentes conversations dans son livre paru en 2015 et intitulé Asalto al Real Madrid : Diario de 838 días y noches al límite (Attaque contre le Real Madrid : chronique de 838 jours et nuits au bord de la rupture, en VF). Aujourd’hui, et en réponse à celui qu’il décrit comme un « traître » , le dirigeant a donc décidé de porter plainte. Une enquête d’envergure a été lancée, diligentée par son avocat personnel, Gonzalo Rodríguez Mourullo. Usant de tous les moyens, le Real Madrid peut compter sur son pouvoir médiatique. Dans de nouveaux enregistrements, le président évoquait notamment son « souhait de s’emparer de la TVE et Marca pour gagner la guerre médiatique » . Et cela semble fonctionner sur certains. Carlos Bustillo, animateur de l’émission El Transistor sur la radio Onda Cero, a ainsi révélé les manigances troublantes d’Abellán. En 2011, au Restaurante Combarro de la capitale, une réunion aurait effectivement eu lieu entre le journaliste et Eduardo Fernández de Blas, vice-président du club. « Abellán voulait le faire chanter. Il voulait détruire les pistes audio en échange de 10 millions d’euros. » Des révélations croustillantes et sérieuses, allègrement relayées par le club.

À un mois du début de saison, le nouveau feuilleton juridique et judiciaire du football espagnol est donc lancé. Âgé de 74 ans et récemment réélu à la tête du Real Madrid jusqu’en 2025, Florentino Pérez amorce son dernier mandat de la pire des manières. Un long sillon tracé vers l’oubli, qui l'enfonce chaque jour un peu plus dans le côté obscur.

Par Adel Bentaha
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