Une caméraUne caméra qui illustre les papiers contenant une vidéo PhylactèrePictogramme représentant un phylactère (bulle utilisée dans les bandes déssinées) servant à illsutrer les commentaires envoyés par les lecteursTrophéePictogramme représentant un trophée. Ce picto illustre la section résultats / classement de SOFOOT.com Logo FacebookIcone facebook faisant le lien avec la page Facebook de notre siteFlècheUne flèche servant à la navigation. Le sens de la flèche change en fonction du contexte où elle est utiliséeLogo Google +Lien vers notre page Google+Icone "Hamburger"Icone composé de trois lignes noires horizontales identiques, les unes au dessus des autres, servant à illustrer la notion de "menu".Logo, InstagramPetit appareil photo servant à lier vers notre page InstagramPouce vers le hautPictogramme représentant une main fermée en poing avec le pouce dressé vers le haut. Illustration de la notion de "like" des réseaux sociauxMoinsLe signe mathématique "moins" Appareil photoUn appareil photo qsui illustre les articles avec photoPlusLe signe mathématique "plus" LoupePictogramme représentant une loupe, illsutrant la notion de "recherche" sur le site.Répondre àUne flèche arrondie, pointant vers la gauche et servant à évoquer la réponse à un commentaireEtoileEtoile à 5 branches, illustrant la notion de "mise en favoris"Logo twitterPetit oiseau illustrant le lien vers notre compte Twitter
MATCHS 19 Résultats Classements Options

Rabiot, la politique de la porte

Dossier Adrien Rabiot, épisode final : après plusieurs mois de négociations autour d'une éventuelle prolongation du contrat du milieu français, le PSG a décidé de durcir le ton et de sanctionner le joueur pour une « durée indéterminée » . Une quasi-première en la matière qui interroge sur la forme et pose de nombreuses questions.

Modififié
C'est l'histoire d'un joueur sorti du ventre et coincé depuis longtemps entre deux portes. Du moins, c'était l'idée, jusqu'à ce qu'Adrien Rabiot, 23 ans, n'en prenne une en pleine tête, en ce début de semaine. Cette fois, l'affaire s'est jouée en deux temps. Le premier : en début d'après-midi lundi, Thomas Tuchel, son coach, s'est présenté en conférence de presse pour évoquer le déplacement du PSG en Coupe de la Ligue à Orléans, mardi soir. Ce qu'il en est sorti ? Une inversion des pouvoirs : désormais, Tuchel n'a plus le contrôle de son joueur. Dans le texte : « Je ne peux pas assurer qu'Adri finira la saison avec nous parce qu'il n'a pas dit oui au PSG, donc tout est possible. Vous savez aussi que c'était très important pour moi d'avoir un numéro six pour notre équipe cet été... Maintenant, c'est l'hiver et rien n'a changé. Cela va aussi dépendre de la situation de Rabiot et Diarra. Peut-être qu'on va avoir besoin de deux milieux défensifs d'ailleurs, c'est mathématique... » Un verrou a sauté sur le moment et tout le monde a définitivement compris le message masqué lors du deuxième temps du jour : une interview donnée à Yahoo Sport par Antero Henrique, le directeur sportif du PSG, dans laquelle le dirigeant parisien affirme que Rabiot a décidé de ne pas signer son contrat et « qu'il souhaitait quitter le club en étant libre à la fin de la saison » (date de la fin de son contrat au PSG). Autre chose ? Oui, surtout autre chose : « Pour le joueur, cela aura une conséquence très claire : il restera sur le banc pour une durée indéterminée. » Ce qu'Henrique justifie par le fait que « le joueur et son représentant nous aient induit en erreur pendant plusieurs mois. (...) Cette situation est irrespectueuse à la fois pour le club et pour les fans. » En réalité, elle l'est surtout pour le joueur.

La carte de la menace


Pour une raison simple : Adrien Rabiot n'a jamais refusé de jouer pour le PSG, ce qu'il a déjà fait à 227 reprises au cours de sa jeune carrière, dont vingt cette saison (quatorze apparitions en Ligue 1, dont douze titularisations ; le Trophée des champions ; et cinq matchs de C1, dont trois titularisations). Pourtant, le PSG a décidé d'abattre lundi soir la carte de la menace, de la gestion dictatoriale et de soumettre l'un de ses employés, ce qui pose plusieurs problèmes, dont un fondamental : signer une prolongation de contrat est un droit, pas un devoir, et Rabiot est libre de donner le sens qu'il souhaite à sa carrière. Le seul regret possible dans cette situation nous ramène simplement au joueur et à son absence de prise de position publique sur le sujet, ce qu'avait fait en son temps Mamadou Sakho, expliquant au moment de son départ pour Liverpool vouloir « casser ce truc-là avec Paris pour prouver et montrer qu'à partir du moment où mon travail n'était pas récompensé, j'ai préféré prendre une décision et l'assumer. (...) Des fois, dans le football, on a tendance à oublier qu'on est des hommes avant tout. On utilise les joueurs par rapport à leur image et ce qu'ils représentent au sein d'un club. » À Paris, Rabiot est quelque chose, un outil politico-sportif mêlé d'un casse-tête éternel – impossible d'oublier le déroulé de sa prolongation de l'automne 2014 –, mais quoi qu'il arrive, il méritait une sortie à la hauteur.

Le joueur réduit à sa fonction d'investissement


La hauteur, justement, ce sera le débat des prochains mois : le PSG peut-il se séparer de son milieu français, qui n'a commencé que quatre matchs de Ligue 1 depuis deux mois et qui n'a disputé qu'une quinzaine de minutes à peine sur les deux derniers matchs de poules de C1 du club ? Ça semble être la porte ouverte alors que le Barça, Liverpool ou encore la Juventus suivent le dossier. Dans tous les cas, un départ sera intéressant à suivre en matière d'évolution sportive pour un joueur qui a besoin d'un cadre fixe, ce qu'expliquait très bien récemment Thiago Motta : « Il est intelligent. Il comprend bien le football. Il a un potentiel énorme et peut jouer partout, en sentinelle et même en défenseur central. (...) Après, ça dépend comment tu lui expliques les choses. Ce n'est pas quelqu'un à qui tu dis "fais ça ou ci" et basta. On ne peut pas le lui imposer. Il jouera, mais il ne sera qu'à 60%. Pour être à 100%, il doit être convaincu que c'est le mieux pour lui et l'équipe. » Le débat sur son poste idéal dure depuis des années, Rabiot ne se voyant qu'en 8, là où d'autres le veulent en 6. Reste que son éventuel départ forcerait surtout le PSG à cogner sur le mercato hivernal et à (enfin) combler une demande du premier jour de Thomas Tuchel : le six, le vrai, l'équivalent de son Weigl de Dortmund. Aujourd'hui, c'est avant tout un cas humain que le club parisien doit gérer au-delà du sportif, celui d'un joueur formé au club, qui filera probablement sans que le PSG ne touche le moindre centime, sauf s'il part en janvier, et réduit à sa fonction première d'investissement. Tuchel avait peut-être raison : tout ça n'est que « mathématique » .



Par Maxime Brigand
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié


Dans cet article


Hier à 14:00 L'entraîneur d'Ispwich paie le déplacement des supporters 2
Partenaires
Un autre t-shirt de foot est possible Gérez comme un pro votre équipe de sport amateur Olive & Tom MAILLOTS FOOT VINTAGE Tsugi