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Randal Kolo Muani, de la tristesse aux promesses

Il est l'attaquant malheureux du moment en Ligue 1. À 21 ans, Randal Kolo Muani s'est vu refuser ses deux premiers buts chez les pros, face à Monaco puis contre Saint-Étienne, pour d'infimes hors-jeu. Deux mésaventures qui ne doivent pourtant pas faire oublier son très bon début de saison sous le maillot du FC Nantes. Après un prêt à l'US Boulogne la saison dernière, le gamin de Bondy est en effet revenu sur les bords de l'Erdre pour tout casser et enfiler le rôle de chef de file offensif des Canaris. Pour le moment, il le fait plutôt bien.

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25/09/2020 - 21:00
Ligue 1 - J5
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En gagnant son face-à-face avec Radosław Majecki il y a deux semaines à Monaco, Randal Kolo Muani a cru connaître les joies d’un premier but planté en Ligue 1. Un bonheur qui l’a envahi une deuxième fois sept jours plus tard, lorsque son extension XXL face à Saint-Étienne lui a permis de crucifier Jessy Moulin à bout portant. Problème : à chaque fois, cette euphorie s’est transformée en désillusion. Pour deux hors-jeu de quelques centimètres et après plusieurs longues minutes d’intervention de la VAR dans les deux cas, le gamin de 21 ans a en effet vu ses deux premiers buts chez les grands lui filer sous le nez.

Manque de confiance et cartons rouges


De quoi être logiquement un peu dépité ? « Je ne crois pas, souligne Christian Gourcuff. Ça ne change rien pour lui, si ce n’est pour ses stats, mais je ne pense pas qu’il s’attarde là-dessus. » Selon le coach nantais, il en faut bien plus pour démoraliser son attaquant. Cela colle d’ailleurs bien avec le début de carrière de la promesse de Bondy (encore une), qui n’a jamais eu pour habitude de lâcher sur le plan mental. Le chemin n’a pourtant pas toujours été facile pour Randal Kolo Muani au FC Nantes, club que le bonhomme a rejoint en 2015 après avoir tourné en région parisienne (Villepinte, Tremblay, Torcy). Car si les formateurs nantais « croyaient beaucoup en lui » (Aurélien Capoue), il est difficile d’en dire autant des différents coachs qui se sont succédé sur le banc de l’équipe première.


De Sérgio Conceição à Miguel Cardoso en passant par Claudio Ranieri, aucun entraîneur ne lui avait en effet filé le moindre bout de match avant Vahid Halilhodžić, qui l'a poussé dans le grand bain lors de la saison 2018-2019, avant de le titulariser lors d'un match face à Angers. Mais Vahid croyait-il pour autant au potentiel de l'attaquant ? Pas forcément. « Entre moi et lui, je l’ai choisi lui. Je n’avais pas d’autres solutions » , soufflera ainsi le Bosnien après la première titularisation dans l'élite de Kolo Muani au stade Raymond-Kopa.



«  Pour des jeunes joueurs qui ne sont pas encore tout à fait prêts pour passer de la formation à la Ligue 1, l’étape du National est intéressante pour se forger un mental. C’est un championnat difficile. On sort du cocon de la formation de club pro où tout est un peu plus facile. » Christian Gourcuff

Forcément, pour trouver un peu temps de jeu, la jeune gâchette a dû s'envoler et partir en gratter loin de Nantes. Direction l'US Boulogne, donc, qui l'a chopé en prêt la saison dernière. « Pour des jeunes joueurs qui ne sont pas encore tout à fait prêts pour passer de la formation à la Ligue 1, l’étape du National est intéressante pour se forger un mental, justifie Christian Gourcuff. C’est un championnat difficile. On sort du cocon de la formation de club pro où tout est un peu plus facile. C’est un jeu plus rugueux, donc on s’endurcit forcément. » Rugueux, c’est justement le terme qui caractérisera les débuts de Kolo Muani dans le Pas-de-Calais, expulsé deux fois lors de ses cinq premiers matchs. « Il a pris deux cartons rouges sur deux excès d’engagement, se souvient Aurélien Capoue, le directeur sportif de l’USBCO. Ce n’était pas grave en soi, mais c’était pénalisant pour l’équipe, car il a dû rater au total huit ou neuf matchs. Je me dis que si on l’avait eu avec nous sur ces quelques matchs, on aurait sûrement été dans les deux premiers. » . Finalement, Boulogne s'est échoué aux pieds de l'USL Dunkerque, deuxième avec un point d'avance sur les Boulonnais.

« À Boulogne, il s'est senti considéré »


Si l’avis de Capoue est aussi tranché, c’est parce qu’il sait tout le bien qu’a apporté l'attaquant dans l’équipe coachée par Laurent Guyot. « Randal était au-dessus du championnat et des joueurs que l’on pouvait rencontrer chaque week-end » , avoue-t-il, sans oublier de mentionner les qualités humaines du garçon et sa capacité à « mettre l’ambiance dans le vestiaire » . Dans le Nord, le longiligne gamin aura cumulé au total trois buts et cinq passes décisives. « Outre le temps de jeu, ce prêt lui a apporté de la confiance, assure le directeur sportif, lui aussi passé par le FC Nantes en tant que joueur (2004-2011). Là, il s’est senti considéré. » Aller chercher de la confiance à l’échelon inférieur pour revenir pleine balle à la maison rappelle d’ailleurs des bons souvenirs à Christian Gourcuff : « André-Pierre Gignac avait fait la même chose lorsque je l’ai eu à Lorient. Il était parti à Pau en National et il s’était imposé dès son retour pour ensuite faire la carrière que l’on connaît. »



Positionné essentiellement sur l’aile dans un 4-3-3 à Boulogne, Randal Kolo Muani est rentré cet été à Nantes pour devenir l’artificier numéro un des Canaris. « Dès le début de la préparation, on a vu que c’était un joueur qui pouvait s’intégrer dans ce qu’on voulait faire sur le plan collectif. Il me semble avoir les qualités pour jouer en pointe, analyse Gourcuff. Il a un très bon timing sur le jeu de tête. Il décolle de façon assez phénoménale. Il se déplace très bien, il est intelligent, il va vite. Techniquement, il a un registre très large. C’est justement l’harmonie de ses qualités qui le rendent très intéressant. » Des qualités en tout cas suffisantes pour, après avoir manqué la première journée à Bordeaux pour une cause de Covid-19, s’imposer depuis trois matchs comme le titulaire au poste de numéro 9 de l’attaque des Jaunes. Gourcuff toujours : « Contre les Girondins, on avait souffert de ce manque de prise de profondeur. Randal a vite pallié ce déficit dès la deuxième journée, via ses déplacements et sa capacité à prendre l'espace. »

«  Il a toutes les qualités pour réussir. En comparaison, j’avais vu un joueur qui s’appelait Nicolas Pépé, qui était prêté par Angers à Orléans, en National. Randal a beaucoup plus de qualités que Pépé. Il est plus complet. » Aurélien Capoue

De quoi faire oublier la nécessité de recruter un attaquant ?


Dans l’esprit du staff nantais, la tige de Bondy semble désormais avoir pris une longueur d’avance sur ses concurrents directs (Coulibaly et Emond) pour occuper la pointe. « Randal fait très bien le travail depuis qu’il est sur le terrain. Il fait des belles prestations, il donne beaucoup et mérite de jouer pour l’instant » , jugeait même mercredi l’attaquant belge, bon joueur, en conférence de presse. Ces matchs de plus en plus aboutis peuvent-ils permettre aux dirigeants nantais de repousser, voire d’abandonner, la quête d’un attaquant recherché depuis plusieurs mois maintenant ? « C’est vrai que ce que Randal fait depuis le début de saison nous conforte dans la volonté de lui faire confiance » , reconnaît Christian Gourcuff, qui tient malgré tout à tempérer son propos : « On ne fait pas non plus une saison à onze joueurs. Dans un club pro, il y a de la concurrence et il doit y être préparé. Ça ne doit pas lui faire peur. »


L’ancien entraîneur de Lorient préfère rester prudent quant à l’évolution de son joueur sur le long terme, lui qui estime que Kolo Muani peut encore progresser dans la finition et dans sa capacité à tenir dans le duel : « Aujourd’hui, on a tendance à s’enflammer dès qu’un jeune joueur fait deux bons matchs... Il doit rester concentré et continuer de bosser. » Une retenue bien loin d’être partagée par Aurélien Capoue : « Il a toutes les qualités pour réussir. En comparaison, j’avais vu un joueur qui s’appelait Nicolas Pépé, qui était prêté par Angers à Orléans, en National. Randal a beaucoup plus de qualités que Pépé. Il est plus complet. » Ce vendredi, dans un stade justement cher à Nicolas Pépé, Randal Kolo Muani aura pour la troisième fois l’occasion d’ouvrir son compteur buts en Ligue 1. Pour de bon, cette fois.



Par Félix Barbé Tous propos recueillis par FB, sauf mention.
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